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Mis à jour le 11 septembre 2026
·
18 min de lecture

Meilleurs ETF PEA 2026 : comment construire son portefeuille

ETF éligibles au PEA en 2026 : frais réels par émetteur, ISIN vérifiés, réplication synthétique. Comprenez quoi acheter et comment le répartir.
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Sur le MSCI World, deux fonds mènent sur les frais en 2026, à 0,20 % affichés chacun : l’iShares MSCI World Swap PEA (WPEA, ISIN IE0002XZSHO1) et l’Amundi PEA Monde (FR001400U5Q4). Un troisième, l’Amundi MSCI World Swap (CW8, LU1681043599), reste éligible et pèse bien plus lourd, à 0,38 %. Sur les grandes capitalisations américaines, l’Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128) descend à 0,12 %. Sur l’Europe, le BNP Paribas Easy STOXX Europe 600 (FR0011550193) affiche 0,19 % de frais courants réels au 31 décembre 2025.

Aucun de ces fonds ne détient les actions de son indice. L’exposition passe par un contrat d’échange conclu avec une contrepartie de marché, seule façon de loger le MSCI World ou le S&P 500 dans une enveloppe qui impose plus de 75 % d’actifs éligibles au sens de l’article L.221-31 du Code monétaire et financier. Cette mécanique commande le choix des fonds autant que la manière de les assembler.

Plan d'épargne en actions · sélection 2026
Les ETF à retenir, et pourquoi aucun ne détient son indice
Cœur monde
0,20 %
de frais affichés, pour l'un comme pour l'autre
  • iShares MSCI World Swap PEAIE0002XZSHO1
  • Amundi PEA MondeFR001400U5Q4

CW8 (LU1681043599) reste une troisième voie, plus ancienne et plus grosse, à 0,38 %.

Exposition américaine
0,12 %
le poste le moins cher de la sélection
  • Amundi PEA S&P 500FR0011871128
  • BNP Paribas Easy S&P 500FR0011550185 · 0,14 %

Deux points de base séparent les deux fonds, l'arbitrage ne se joue pas sur le coût.

Exposition européenne
0,19 %
de frais courants réels
  • BNP Paribas Easy STOXX Europe 600FR0011550193 · 600 valeurs

Seule zone où la réplication physique existe, parce que les titres y sont eux-mêmes éligibles.

Les deux chiffres qui ne peuvent pas coexister

> 75 %

d'actifs éligibles exigés dans le fonds au sens de l'article L.221-31 du Code monétaire et financier

72,41 %

d'actions américaines dans le MSCI World, exclues de ce périmètre d'éligibilité

Le contrat d'échange règle la contradiction : le fonds détient un panier d'actions européennes, en cède la performance à une contrepartie de marché et reçoit celle de l'indice cible. Vous touchez le MSCI World, le fonds détient Airbus et ASML.

Le cadre de l'enveloppe

Versements plafonnés à 150 000 €, exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans, prélèvements sociaux de 18,6 % dans le cas général.

Ce que le plan refuse

Or et métaux précieux, cryptoactifs, immobilier coté hors zone éligible, matières premières, obligations hors zone euro.

Online Asset — Analyse

Sources : Légifrance, impots.gouv.fr, MSCI, BlackRock, Amundi, BNP Paribas Asset Management.

Quels ETF choisir pour son PEA en 2026 ?

La sélection ci-dessous compare huit ETF sur leurs frais, leur encours, leur réplication et leur historique, à partir des documents émetteurs disponibles au 3 septembre 2026. Elle n’est pas exhaustive. Les frais sont repris avec le libellé exact de chaque maison, qui varie de l’une à l’autre.

