Sur le MSCI World, deux fonds mènent sur les frais en 2026, à 0,20 % affichés chacun : l’iShares MSCI World Swap PEA (WPEA, ISIN IE0002XZSHO1) et l’Amundi PEA Monde (FR001400U5Q4). Un troisième, l’Amundi MSCI World Swap (CW8, LU1681043599), reste éligible et pèse bien plus lourd, à 0,38 %. Sur les grandes capitalisations américaines, l’iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA, IE000DQLYVB9) descend à 0,10 %, devant l’Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128) à 0,12 %. Sur l’Europe, le BNP Paribas Easy STOXX Europe 600 (FR0011550193) affiche 0,19 % de frais courants réels au 31 décembre 2025.
Aucun de ces fonds ne détient les actions de son indice. L’exposition passe par un contrat d’échange conclu avec une contrepartie de marché, seule façon de loger le MSCI World ou le S&P 500 dans une enveloppe qui impose plus de 75 % d’actifs éligibles au sens de l’article L.221-31 du Code monétaire et financier. Cette mécanique commande le choix des fonds autant que la manière de les assembler.
- iShares MSCI World Swap PEAIE0002XZSHO1
- Amundi PEA MondeFR001400U5Q4
CW8 (LU1681043599) reste une troisième voie, plus ancienne et plus grosse, à 0,38 %.
- iShares S&P 500 Swap PEAIE000DQLYVB9
- Amundi PEA S&P 500FR0011871128 · 0,12 %
- BNP Paribas Easy S&P 500FR0011550185 · 0,14 %
Quatre points de base d'écart entre les trois fonds : l'arbitrage ne se joue pas sur le coût.
- BNP Paribas Easy STOXX Europe 600FR0011550193 · 600 valeurs
Synthétique lui aussi : l'indice compte des sociétés britanniques et suisses, hors du champ du plan. La réplication physique existe sur la zone euro.
> 75 %
d'actifs éligibles exigés dans le fonds au sens de l'article L.221-31 du Code monétaire et financier
72,94 %
d'actions américaines dans le MSCI World fin septembre 2026, hors de ce périmètre d'éligibilité
Le contrat d'échange règle la contradiction : le fonds détient un panier d'actions européennes, en cède la performance à une contrepartie de marché et reçoit celle de l'indice cible. Vous touchez le MSCI World, le fonds détient des titres comme ASML ou DHL.
Versements plafonnés à 150 000 €, exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans, prélèvements sociaux de 18,6 % dans le cas général.
Or et métaux précieux, cryptoactifs, immobilier coté hors zone éligible, matières premières, obligations.
Online Asset — Analyse
Sources : Légifrance, impots.gouv.fr, MSCI, BlackRock, Amundi, BNP Paribas Asset Management.
Quels ETF choisir pour son PEA en 2026 ?
La sélection ci-dessous compare neuf ETF sur leurs frais, leur encours, leur réplication et leur historique, à partir des derniers documents publiés par les émetteurs au 10 octobre 2026. Elle n’est pas exhaustive. Les frais sont repris avec le libellé exact de chaque maison, qui varie de l’une à l’autre. Le courtage et les droits de garde, eux, dépendent de l’établissement qui tient le plan : notre palmarès des meilleurs PEA les compare.
