Le Vanuatu vend toujours sa nationalité : un étranger peut l’obtenir en échange d’une contribution financière, sans s’installer dans l’archipel. Mais le passeport du Vanuatu a perdu en quelques années ce qui faisait son intérêt. L’espace Schengen impose un visa à tous ses titulaires depuis février 2023, une mesure rendue définitive en 2025, le Royaume-Uni depuis juillet 2023, et ce passeport n’ouvre plus que 85 destinations sans visa préalable selon le Henley Passport Index.
À retenir : le programme fonctionne toujours d’après le dernier communiqué du gouvernement, mais aucun site officiel accessible au 10 octobre 2026 ne publie son prix ni ses conditions détaillées. Les dossiers passent par des agences établies hors du pays et, d’après l’Union européenne, sans entretien. Pour un résident fiscal français, ce passeport ne change rien à l’impôt dû en France, et le Vanuatu figure sur la liste française des États non coopératifs.
Le passeport du Vanuatu en 2026 : ce qui a changé
Un programme toujours ouvert, mais sous enquête
Le Vanuatu accorde sa nationalité contre un investissement depuis le 25 mai 2015, date retenue par l’Union européenne. Les ventes ont vite décollé : plus de 10 000 passeports avaient été délivrés avant la réforme des contrôles de 2023. En 2022 et 2023, le pays a reçu 1 988 demandes et n’en a rejeté que 27, selon les chiffres qu’il a lui-même transmis à la Commission européenne.
Une commission d’enquête sur la Commission de la citoyenneté et ses programmes a été mise en place en février 2023. Le gouvernement a examiné son rapport en février 2026 et demandé aux administrations concernées d’en appliquer les recommandations. Les sites officiels du programme ne répondaient pas lors de notre vérification.
La porte européenne s’est aussi refermée ailleurs : ceux qui comptaient obtenir le passeport maltais pour accéder à l’espace Schengen doivent y renoncer, Malte ayant fermé son programme en 2025 après un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne.
Pas d’impôt sur le revenu au Vanuatu : un avantage réservé à ceux qui partent
Le Vanuatu ne prélève pas d’impôt sur le revenu des particuliers : son administration fiscale gère la TVA, une taxe sur les loyers, une taxe sur le chiffre d’affaires et des licences. Cette absence ne profite qu’à ceux qui quittent réellement la France, car l’impôt français dépend du domicile fiscal et non de la nationalité. Les règles sont détaillées plus bas, dans la partie sur la fiscalité.
Le Panama, souvent cité pour son impôt limité aux revenus locaux, figure lui aussi sur la liste française des États non coopératifs. Notre guide sur comment s’expatrier au Panama détaille ses conditions de résidence.
À qui ce passeport peut encore servir
Pour un Français, le calcul est vite fait : son passeport ouvre 186 destinations sans visa préalable, celui du Vanuatu 85. Seules quatre destinations de la liste vanuataise demandent un visa aux Français : Nauru, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Russie et l’Ouganda.
Le programme a surtout servi à des ressortissants de pays soumis à visa en Europe, qui y trouvaient un accès à l’espace Schengen. Cet accès ayant disparu, son intérêt se limite à une nationalité de repli pour quelqu’un dont le passeport actuel est encore plus faible.
Comment fonctionne le programme de citoyenneté du Vanuatu ?
Le principe est celui de tous les programmes de citoyenneté par investissement : le demandeur verse une contribution à l’État et obtient en échange la nationalité, puis un passeport. Aucune durée de résidence ni présence sur place n’est exigée.
Ce que l’on sait des conditions officielles
Le montant de la contribution, la liste des pièces et les frais publics restent introuvables sur les sites du gouvernement. Les chiffres qui circulent viennent d’agences privées qui vendent leurs services : ils ne peuvent pas servir de référence. Le site des services du Premier ministre met d’ailleurs en garde contre les faux sites officiels : ceux du gouvernement se terminent par .gov.vu.
Le cadre légal et les contrôles depuis 2023
La nationalité est accordée par la Commission de la citoyenneté. En mars 2023, le Vanuatu a modifié sa loi sur la citoyenneté : les vérifications sont désormais confiées à la police, à la cellule de renseignement financier et aux services d’immigration, qui consultent notamment les bases d’Interpol et rendent compte au secrétaire général de la Commission.