Glissez pour voir le tableau complet →
ETF Indice Réplication Frais récurrents Encours Dernière perf. 12 mois publiée Notre lecture
Exposition mondiale
iShares MSCI World Swap PEAIE0002XZSHO1 MSCI World Synthétique 0,20 %TER 2,07 Md€part, au 02/09/2026 +24,39 %au 30/06/2026 Le plus récent des trois World, et 0,19 point sous son indice sur un an
Amundi MSCI World Swap, CW8LU1681043599 MSCI World Synthétique 0,38 %au 31/07/2026 6,883 Md€au 31/07/2026 Non disponible Le plus ancien et de loin le plus gros World éligible, coté depuis juin 2009. Frais presque doublés face aux deux autres
Amundi PEA MondeFR001400U5Q4 MSCI World Synthétique 0,20 %au 31/07/2026 1 266,52 M€au 31/07/2026 +24,41 %au 30/06/2026 Même indice et mêmes frais que le WPEA, écart de suivi ex-post de 0,03 %
Amundi PEA GlobalFR0014017NX3 MSCI ACWI Synthétique 0,30 %estimés, DIC du 06/07/2026 Non publié Historique inférieur à 12 mois Couvre développés et émergents en une ligne. Créé en juillet 2026, encours non publié à date
Exposition américaine
Amundi PEA S&P 500FR0011871128 S&P 500version nette Synthétique 0,12 % 1 178,73 M€au 30/04/2026 +26,42 %au 30/04/2026 Les frais les plus bas du tableau, et 0,11 point sous son indice sur douze mois
BNP Paribas Easy S&P 500FR0011550185 S&P 500 Compositeversion nette Swaps 0,14 %frais courants réels au 31/12/2025 3,34 Md€part, au 03/08/2026 Non disponible Nettement plus gros que son concurrent Amundi pour deux points de base de plus
Amundi PEA Nasdaq-100FR0011871110 Nasdaq-100version notionnelle nette Synthétique 0,30 %au 31/07/2026 1 099,80 M€au 31/07/2026 +21,18 %au 31/07/2026 Exposition la plus concentrée du tableau. Champ d'éligibilité incohérent dans le reporting de juillet
Exposition européenne
BNP Paribas Easy STOXX Europe 600FR0011550193 STOXX Europe 600version nette Synthétique 0,19 %frais courants réels au 31/12/2025 1,12 Md€part, au 06/08/2026 +20,48 %au 31/12/2025 L'exposition européenne la plus large de cette sélection, aux frais courants réels les plus bas
Frais récurrents, du moins cher au plus cher

Échelle de 0 à 0,40 %. Les intitulés diffèrent d'un émetteur à l'autre, TER, frais estimés ou frais courants réels, la comparaison reste donc indicative.

Amundi PEA S&P 500 États-Unis 0,12 %
BNP Paribas Easy S&P 500 États-Unis 0,14 %
BNP Paribas Easy STOXX Europe 600 Europe 0,19 %
iShares MSCI World Swap PEA et Amundi PEA Monde Monde développé 0,20 %
Amundi PEA Global Monde et émergents 0,30 %
Amundi PEA Nasdaq-100 États-Unis, concentré 0,30 %
Amundi MSCI World Swap, CW8 Monde développé, même indice à 0,20 % ailleurs 0,38 %
0 % 0,20 % 0,40 %

Trois fonds répliquent le MSCI World, deux à 0,20 % et le troisième à 0,38 %, qui concentre pourtant plus du double de leurs encours cumulés. Sur 10 000 € et vingt ans, ces 0,18 point représentent environ 700 € de frais supplémentaires pour une exposition strictement identique, écart que l'antériorité de cotation ne compense d'aucune manière.