| ETF | Indice | Réplication | Frais récurrents | Encours | Dernière perf. 12 mois publiée | Notre lecture |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Exposition mondiale | ||||||
| iShares MSCI World Swap PEAIE0002XZSHO1 | MSCI World | Synthétique | 0,20 %TER | 2,22 Md€part, au 30/09/2026 | +19,05 %au 30/09/2026 | Lancé en mars 2024, 0,16 point sous son indice sur un an |
| Amundi MSCI World Swap, CW8LU1681043599 | MSCI World | Synthétique | 0,38 %au 30/09/2026 | 7,20 Md€au 30/09/2026 | +18,79 %au 30/09/2026 | Le plus gros World éligible, avec un historique depuis juin 2009. Frais presque doublés, 0,42 point sous son indice sur un an |
| Amundi PEA MondeFR001400U5Q4 | MSCI World | Synthétique | 0,20 %au 30/09/2026 | 1 537,21 M€au 30/09/2026 | +19,03 %au 30/09/2026 | Même indice et mêmes frais que le WPEA, lancé en mars 2025, écart de suivi ex-post de 0,03 % |
| Amundi PEA GlobalFR0014017NX3 | MSCI ACWI | Synthétique | 0,30 %estimés, DIC du 06/07/2026 | Non publié | Historique inférieur à 12 mois | Couvre développés et émergents en une ligne. Lancé en juillet 2026, encore sans reporting mensuel |
| Exposition américaine | ||||||
| iShares S&P 500 Swap PEAIE000DQLYVB9 | S&P 500 | Synthétique | 0,10 %TER | 57,52 M€au 08/10/2026 | +19,29 %au 30/09/2026 | Les frais les plus bas du tableau. Lancé en mai 2025, encours encore modeste, 0,02 point sous son indice sur un an |
| Amundi PEA S&P 500FR0011871128 | S&P 500version nette | Synthétique | 0,12 %DIC du 06/08/2026 | 1 327,72 M€au 30/06/2026 | +25,04 %au 30/06/2026 | À peine plus cher que l'iShares S&P 500, 0,10 point sous son indice sur douze mois. Dernier reporting publié : juin 2026 |
| BNP Paribas Easy S&P 500FR0011550185 | S&P 500 Compositeversion nette | Synthétique | 0,14 %frais courants réels au 31/12/2025 | 8,38 Md€compartiment, toutes parts, au 31/08/2026 | +20,71 %au 31/08/2026 | Nettement plus gros que son concurrent Amundi pour deux points de base de plus |
| Amundi PEA Nasdaq-100FR0011871110 | Nasdaq-100version notionnelle nette | Synthétique | 0,30 %au 30/09/2026 | 1 284,38 M€au 30/09/2026 | +27,49 %au 30/09/2026 | Exposition la plus concentrée du tableau, 0,54 point sous son indice sur un an |
| Exposition européenne | ||||||
| BNP Paribas Easy STOXX Europe 600FR0011550193 | STOXX Europe 600version nette | Synthétique | 0,19 %frais courants réels au 31/12/2025 | 1,37 Md€compartiment, au 31/08/2026 | +21,25 %au 31/08/2026 | Seul fonds européen du tableau : 600 valeurs, en réplication synthétique |
Échelle de 0 à 0,40 %. Les intitulés diffèrent d'un émetteur à l'autre, TER, frais estimés ou frais courants réels, la comparaison reste donc indicative.
Trois fonds répliquent le MSCI World, deux à 0,20 % et le troisième à 0,38 %, qui gère pourtant presque deux fois leurs encours cumulés. Sur 10 000 € placés vingt ans à 5 % par an avant frais, ces 0,18 point coûtent environ 860 € de capital final, pour une exposition identique.
Les arrêtés diffèrent d’un émetteur à l’autre et les indices ne sont pas les mêmes : la colonne performance ne se lit pas horizontalement. La comparaison n’a de sens qu’à fenêtre égale sur le même indice, ce que fait la section suivante. La mention « Non publié » signale qu’aucun reporting de l’émetteur n’existe encore. Ces chiffres décrivent le passé, ne préjugent pas des résultats futurs, et aucun de ces fonds ne protège du risque de perte en capital.
- BlackRock affiche un TER.
- Amundi publie des frais de gestion et autres coûts administratifs ou d'exploitation.
- BNP Paribas Asset Management donne des frais courants réels constatés sur l'exercice, mais aussi une commission de gestion maximale, fixée à 0,02 % pour l'Easy S&P 500 et 0,06 % pour l'Easy STOXX Europe 600.
Quel ETF MSCI World choisir dans un PEA ?
Trois fonds donnent accès au MSCI World dans un PEA, pas deux. WPEA et Amundi PEA Monde affichent 0,20 % l’un comme l’autre. Le troisième, l’Amundi MSCI World Swap coté CW8, facture 0,38 % mais gérait 7,20 milliards d’euros au 30 septembre 2026, presque deux fois plus que les deux autres réunis. Le simulateur de PEA avec frais annuels mesure ce que des frais courants plus élevés coûtent au capital final, selon vos versements et votre horizon.
Sur les douze mois arrêtés à cette date, le MSCI World a progressé de 19,21 % en euros, dividendes nets réinvestis.
- iShares MSCI World Swap PEA : +19,05 %, soit 0,16 point sous son indice.
- Amundi PEA Monde : +19,03 %, soit 0,18 point sous le même indice, avec un écart de suivi ex-post d’un an de 0,03 %.
- Amundi MSCI World Swap (CW8) : +18,79 %, soit 0,42 point sous l’indice.