L’Union européenne juge ces contrôles insuffisants. Elle relève que les autorités du Vanuatu n’échangent pas d’informations avec les pays d’origine des demandeurs et ne peuvent donc pas vérifier les casiers judiciaires ni les pièces d’identité qu’ils produisent.
Le rôle des agences intermédiaires
Les dossiers sont montés et déposés par des agences spécialisées établies hors du Vanuatu : le demandeur n’a aucun contact direct avec les autorités. Avant de verser quoi que ce soit, demandez à l’agence sur quelle base elle est habilitée à déposer des dossiers, et exigez un devis écrit qui sépare la contribution publique de ses honoraires.
Conditions d’éligibilité à la nationalité vanuataise
Les critères précis (âge minimum, proches pouvant être inclus, pièces exigées) ne sont publiés nulle part par les autorités. Les informations vérifiables viennent de l’Union européenne, qui a examiné le programme entre 2022 et 2024.
Nationalités acceptées
En 2023, la plupart des demandes venaient de Chine (519) et de Russie (237). Contrairement aux autres pays qui vendent leur nationalité, le Vanuatu a continué d’accepter des candidats russes après le début de la guerre en Ukraine. Les règles d’exclusion, par exemple pour les personnes visées par des sanctions de l’ONU, ne sont pas publiées.
Contrôles de moralité et origine des fonds
Les vérifications portent sur le passé judiciaire du demandeur, via les bases d’Interpol, et sur l’origine des fonds. Prévoyez des justificatifs bancaires et fiscaux qui retracent la provenance de l’argent investi : la banque qui recevra ensuite vos fonds vous les demandera aussi.
Procédure pour obtenir le passeport du Vanuatu
Faute de texte officiel accessible, la procédure ne peut être décrite qu’à grands traits, à partir des constats de la Commission européenne.
Étape 1 : dépôt du dossier par une agence
L’agence constitue le dossier (identité, casier judiciaire, justificatifs financiers) et le transmet à la Commission de la citoyenneté. Le demandeur n’a pas à se rendre au Vanuatu.
Étape 2 : vérifications
Les services de contrôle cités plus haut examinent le dossier et transmettent leurs conclusions à la Commission, sans aucun entretien avec le demandeur.
Si vous préférez un programme dont les montants et les étapes sont publiés, notre guide pour obtenir le passeport turc détaille la voie de l’investissement immobilier.
Étape 3 : décision et délivrance du passeport
En cas d’accord, la Commission accorde la nationalité, puis le passeport est émis. Le moment où la contribution doit être versée, avant ou après la décision, n’est pas publié : ne payez rien sans un engagement écrit qui précise ce qui vous est restitué en cas de refus.
Délai : ce que l’on sait
D’après la description faite par l’Union européenne en 2024, le contrôle d’un dossier dure au plus 14 jours, prolongeables jusqu’à 30. Aucune source officielle n’indique la durée totale jusqu’à la remise du passeport : les délais très courts mis en avant par les agences ne sont garantis par aucun texte.
Coût réel pour acheter un passeport du Vanuatu en 2026
Le prix officiel n’est pas vérifiable. Les tarifs affichés par les agences mélangent contribution, frais publics et honoraires, et varient d’un site à l’autre. Avant de vous engager, demandez à l’agence le texte officiel qui fixe la contribution et les frais publics. Ses propres honoraires, qu’aucun texte connu ne plafonne, doivent apparaître à part sur le devis écrit.
À titre de repère, les cinq programmes des Caraïbes ne descendent plus sous 200 000 USD depuis juillet 2024, en vertu d’un accord entre ces États.
| Élément de coût | Ce qui est vérifiable au 10 octobre 2026 |
|---|---|
| Contribution versée à l’État | Non publiée sur une source officielle accessible |
| Frais publics (dossier, contrôles) | Non publiés |
| Honoraires de l’agence | Libres : à faire chiffrer par écrit |
| Repère : programmes caribéens | 200 000 à 250 000 USD selon le pays (comparatif plus bas) |
Documents nécessaires à la demande de citoyenneté
Faute de liste officielle, préparez au minimum ce que demandent tous les programmes de ce type : passeport en cours de validité, extrait de casier judiciaire, justificatifs de l’origine des fonds et, pour une demande familiale, actes de mariage et de naissance.