Les arrêtés diffèrent d’un émetteur à l’autre et les indices ne sont pas les mêmes : la colonne performance ne se lit pas horizontalement. La comparaison n’a de sens qu’à fenêtre égale sur le même indice, ce que fait la section suivante. La mention n.d. signale une absence de publication sur un arrêté exploitable. Ces chiffres décrivent le passé, ne préjugent pas des résultats futurs, et aucun de ces fonds ne protège du risque de perte en capital.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Un classement d'ETF PEA fondé sur la seule ligne « frais » est presque toujours faussé, parce que les émetteurs ne publient pas la même mesure.
  • BlackRock affiche un TER.
  • Amundi publie des frais de gestion et autres coûts administratifs ou d'exploitation.
  • BNP Paribas Asset Management donne des frais courants réels constatés sur l'exercice, mais aussi une commission de gestion maximale, fixée à 0,02 % pour l'Easy S&P 500 et 0,06 % pour l'Easy STOXX Europe 600.
Comparer ce 0,02 % au TER d'un concurrent produit un écart de vingt points de base qui n'existe pas. Nous retenons pour chaque fonds la métrique la plus proche du coût réellement supporté sur l'exercice, et nous en datons la publication. Le courtage et la fourchette achat-vente s'ajoutent par-dessus.

Quel ETF MSCI World choisir dans un PEA ?

Trois fonds donnent accès au MSCI World dans un PEA, pas deux. WPEA et Amundi PEA Monde affichent 0,20 % l’un comme l’autre. Le troisième, l’Amundi MSCI World Swap coté CW8, facture 0,38 % mais pesait 6,883 milliards d’euros au 31 juillet 2026, plus que les deux autres réunis, avec une première valeur liquidative au 16 juin 2009.

Sur les douze mois arrêtés au 30 juin 2026, tous deux suivent le même MSCI World, qui a progressé de 24,58 %.

  • iShares MSCI World Swap PEA : +24,39 %, soit un écart de 0,19 point sous son indice.
  • Amundi PEA Monde : +24,41 %, soit 0,17 point sous le même indice, avec un écart de suivi ex-post d’un an de 0,03 %.

Deux centièmes de point sur une seule période de douze mois ne constituent pas un critère de choix robuste. Le fonds de BlackRock est coté depuis le 26 mars 2024 et pesait environ 2,07 milliards d’euros au 2 septembre 2026, contre 1 266,52 millions au 31 juillet 2026 pour celui d’Amundi, lancé le 4 mars 2025. Les arrêtés diffèrent, le rapport reste indicatif. CW8, lui, échange dix-huit points de base de frais annuels contre dix-sept ans d’historique.

Le MSCI World ne couvre que les marchés développés, les pays émergents en sont exclus. Pour les ETF World à réplication physique accessibles en compte-titres, l’univers change, la fiscalité aussi.

Quel ETF Europe pour un PEA ?

Parmi les fonds comparés ici, le meilleur ETF Europe pour un PEA en largeur d’exposition est le BNP Paribas Easy STOXX Europe 600. Son indice compte 600 valeurs européennes, très au-delà d’un EURO STOXX 50 limité aux grandes capitalisations de la zone euro.

  • Frais courants réels : 0,19 % au 31 décembre 2025, coûts de transaction du fonds affichés à 0,00 % sur la même période.
  • Encours : 1,12 milliard d’euros pour la part et 1,39 milliard pour le compartiment au 6 août 2026.
  • Ancienneté : première valeur liquidative le 16 septembre 2013.

Sa réplication reste pourtant synthétique, sur une exposition intégralement européenne. Le choix de l’indice pèse ici plus lourd que celui du fonds, et le comparatif des ETF Europe indice par indice détaille les écarts entre STOXX Europe 600, MSCI Europe et MSCI EMU.

Quel ETF S&P 500 pour un PEA ?

L’ETF américain en PEA est le poste le moins cher de cette sélection, où deux fonds se partagent le terrain.

  • Amundi PEA S&P 500 : 0,12 % de frais, 1 178,73 M€ d’encours au 30 avril 2026, coté depuis le 20 mai 2014. Sur les douze mois arrêtés à cette date, le fonds progresse de 26,42 % contre 26,53 % pour le S&P 500 NTR, soit 0,11 point d’écart.
  • BNP Paribas Easy S&P 500 : 0,14 % de frais courants réels au 31 décembre 2025, 3,34 Md€ d’actif de part au 3 août 2026, coté depuis le 16 septembre 2013.