Deux centièmes de point entre WPEA et Amundi PEA Monde, sur une seule année, ne suffisent pas à les départager. Le fonds de BlackRock, lancé le 26 mars 2024, gérait 2,22 milliards d’euros pour sa part en euros à la même date, contre 1,54 milliard pour celui d’Amundi, lancé le 4 mars 2025. CW8 coûte dix-huit points de base de plus par an, et son retard sur l’indice a dépassé cet écart sur la dernière année. En revanche, son historique remonte au 16 juin 2009, date de sa première valeur liquidative, même si la part actuelle n’a été créée que le 18 avril 2018.
Le MSCI World ne couvre que les marchés développés, les pays émergents en sont exclus. Pour les ETF World à réplication physique accessibles en compte-titres, l’univers change, la fiscalité aussi.
Quel ETF Europe pour un PEA ?
Parmi les fonds comparés ici, le meilleur ETF Europe pour un PEA en largeur d’exposition est le BNP Paribas Easy STOXX Europe 600. Son indice compte 600 valeurs européennes, très au-delà d’un EURO STOXX 50 limité aux grandes capitalisations de la zone euro.
- Frais courants réels : 0,19 % au 31 décembre 2025, sans coût de transaction indiqué dans le document d’informations clés.
- Encours : 1,37 milliard d’euros pour le compartiment au 31 août 2026, date du dernier reporting de BNP Paribas Asset Management.
- Ancienneté : première valeur liquidative le 16 septembre 2013.
Sa réplication reste pourtant synthétique : HSBC, Roche ou Nestlé, sociétés britanniques et suisses de son indice, ne sont pas éligibles au plan. Le choix de l’indice pèse ici plus lourd que celui du fonds, et le comparatif des ETF Europe indice par indice détaille les écarts entre STOXX Europe 600, MSCI Europe et MSCI EMU.
Quel ETF S&P 500 pour un PEA ?
L’ETF américain en PEA est le poste le moins cher de cette sélection, où trois fonds se partagent le terrain.
- iShares S&P 500 Swap PEA : 0,10 % de frais (TER), part lancée le 29 mai 2025, 57,5 M€ d’actif net au 8 octobre 2026. Ses frais sont les plus bas des trois, son encours de loin le plus modeste.
- Amundi PEA S&P 500 : 0,12 % de frais selon le document d’informations clés du 6 août 2026, première valeur liquidative le 20 mai 2014. Au 30 juin 2026, le fonds gérait 1 327,72 M€ et progressait de 25,04 % sur douze mois, contre 25,14 % pour le S&P 500 en version nette, soit 0,10 point d’écart.
- BNP Paribas Easy S&P 500 : 0,14 % de frais courants réels au 31 décembre 2025, première valeur liquidative le 16 septembre 2013. Au 31 août 2026, le compartiment pesait 8,38 Md€ toutes parts confondues, et le fonds gagnait 20,71 % sur un an contre 20,88 % pour son indice.
Entre les trois fonds, l’écart de frais ne dépasse pas quatre points de base. Les émetteurs n’arrêtent pas leurs chiffres à la même date : tailles et performances ne se comparent donc qu’à titre indicatif. L’arbitrage ne se joue de toute façon pas sur le coût. Les alternatives non éligibles au PEA figurent dans le dossier consacré au choix d’un ETF S&P 500.
- iShares MSCI World Swap PEA, IE0002XZSHO1, domicilié en Irlande, éligible.
- Amundi MSCI World Swap CW8, LU1681043599, domicilié au Luxembourg, éligible.
- Amundi PEA S&P 500, FR0011871128, domicilié en France, éligible.
Quels ETF PEA au-delà du World et du S&P 500 ?
- Amundi PEA Nasdaq-100 (FR0011871110) : 0,30 % de frais et 1 284,38 M€ d’encours au 30 septembre 2026, pour une performance de 27,49 % sur douze mois à cette date contre 28,03 % pour l’indice. Attention au vocabulaire, le Nasdaq-100 n’est pas un indice technologique au sens strict, sa méthodologie retient les principales valeurs non financières cotées au Nasdaq. Voir aussi le panorama des ETF Nasdaq-100 disponibles en Europe.
- Amundi PEA Global (FR0014017NX3) : lancé le 6 juillet 2026, il suit le MSCI ACWI, qui associe marchés développés et émergents en un seul indice. Son document d’informations clés estime les coûts récurrents à 0,30 %. Amundi n’a pas encore publié de reporting mensuel, et l’historique reste trop court pour une performance sur un an.