Les exigences de traduction et de légalisation ne sont pas publiées non plus. Faites-les préciser par écrit avant de commander des traductions certifiées, qui représentent un coût à part entière.
Ce que permet réellement un passeport du Vanuatu en 2026
Le passeport donne les droits d’un citoyen du Vanuatu. Pour juger de son utilité, il faut regarder ce qu’il ouvre à l’étranger, à la banque et face au fisc français.
Mobilité : 85 destinations, sans l’Europe
Le Henley Passport Index lui attribue 85 destinations sans visa préalable en octobre 2026, au 60e rang mondial, contre 92 dans son édition 2025. Hong Kong, Singapour, la Malaisie et la plupart des pays des Caraïbes restent accessibles. Trois accès majeurs manquent :
- Espace Schengen : visa obligatoire depuis le règlement (UE) 2025/11, qui a retiré le Vanuatu de la liste des pays exemptés en raison de la vente de passeports.
- Royaume-Uni : visa obligatoire depuis juillet 2023.
- Nouvelle-Zélande : absente de la liste des destinations sans visa.
Pour comparer avec les autres nationalités proposées à la vente, consultez notre classement du meilleur passeport à avoir en 2026.
Banque : le passeport ne change pas votre résidence fiscale
Un passeport vanuatais ne facilite pas l’ouverture d’un compte. Dans le cadre de l’échange automatique d’informations de l’OCDE, les banques déclarent les comptes au pays de résidence fiscale du titulaire, et elles ne doivent pas tenir compte d’une attestation de résidence qu’elles ont lieu de croire fausse. Avant de vous demander comment créer une société off-shore au Vanuatu, lisez la partie suivante : une structure établie dans ce pays est traitée très sévèrement par le fisc français.
Fiscalité : ce que change la liste française des États non coopératifs
Votre domicile fiscal ne suit pas votre passeport. Vous restez imposable en France sur l’ensemble de vos revenus si vous y avez votre foyer ou votre lieu de séjour principal, votre activité professionnelle principale ou le centre de vos intérêts économiques : un seul de ces critères suffit (article 4 B du code général des impôts). Aucune convention fiscale ne lie la France au Vanuatu.
Le Vanuatu est inscrit sur la liste française des États et territoires non coopératifs, fixée en dernier lieu par l’arrêté du 15 avril 2026, dans la catégorie qui déclenche les mesures les plus lourdes :
- Retenue à la source : 75 % sur certains revenus de source française payés au Vanuatu ou à une personne qui y est établie, notamment dividendes, intérêts et redevances ;
- Charges : les intérêts, redevances et rémunérations de services versés par une entreprise française à un bénéficiaire établi au Vanuatu ne sont pas déductibles, sauf si elle prouve que l’opération a un autre objet que de loger ces sommes dans ce pays ;
- Structures : les revenus logés dans une société ou une entité vanuataise peuvent être imposés en France, même s’ils ne sont pas distribués (article 123 bis du même code).
Si vous quittez réellement la France pour le Vanuatu après avoir été domicilié en France au moins six des dix dernières années, avec des titres de plus de 800 000 € ou au moins 50 % des bénéfices d’une société, l’exit tax s’applique sans sursis de paiement automatique : le Vanuatu ne fait pas partie des États qui y ouvrent droit. Tant que vous restez résident fiscal français, chaque compte ouvert à l’étranger se déclare chaque année, sous peine d’une amende d’au moins 1 500 € par compte.
Limites, risques et controverses du programme vanuatais
Le principal risque s’est déjà réalisé : un passeport acheté ne vaut que ce que les autres pays veulent bien lui accorder. L’Union européenne a suspendu l’exemption de visa dès 2022 pour les passeports délivrés depuis mai 2015, puis pour tous les Vanuatais en février 2023, avant de la supprimer en 2025.