Deux points de base d’écart sur les frais. Les encours ne sont pas arrêtés à la même date, le rapport de taille reste donc indicatif, mais l’arbitrage ne se joue de toute façon pas sur le coût. Les alternatives non éligibles au PEA figurent dans le dossier consacré au choix d’un ETF S&P 500.

Le saviez-vous ?
Le préfixe de l'ISIN indique le pays de domiciliation du fonds, jamais son éligibilité au PEA. Trois lignes de cette sélection suffisent à le montrer :
  • iShares MSCI World Swap PEA, IE0002XZSHO1, domicilié en Irlande, éligible.
  • Amundi MSCI World Swap CW8, LU1681043599, domicilié au Luxembourg, éligible.
  • Amundi PEA S&P 500, FR0011871128, domicilié en France, éligible.
La réciproque est tout aussi vraie : un code commençant par FR ne garantit rien, la très grande majorité des fonds français ne respecte pas le quota d'actifs éligibles. Seule la composition du portefeuille décide, et elle se lit dans le document d'informations clés, pas dans le code de cotation. La codification suit la norme ISO 6166.

Quels ETF PEA au-delà du World et du S&P 500 ?

  • Amundi PEA Nasdaq-100 (FR0011871110) : 0,30 % de frais et 1 099,80 M€ d’encours au 31 juillet 2026, pour une performance de 21,18 % sur douze mois à cette date contre 21,70 % pour l’indice. Attention au vocabulaire, le Nasdaq-100 n’est pas un indice technologique au sens strict, sa méthodologie retient les principales valeurs non financières cotées au Nasdaq. Voir aussi le panorama des ETF Nasdaq-100 disponibles en Europe.
  • Amundi PEA Global (FR0014017NX3) : la nouveauté de l’année, absente de presque tous les comparatifs. Ce fonds suit le MSCI ACWI, qui associe marchés développés et émergents en un seul indice. Créé le 6 juillet 2026, coûts récurrents estimés à 0,30 % dans son document d’informations clés. Encours non publié et historique encore inférieur à douze mois, donc aucune performance annuelle calculable.
  • Amundi PEA Emergent ESG Transition (FR0013412020) : 0,30 %, exposition émergente filtrée. Son indice est une variante ESG et transition, pas le MSCI Emerging Markets standard, un raccourci qui circule beaucoup. L’exposition non contrainte se compare sur les ETF marchés émergents logeables en compte-titres.

Le reporting Amundi de juillet 2026 présente d’ailleurs une incohérence sur le Nasdaq-100 : son champ générique d’éligibilité cite le compte-titres et l’assurance-vie sans mentionner le PEA, alors que le prospectus, le document d’informations clés et la page de gamme PEA confirment l’éligibilité. La fiche en vigueur au jour de l’ordre fait foi.

Pour plus d'informations, prenez contact avec un membre de notre équipe.

Pourquoi presque aucun ETF PEA n’est à réplication physique ?

Tous les ETF PEA exposés au MSCI World, au S&P 500 ou au Nasdaq-100 sont synthétiques. La réplication physique existe dans l’enveloppe, mais seulement sur les indices dont les titres sont eux-mêmes éligibles : l’Amundi Core EURO STOXX 50 (LU1681047236) détient réellement les actions de son indice, et son reporting l’indique.

La raison tient en deux chiffres qui ne peuvent pas coexister. Un ETF PEA doit employer plus de 75 % de ses actifs en titres éligibles au sens de l’article L.221-31, pour l’essentiel des actions de sociétés de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Un MSCI World pèse 72,41 % d’actions américaines. Le swap règle la contradiction : le fonds détient un panier d’actions européennes, en cède la performance à une contrepartie de marché et reçoit celle de l’indice cible. Vous touchez le MSCI World, le fonds détient Airbus et ASML.