- Amundi PEA Emergent ESG Transition (FR0013412020) : 0,30 %, exposition émergente filtrée. Son indice, le MSCI EM ex-Egypt ESG Broad CTB Select, est une variante ESG et transition, pas le MSCI Emerging Markets standard. L’exposition non contrainte se compare sur les ETF marchés émergents logeables en compte-titres.
Un point de lecture : dans plusieurs reportings mensuels d’Amundi, la ligne « Eligibilité » ne cite que le compte-titres et l’assurance-vie, y compris pour des fonds éligibles au plan comme le Nasdaq-100 ou CW8. La mention PEA figure ailleurs : dans l’objectif de gestion, dans une ligne « Enveloppe fiscale » de certaines versions du document, ou dans le prospectus.
Pourquoi presque aucun ETF PEA n’est à réplication physique ?
Tous les ETF PEA exposés au MSCI World, au S&P 500 ou au Nasdaq-100 sont synthétiques. La réplication physique existe dans l’enveloppe, mais seulement sur les indices dont les titres sont eux-mêmes éligibles : l’Amundi Core EURO STOXX 50 (LU1681047236) détient réellement les actions de son indice, et son reporting l’indique.
La raison tient en deux chiffres qui ne peuvent pas coexister. Un ETF PEA doit employer plus de 75 % de ses actifs en titres éligibles au sens de l’article L.221-31, pour l’essentiel des actions de sociétés de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Le MSCI World compte 72,94 % d’actions américaines au 30 septembre 2026. Le contrat d’échange lève l’obstacle : le fonds achète des actions européennes, verse leur performance à une contrepartie et reçoit en retour celle du MSCI World. À cette date, ASML, DHL et Siemens Energy figuraient parmi les premières lignes du WPEA.
Ce que cela implique concrètement :
- Le fonds ne ressemble pas à son indice : le WPEA comptait 131 positions au 6 octobre 2026 quand le MSCI World réunit 1 249 valeurs, et l’Amundi PEA S&P 500 était investi à 81,58 % en titres éligibles au 31 mars 2025.
- Un paramètre absent du TER : BlackRock publie pour le WPEA un spread de swap moyen pondéré de 0,3141 % au 9 octobre 2026, sans le classer parmi les frais. Son effet se lit dans l’écart de performance avec l’indice, qui est resté inférieur aux 0,20 % de frais affichés sur la dernière année.
- Un risque de contrepartie assumé par l’émetteur : BlackRock précise que la réplication dépend de la capacité des contreparties à délivrer la performance de l’indice. Le cadre UCITS plafonne cette exposition sans la supprimer.
Chercher un ETF physique en PEA n’a donc de sens que sur des indices de sociétés de l’Union européenne, comme ceux de la zone euro. Le débat entre réplication synthétique et réplication physique se pose pleinement en compte-titres, où les deux options coexistent sur le même indice. Dès que l’exposition sort de l’Union européenne, il se réduit à une acceptation. Sur le principe de ce qu’un tracker réplique, à la hausse comme à la baisse, le mécanisme reste identique.
Depuis le 20 mars 2026, l'article R.221-111-2, créé par le décret n° 2026-189, renforce le contrôle documentaire :
- L'organisme prend l'engagement de respecter cette proportion dans un document d'information destiné aux souscripteurs.
- Il indique le quota effectivement atteint dans ses rapports annuels et semestriels, que l'administration peut demander.
- Le porteur doit pouvoir justifier l'éligibilité en produisant ce document.
Comment construire son portefeuille d’ETF en PEA ?
L’encours titres des PEA atteint 126,5 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 11 % sur un an selon la Banque de France. L’Autorité des marchés financiers recense plus de 1,1 million de Français ayant passé au moins un ordre sur ETF en 2025, contre 607 000 un an plus tôt. La question qui revient est toujours la même : combien de lignes, et lesquelles.
Combien de lignes ETF faut-il vraiment dans un PEA ?
Une seule ligne MSCI World couvre déjà 23 marchés développés et 1 249 valeurs. Ajouter un S&P 500 par-dessus ne diversifie pas, cela renforce une exposition américaine qui pèse déjà 72,94 % de l’indice monde. Un Nasdaq-100 en troisième ligne surpondère une fois de plus les mêmes grandes valeurs, avec une volatilité supérieure. Trois lignes, un seul pari.
La logique inverse ajoute ce que le cœur ne contient pas :
- Les émergents : absents du MSCI World, accessibles via l’Amundi PEA Global qui suit le MSCI ACWI, ou via l’Amundi PEA Emergent à l’indice filtré.