- Réputation : l’Union européenne considère ce programme comme un risque pour la sécurité intérieure de ses États membres.
- Retrait de la nationalité : le Vanuatu indique pouvoir retirer une nationalité obtenue par fraude, mais n’a cité aucun cas à la Commission européenne.
- Règles mouvantes : les suites de la commission d’enquête peuvent encore modifier les conditions et les prix.
- Fiscalité : l’inscription sur la liste française des États non coopératifs pèse sur tous les flux financiers avec le pays.
Vanuatu vs autres programmes de citoyenneté par investissement
Le tableau compare le Vanuatu aux principaux programmes caribéens et à Malte, qui a fermé le sien. Les montants sont les minimums d’entrée publiés par chaque unité de citoyenneté, hors frais publics et honoraires, relevés les 9 et 10 octobre 2026.
| Programme | Montant d’entrée (USD) | Délai annoncé | Destinations sans visa | Schengen / Royaume-Uni |
|---|---|---|---|---|
| Vanuatu | Non publié | Non publié | 85 | Visa / visa |
| Saint-Kitts-et-Nevis | 250 000 (don, jusqu’à 4 personnes) | 120 à 180 jours | 157 | Sans visa / sans visa |
| Dominique | 200 000 (don, demandeur seul) | 3 mois au moins | 144 | Sans visa / visa |
| Antigua-et-Barbuda | 230 000 (don, par dossier) | Non publié | 154 | Sans visa / sans visa |
| Malte (UE) | Programme fermé en 2025 | Sans objet | 185 | Union européenne |
Comparatif avec les Caraïbes : Saint-Kitts, Dominique, Antigua
Les programmes caribéens publient leurs montants, leurs frais et leurs délais, ce que le Vanuatu ne fait plus, et leurs passeports ouvrent bien plus de destinations. Une autre option de la région est l’expatriation à Sainte-Lucie, dont le programme demande un don de 240 000 USD.
Les trois programmes caribéens du tableau se distinguent ainsi :
- Tarif : la Dominique est l’entrée la moins chère des Caraïbes, avec un don de 200 000 USD pour une personne seule.
- Accès sans visa : Saint-Kitts-et-Nevis et Antigua-et-Barbuda entrent sans visa dans l’espace Schengen et au Royaume-Uni ; la Dominique a besoin d’un visa britannique.
- Contrôles : Saint-Kitts-et-Nevis et la Dominique font passer un entretien aux demandeurs, ce que le Vanuatu ne fait pas.
- Fiscalité : Antigua-et-Barbuda figure, comme le Vanuatu, sur la liste française des États non coopératifs.
Le Vanuatu garde-t-il un avantage ?
Son seul atout vérifiable tient à ce qu’il n’exige ni résidence ni entretien, précisément ce que l’Union européenne lui reproche. Sa rapidité n’est garantie par aucun texte officiel, et son prix n’est plus publié.
Pour quel profil d’investisseur chaque pays est le plus adapté
Les Caraïbes conviennent à ceux qui veulent un passeport accepté sans visa dans l’espace Schengen, pour un budget de 200 000 à 250 000 USD hors frais. À Malte, la nationalité ne se demande plus qu’après plusieurs années de résidence.
Le Vanuatu ne se justifie que pour le titulaire d’un passeport plus faible encore, prêt à accepter un programme opaque et sous enquête.
Alternatives à l’achat d’un passeport : autres options légales de mobilité
Pour un Français, la vraie question est souvent la résidence, pas la nationalité : c’est elle qui détermine l’impôt. Plusieurs pays proposent des titres de séjour ou des voies de naturalisation adaptés à des projets différents. Notre guide d’expatriation compare ces options selon les profils.
Résidence fiscale internationale (Dubaï, Malte, Portugal, Thaïlande)
Une résidence à l’étranger ne réduit l’impôt français que si vous quittez réellement la France au sens de l’article 4 B. Citoyen de l’Union, un Français peut d’ailleurs s’installer à Malte ou au Portugal sans aucun programme.
- Dubaï : sa fiscalité des particuliers explique que l’expatriation à Dubaï attire les entrepreneurs, à condition d’y vivre vraiment.