Ce que cela implique concrètement :

  • Le fonds ne ressemble pas à son indice : le WPEA détenait 145 lignes au 1er septembre 2026 quand le MSCI World en compte près de 1 300, et l’Amundi PEA S&P 500 était investi à 81,58 % en titres éligibles au 31 mars 2025.
  • Un coût invisible dans le TER : BlackRock publie pour le WPEA un spread de swap moyen pondéré de 0,3133 % au 1er septembre 2026. Il ne s’ajoute pas aux 0,20 % affichés, il se matérialise en écart de performance.
  • Un risque de contrepartie assumé par l’émetteur : BlackRock précise que la réplication dépend de la capacité des contreparties à délivrer la performance de l’indice. Le cadre UCITS plafonne cette exposition sans la supprimer.

Chercher un ETF physique en PEA n’a donc de sens que sur les indices européens. Le débat entre réplication synthétique et réplication physique se pose pleinement en compte-titres, où les deux options coexistent sur le même indice. Dès que l’exposition sort de l’Europe, il se réduit à une acceptation. Sur le principe de ce qu’un tracker réplique, à la hausse comme à la baisse, le mécanisme reste identique.

Comment construire son portefeuille d’ETF en PEA ?

L’encours titres des PEA atteint 126,49 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 11 % sur un an selon la Banque de France. L’Autorité des marchés financiers recense plus de 1,1 million de Français ayant passé au moins un ordre sur ETF en 2025, contre 607 000 un an plus tôt. La question qui revient est toujours la même : combien de lignes, et lesquelles.

Combien de lignes ETF faut-il vraiment dans un PEA ?

Une seule ligne MSCI World couvre déjà 23 marchés développés et près de 1 300 valeurs. Ajouter un S&P 500 par-dessus ne diversifie pas, cela renforce une exposition américaine qui pèse déjà 72,41 % de l’indice monde. Un Nasdaq-100 en troisième ligne surpondère une fois de plus les mêmes grandes valeurs, avec une volatilité supérieure. Trois lignes, un seul pari.

La logique inverse ajoute ce que le cœur ne contient pas :

  • Les émergents : absents du MSCI World, accessibles via l’Amundi PEA Global qui suit le MSCI ACWI, ou via l’Amundi PEA Emergent à l’indice filtré.
  • L’Europe : sous-pondérée dans un indice monde, où la France pèse 2,41 % et l’Allemagne 2,10 %.
  • Les petites capitalisations : hors du périmètre des grandes et moyennes valeurs, via les ETF small caps éligibles au PEA.

L’arbitrage entre capitalisation et distribution pèse moins ici qu’ailleurs : les revenus perçus dans le plan ne déclenchent aucune imposition tant qu’ils y restent, et les fonds du tableau sont tous capitalisants. La comparaison entre ETF capitalisant et ETF distribuant prend surtout son sens entre enveloppes.

Questions à se poser
Avant d'ajouter une ligne à un plan déjà pourvu d'un cœur monde, trois questions tranchent la plupart des situations :
  1. Cette ligne apporte-t-elle une exposition absente du cœur ? Un S&P 500 ou un Nasdaq-100 posé sur un MSCI World renforce une poche déjà détenue, il ne la complète pas.
  2. Quelle part du plan lui revient, et selon quelle règle ? Sans seuil fixé à l'avance, une surpondération se transforme en pari implicite au fil des marchés.
  3. Suis-je prêt à la réduire après une forte hausse ? Une ligne satellite ne tient que si l'on accepte d'en vendre une partie, ce qui suppose de suivre le plan ligne par ligne et non en valeur globale.
Le nombre de lignes n'a aucune valeur en soi, la question utile porte sur ce que chacune ajoute.

L’intérêt fiscal du PEA se met en balance avec ces contraintes. Les versements sont plafonnés à 150 000 euros par plan. Au-delà de cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu au titre de l’article 157, 5° bis du Code général des impôts, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, à 18,6 % dans le cas général présenté par impots.gouv.fr dans sa version du 17 juillet 2026. Avant cinq ans, un retrait imposable relève d’un prélèvement forfaitaire de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option pour le barème progressif. Hors régimes particuliers, les plus-values mobilières réalisées sur un compte-titres ordinaire relèvent de plein droit de ce même prélèvement de 31,4 % en 2026, quelle que soit la durée de détention, sauf option globale pour le barème progressif.