- L’Europe : sous-pondérée dans un indice monde, où la France pèse 2,24 % et le Royaume-Uni 3,41 %.
- Les petites capitalisations : hors du périmètre des grandes et moyennes valeurs, via les ETF small caps éligibles au PEA.
L’arbitrage entre capitalisation et distribution pèse moins ici qu’ailleurs : les revenus perçus dans le plan ne déclenchent aucune imposition tant qu’ils y restent, et les fonds du tableau sont tous capitalisants. La comparaison entre ETF capitalisant et ETF distribuant prend surtout son sens entre enveloppes.
- Cette ligne apporte-t-elle une exposition absente du cœur ? Un S&P 500 ou un Nasdaq-100 posé sur un MSCI World renforce une poche déjà détenue, il ne la complète pas.
- Quelle part du plan lui revient, et selon quelle règle ? Sans seuil fixé à l'avance, une surpondération se transforme en pari implicite au fil des marchés.
- Suis-je prêt à la réduire après une forte hausse ? Une ligne satellite ne tient que si l'on accepte d'en vendre une partie, ce qui suppose de suivre le plan ligne par ligne et non en valeur globale.
L’intérêt fiscal du PEA se met en balance avec ces contraintes. Les versements sont plafonnés à 150 000 euros par plan. Au-delà de cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu au titre de l’article 157, 5° bis du Code général des impôts, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, à 18,6 % dans le cas général présenté par impots.gouv.fr dans sa version du 17 juillet 2026. Avant cinq ans, un retrait imposable relève d’un prélèvement forfaitaire de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option pour le barème progressif. Hors régimes particuliers, les plus-values mobilières réalisées sur un compte-titres ordinaire relèvent de plein droit de ce même prélèvement de 31,4 % en 2026, quelle que soit la durée de détention, sauf option globale pour le barème progressif.
Pour les plans anciens, impots.gouv.fr signale que des taux historiques de prélèvements sociaux peuvent subsister sur certaines fractions de gains. Appliquer 18,6 % à l’intégralité de la plus-value d’un PEA ouvert il y a vingt ans serait inexact.
Que peut-on mettre dans un PEA au-delà des indices larges ?
Le filtre reste le même : plus de 75 % d’actifs éligibles, avec ou sans swap. Il laisse passer davantage d’expositions que les seuls grands indices, et bien moins que ce qu’on imagine.
Ce que l’enveloppe accepte :
- Actions françaises et CAC 40 : l’exposition domestique la plus directe, dans le comparatif des ETF répliquant le CAC 40.
- Sectoriels européens : santé ou banques, par exemple, sur les sous-indices du STOXX Europe 600. L’offre existe, bornée à l’Europe.
- Approches factorielles : value, qualité, faible volatilité, via les ETF smart beta.
- Dividendes : des fonds distribuants éligibles existent, et l’absence d’imposition des coupons tant qu’ils restent dans le plan fait tout leur intérêt. Les rendements se comparent dans la sélection d’ETF à dividendes élevés.
- Inde et Chine par swap : l’Amundi PEA Inde (FR0011869320) suit le MSCI India, l’Amundi PEA Chine Screened (FR0011871078) suit le MSCI China Screened Select ex Thermal Coal. Les deux fonds reçoivent la performance de leur indice sans détenir les actions locales. Comparatifs complets dans les dossiers ETF Inde et ETF sur le marché chinois.
- Monétaire euro : l’Amundi PEA EURO Court Terme (FR0013346681), qui suit l’indice Solactive €STR Overnight, sert de poche d’attente. Ses frais ressortent à 0,25 %, dans le document d’informations clés comme dans le reporting du 30 septembre 2026.
Ce que l’enveloppe refuse, et c’est là que les recherches se perdent :
- Or et métaux précieux : l’exposition passe par des ETC, qui ne sont pas des OPCVM. Voir les ETC or accessibles depuis la France.
- Bitcoin et cryptoactifs : même logique, par ETP ou ETN, jamais par un ETF UCITS, comme le détaille le dossier ETF Bitcoin et Ethereum.
- Immobilier coté et SCPI : les foncières hors zone éligible sortent du périmètre, les parts de SCPI n’y ont jamais eu leur place. Voir les ETF immobiliers.
- Obligations et matières premières : les obligations ne figurent pas parmi les titres retenus par l’article L.221-31. Les ETF obligataires, qui en détiennent, se logent en compte-titres, tout comme les ETF matières premières, pétrole, cuivre ou cacao compris.