- Malte : la résidence permanente par investissement reste ouverte, mais la nationalité ne s’achète plus.
- Portugal : le golden visa, réservé aux ressortissants extérieurs à l’Union, passe notamment par 500 000 € placés dans un fonds ; la nationalité demande ensuite 10 ans de résidence légale, 7 pour un ressortissant d’un pays de langue portugaise, comme pour un citoyen de l’Union.
- Thaïlande : le programme Thailand Privilege vend des visas de long séjour, dès 650 000 bahts pour cinq ans, sans ouvrir la nationalité.
Citoyenneté par ascendance, mariage ou résidence prolongée
En dehors des programmes de citoyenneté économique, la plupart des pays offrent des voies classiques pour acquérir leur nationalité.
- Ascendance : un parent ou un grand-parent citoyen d’un pays peut ouvrir droit à sa nationalité, selon les règles de ce pays.
- Mariage : de nombreux États facilitent l’accès à la nationalité pour les conjoints de leurs ressortissants, après une durée de mariage minimale.
- Résidence prolongée : après plusieurs années de séjour régulier, une demande de naturalisation devient possible, souvent sous condition de langue et d’intégration. Aux États-Unis, par exemple, la naturalisation suppose d’abord d’obtenir la green card USA, puis plusieurs années de résidence permanente.
Ces voies sont plus longues, mais bien moins coûteuses.
Les programmes moins chers
Le moins cher que nous ayons relevé est Sao Tomé-et-Principe, dont le site officiel annonce un don de 90 000 USD pour une personne seule. Son passeport n’ouvre que 59 destinations sans visa et exige un visa pour l’espace Schengen. Un prix bas va souvent de pair avec un passeport faible, et le cas du Vanuatu montre que l’accès acquis peut ensuite se perdre.
FAQ : passeport du Vanuatu en 2026
Peut-on acheter un passeport légalement au Vanuatu ?
Oui, au regard du droit du Vanuatu : la nationalité y est accordée contre un investissement depuis 2015, par la Commission de la citoyenneté. Légal ne veut pas dire reconnu partout : l’Union européenne a réintroduit le visa pour tous les Vanuatais à cause de ce programme. Et un passeport proposé hors du circuit officiel n’a aucune valeur.
Est-ce compatible avec la nationalité française ?
Oui. La France n’oblige pas un Français qui acquiert une autre nationalité à renoncer à la sienne. Si vous vous installez au Vanuatu, vous y serez en principe considéré comme vanuatais seulement, et la France ne pourra pas y exercer sa protection diplomatique. Côté impôts, la double nationalité ne change rien : seul le domicile fiscal compte.
Le passeport est-il accepté pour ouvrir un compte offshore ?
Le passeport est une pièce d’identité valable, mais il n’aide pas à ouvrir un compte « offshore » : la banque vous demandera votre résidence fiscale et transmettra les informations du compte au pays concerné. Pour un résident français, tout compte ouvert à l’étranger se déclare chaque année à l’administration fiscale, quel que soit le passeport présenté pour l’ouvrir.
Combien de temps est-il valable ? Peut-on le renouveler ?
Aucune source officielle accessible ne publie la durée de validité du passeport vanuatais ni ses conditions de renouvellement. Demandez-les par écrit à l’agence avant de vous engager, avec le coût d’un renouvellement depuis l’étranger.
Est-ce que le Vanuatu peut retirer la citoyenneté après l’avoir accordée ?
Oui. Le Vanuatu a indiqué à l’Union européenne que sa jurisprudence permet de retirer une nationalité obtenue par fraude ou de manière illégale, sans citer de cas. Après avoir examiné le rapport de la commission d’enquête, le gouvernement a annoncé en février 2026 des recours en justice si nécessaire, sans préciser qui ils viseraient.
Le programme est-il encore fiable en 2026 ?
Pas au sens où l’entend un investisseur prudent. Le programme fonctionne encore, mais l’Union européenne juge ses contrôles insuffisants, son prix n’est publié par aucune source officielle accessible et une commission d’enquête en a examiné le fonctionnement. Si vous cherchez une seconde nationalité, les programmes caribéens publient leurs règles et offrent un passeport bien plus utile.