Pour les plans anciens, impots.gouv.fr signale que des taux historiques de prélèvements sociaux peuvent subsister sur certaines fractions de gains. Appliquer 18,6 % à l’intégralité de la plus-value d’un PEA ouvert il y a vingt ans serait inexact.

Que peut-on mettre dans un PEA au-delà des indices larges ?

Le filtre reste le même : plus de 75 % d’actifs éligibles, avec ou sans swap. Il laisse passer davantage d’expositions que les seuls grands indices, et bien moins que ce qu’on imagine.

Ce que l’enveloppe accepte :

  • Actions françaises et CAC 40 : l’exposition domestique la plus directe, dans le comparatif des ETF répliquant le CAC 40.
  • Sectoriels européens : santé, banques, industrie, énergie, sur les sous-indices du STOXX Europe 600. L’offre existe, bornée à l’Europe.
  • Approches factorielles : value, qualité, faible volatilité, via les ETF smart beta.
  • Dividendes : des fonds distribuants éligibles existent, et l’absence d’imposition des coupons tant qu’ils restent dans le plan fait tout leur intérêt. Les rendements se comparent dans la sélection d’ETF à dividendes élevés.
  • Inde et Chine par swap : l’Amundi PEA Inde (FR0011869320) suit le MSCI India, l’Amundi PEA Chine Screened (FR0011871078) donne accès au marché chinois. Les deux fonds reçoivent la performance de leur indice sans détenir les actions locales. Comparatifs complets dans les dossiers ETF Inde et ETF sur le marché chinois.
  • Monétaire euro : l’Amundi PEA EURO Court Terme (FR0013346681), pour une poche d’attente. Son reporting du 31 mai 2026 indiquait 0,17 % de frais, d’autres documents de l’émetteur affichent 0,25 % : le document d’informations clés en vigueur fait foi.

Ce que l’enveloppe refuse, et c’est là que les recherches se perdent :

  • Or et métaux précieux : l’exposition passe par des ETC, qui ne sont pas des OPCVM. Voir les ETC or accessibles depuis la France.
  • Bitcoin et cryptoactifs : même logique, par ETP ou ETN, jamais par un ETF UCITS, comme le détaille le dossier ETF Bitcoin et Ethereum.
  • Immobilier coté et SCPI : les foncières hors zone éligible sortent du périmètre, les parts de SCPI n’y ont jamais eu leur place. Voir les ETF immobiliers.
  • Obligations et matières premières : hors dette d’États de la zone euro, les ETF obligataires se logent en compte-titres, tout comme les ETF matières premières, pétrole, cuivre ou cacao compris.
  • Détention physique hors zone éligible : aucun ETF PEA ne détient directement des actions américaines, indiennes ou chinoises. Quand l’exposition existe, elle passe par un contrat d’échange.

Pour aller plus loin sur les thématiques hors PEA : ETF intelligence artificielle, ETF GAFAM, ETF semi-conducteurs, ETF technologie, ETF santé, ETF défense, ETF luxe, ETF énergie, ETF pétrole, ETF écologie, ETF hydrogène, ETF lithium, ETF cuivre, ETF cacao, ETF ferroviaire, ETF à effet de levier, ETF et private equity, classement général des meilleurs ETF.

Pourquoi or et cryptoactifs restent dehors
Le refus ne tient pas à la nature de l'actif mais à la forme juridique du véhicule. L'article L.221-31 vise des organismes de placement collectif, or ni l'or ni les cryptoactifs ne se logent sous cette forme en Europe :
  • Un ETC est un titre de créance adossé à un collatéral, le plus souvent du métal détenu en dépôt, et non un fonds.
  • Un ETN est une dette émise par un établissement, sans actif ségrégué en face.
La directive UCITS impose une diversification minimale, incompatible avec une exposition à un actif unique : c'est cette contrainte qui a fait naître les ETC et les ETN. Pour le porteur, le risque de défaut de l'émetteur remplace la ségrégation des actifs, ce que le compte-titres accepte et le plan non. Sources : Légifrance, AMF.