- Détention physique hors zone éligible : aucun ETF PEA ne détient directement des actions américaines, indiennes ou chinoises. Quand l’exposition existe, elle passe par un contrat d’échange.
Pour aller plus loin sur les thématiques hors PEA : ETF intelligence artificielle, ETF GAFAM, ETF semi-conducteurs, ETF technologie, ETF santé, ETF défense, ETF luxe, ETF énergie, ETF pétrole, ETF écologie, ETF hydrogène, ETF lithium, ETF cuivre, ETF cacao, ETF ferroviaire, ETF à effet de levier, ETF et private equity, classement général des meilleurs ETF.
- Un ETC est un titre de créance adossé à un collatéral, le plus souvent du métal détenu en dépôt, et non un fonds.
- Un ETN est une dette émise par un établissement, adossée ou non à un collatéral selon les produits.
Questions fréquentes sur les ETF éligibles au PEA
Une confusion revient plus que les autres : l’éligibilité se vérifie sur l’ISIN de la part, pas sur le nom du fonds. Un même gérant peut proposer une version éligible et une autre qui ne l’est pas, sous un intitulé presque identique.
Quel ETF choisir pour un PEA quand on débute ?
Aucune réponse générale ne vaut décision individuelle : le choix dépend de l’horizon, de la tolérance aux baisses et du reste du patrimoine. Sur le plan factuel, un ETF MSCI World capitalisant offre l’exposition la plus large en une seule ligne, avec le WPEA ou l’Amundi PEA Monde à 0,20 %, pour 23 marchés développés.
Combien d'ETF faut-il dans un PEA ?
Il n’existe pas de nombre optimal. Une ligne n’est utile que si elle ajoute une exposition absente des autres, comme les pays émergents ou les petites capitalisations. Cumuler MSCI World, S&P 500 et Nasdaq-100 renforce surtout l’exposition américaine, déjà 72,94 % de l’indice monde fin septembre 2026.
Existe-t-il un ETF MSCI World éligible au PEA ?
Oui, trois. L’iShares MSCI World Swap PEA (IE0002XZSHO1) et l’Amundi PEA Monde (FR001400U5Q4) affichent 0,20 % de frais, l’Amundi MSCI World Swap coté CW8 (LU1681043599) facture 0,38 %, avec des valeurs liquidatives publiées depuis juin 2009 et 7,20 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2026. Tous trois répliquent l’indice par swap et ne détiennent pas les actions qui le composent.
Quels ETF à dividendes peut-on loger dans un PEA ?
Des ETF distribuants éligibles existent, principalement sur des indices européens. Leur avantage tient à l’enveloppe plus qu’au produit : les coupons perçus dans le plan ne déclenchent aucune imposition tant qu’ils n’en sortent pas. Les fonds du tableau ci-dessus sont tous capitalisants.
Peut-on mettre de l'or ou du bitcoin dans un PEA ?
Non, ni l’un ni l’autre. L’or passe par des ETC et le bitcoin par des ETP ou des ETN, qui ne sont pas des organismes de placement collectif et ne remplissent donc pas les conditions de l’article L.221-31 du Code monétaire et financier. Ces supports se logent en compte-titres.
Quelle fiscalité s'applique aux ETF détenus dans un PEA ?
Après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu au titre de l’article 157, 5° bis du Code général des impôts, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, à 18,6 % dans le cas général indiqué par impots.gouv.fr au 17 juillet 2026. Avant cinq ans, un retrait imposable relève d’un prélèvement de 31,4 %, sauf option pour le barème. Des taux historiques peuvent subsister sur certains plans anciens.
Quels ETF PEA sont disponibles chez Fortuneo ou Boursorama ?
Les gammes varient d’un courtier à l’autre, et le seul contrôle fiable consiste à chercher l’ISIN dans le carnet d’ordres. L’éligibilité est une caractéristique du fonds, pas du courtier : un ETF éligible le reste quel que soit l’intermédiaire, mais tous ne le référencent pas.
- Articles L.221-30 à L.221-32 du Code monétaire et financier
- Article R.221-111-2 du Code monétaire et financier
- Article 157 du Code général des impôts
- J'ai un Plan d'Épargne en Actions (PEA), les retraits sont-ils imposables ?
- Plan d'épargne en actions 2025
- Trackers (ETF)
- iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF, IE0002XZSHO1
- Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF Acc, FR001400U5Q4