Questions fréquentes sur les ETF éligibles au PEA

Une confusion revient plus que les autres : l’éligibilité se vérifie sur l’ISIN de la part, pas sur le nom du fonds. Un même gérant peut proposer une version éligible et une autre qui ne l’est pas, sous un intitulé presque identique.

Quel ETF choisir pour un PEA quand on débute ?

Aucune réponse générale ne vaut décision individuelle : le choix dépend de l’horizon, de la tolérance aux baisses et du reste du patrimoine. Sur le plan factuel, un ETF MSCI World capitalisant offre l’exposition la plus large en une seule ligne, avec le WPEA ou l’Amundi PEA Monde à 0,20 %, pour 23 marchés développés.

Combien d'ETF faut-il dans un PEA ?

Il n’existe pas de nombre optimal, mais au-delà de trois lignes la diversification cesse généralement de progresser tandis que la complexité de suivi augmente. Cumuler MSCI World, S&P 500 et Nasdaq-100 renforce surtout l’exposition américaine, déjà 72,41 % de l’indice monde.

Existe-t-il un ETF MSCI World éligible au PEA ?

Oui, trois. L’iShares MSCI World Swap PEA (IE0002XZSHO1) et l’Amundi PEA Monde (FR001400U5Q4) affichent 0,20 % de frais, l’Amundi MSCI World Swap coté CW8 (LU1681043599) facture 0,38 % mais existe depuis juin 2009 et pèse 6,883 milliards d’euros au 31 juillet 2026. Tous trois répliquent l’indice par swap et ne détiennent pas les actions qui le composent.

Quels ETF à dividendes peut-on loger dans un PEA ?

Des ETF distribuants éligibles existent, principalement sur des indices européens. Leur avantage tient à l’enveloppe plus qu’au produit : les coupons perçus dans le plan ne déclenchent aucune imposition tant qu’ils n’en sortent pas. Les fonds du tableau ci-dessus sont tous capitalisants.

Peut-on mettre de l'or ou du bitcoin dans un PEA ?

Non, ni l’un ni l’autre. L’or passe par des ETC et le bitcoin par des ETP ou des ETN, qui ne sont pas des organismes de placement collectif et ne remplissent donc pas les conditions de l’article L.221-31 du Code monétaire et financier. Ces supports se logent en compte-titres.

Quelle fiscalité s'applique aux ETF détenus dans un PEA ?

Après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu au titre de l’article 157, 5° bis du Code général des impôts, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, à 18,6 % dans le cas général indiqué par impots.gouv.fr au 17 juillet 2026. Avant cinq ans, un retrait imposable relève d’un prélèvement de 31,4 %, sauf option pour le barème. Des taux historiques peuvent subsister sur certains plans anciens.

Quels ETF PEA sont disponibles chez Fortuneo ou Boursorama ?

Les gammes varient d’un courtier à l’autre, et le seul contrôle fiable consiste à chercher l’ISIN dans le carnet d’ordres. L’éligibilité est une caractéristique du fonds, pas du courtier : un ETF éligible le reste quel que soit l’intermédiaire, mais tous ne le référencent pas.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset. Titulaire d’une licence AES à l’Université Toulouse Capitole et d’une maîtrise en droit des affaires à l’Université de Montréal, il rédige et analyse un large éventail de contenus liés à la finance et à l’investissement, avec une attention particulière portée à la fiabilité des sources et à la clarté de l’information.
Informations importantes

Online Asset fournit des informations éducatives, pas de conseil en investissement personnalisé (CMF art. L.541-1). Risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour toute décision d'investissement, consultez un conseiller financier agréé qui pourra évaluer votre situation personnelle.

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