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Mis à jour le 10 octobre 2026
·
15 min de lecture

ETF ferroviaire : lequel choisir quand aucun fonds n’est 100 % rail ?

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Aucun ETF investi uniquement dans le train n’apparaît dans les documents officiels des émetteurs. Parmi les fonds vérifiés dans ce dossier, celui qui affiche la plus forte exposition ferroviaire publiée est américain : l’iShares U.S. Transportation ETF documente une poche Rail Transportation de 31,35 % au 8 octobre 2026. Côté UCITS, un seul fonds publie une catégorie ferroviaire consolidée, à 6,04 % à la même date.

Cet écart explique la confusion qui entoure la recherche d’un ETF ferroviaire. Plusieurs comparatifs alignent des tickers de transport sans préciser la part réellement investie dans le rail, alors que cette ventilation change entièrement le classement.

ETF ferroviaire · ce que publient les émetteurs
Aucun fonds n’est 100 % rail

Les cinq véhicules régulièrement présentés comme ferroviaires ne le sont que par fraction. Trois publient une part de rail chiffrée, deux en détiennent sans jamais l’isoler.

Part ferroviaire chiffrée par l’émetteur
Ventilations publiées en 2026
  1. 01iShares U.S. Transportation (IYT) Hors UCITS, non éligible au PEA
    31,35 %
  2. 02SPDR S&P Transportation (XTN) Hors UCITS, non éligible au PEA
    8,62 %
  3. 03iShares S&P 500 Industrials Sector (IUIS) UCITS, seule catégorie rail consolidée du panel, frais 0,15 %
    6,04 %
Part ferroviaire non isolée
Le rail est détenu, pas mesuré
  • Global X European Infrastructure Development (BRIJ) UCITS, seul déclaré éligible au PEA, catégorie Transportation 14,2 %, surtout des aéroports
    non publiée
  • iShares Global Infrastructure (INFR) UCITS, non éligible au PEA, cinq réseaux nord-américains, 14,72 % au total
    non consolidée
L’inversion à retenir

Le fonds le plus exposé au rail est américain et sort du cadre UCITS. Le seul que son émetteur déclare éligible au PEA ne publie aucune part ferroviaire.

Online Asset — Analyse
  • Documents produits par iShares, State Street, Global X et BlackRock
  • Article L.221-31 du Code monétaire et financier
  • Règlement (UE) n° 1286/2014

Est-ce qu’un ETF investi uniquement dans le train existe ?

La réponse tient dans une nuance. Aucun registre officiel ne classe l’ensemble des ETF mondiaux par thème, ce qui interdit d’affirmer qu’un tracker purement ferroviaire n’existe nulle part. Sur les documents produits par les émetteurs, aucun fonds UCITS ne se présente en revanche comme exclusivement investi dans le rail. Un ETF train au sens strict reste introuvable dans les catalogues.

La cause est économique avant d’être réglementaire. L’univers coté est étroit : quelques grands réseaux nord-américains (Union Pacific, CSX, Norfolk Southern, Canadian Pacific Kansas City, Canadian National), auxquels s’ajoutent des équipementiers dispersés dans les indices industriels.

Deux de ces réseaux pourraient n’en faire qu’un. Union Pacific a signé le 28 juillet 2025 un accord de rachat de Norfolk Southern. Au 10 octobre 2026, l’opération attend toujours la décision du Surface Transportation Board, le régulateur américain du fret ferroviaire. Si elle aboutit, chaque action Norfolk Southern détenue par un fonds sera échangée contre une action Union Pacific et 88,82 dollars en numéraire.

Le rail pèse 5,4 % de la répartition modale du fret européen en 2024 selon Eurostat (Union européenne, en tonnes-kilomètres), contre 25,7 % pour la route et 67,0 % pour le maritime.

Les fonds généralistes qui contiennent du rail par construction relèvent d’une autre recherche, celle du classement ETF 2026.

Le saviez-vous ?
Les deux premiers marchés ferroviaires de voyageurs de l'Union européenne se tiennent à moins de 2 % d'écart, sur les données 2024 publiées par Eurostat :
  • Allemagne : 109,1 milliards de passagers-kilomètres
  • France : 107,3 milliards de passagers-kilomètres
Ni l'un ni l'autre n'a donné lieu à un ETF ferroviaire dédié dans les catalogues des grands émetteurs. La taille du trafic ne crée pas l'univers investissable.

Pourquoi le nom Roundhill Big Railroad ETF revient dans les recherches

Le nom Roundhill Big Railroad ETF (BIGX) circule encore dans les résultats de recherche et dans plusieurs listes anglophones. Il vient d’un projet de prospectus déposé auprès de la SEC le 17 novembre 2022 par Listed Funds Trust, la structure juridique qui porte plusieurs ETF Roundhill.

Le fonds n’a jamais été lancé. Le 2 novembre 2023, Listed Funds Trust a demandé à la SEC le retrait de cet enregistrement, en précisant qu’aucune part n’avait été vendue et qu’il renonçait à ce stade à proposer le fonds. BIGX ne figure pas non plus au catalogue actuel de Roundhill. Le présenter comme un produit disponible serait inexact.

Quelle part de ferroviaire y a-t-il vraiment dans ces ETF ?

Le nom d’un ETF ne suffit pas à mesurer son exposition au rail. Ce qui la mesure, c’est la ventilation sectorielle publiée par l’émetteur, à une date donnée. Le tableau classe d’abord les trois fonds qui publient une catégorie Rail Transportation, du plus exposé au moins exposé, puis les deux qui n’en publient pas.

Glissez pour voir le tableau complet →
Fonds ISIN Exposition ferroviaire publiée Frais Encours UCITS
iShares U.S. Transportation ETFIYT US4642871929 Rail Transportation 31,35 %au 08/10/2026 0,37 %au 09/10/2026 2 000 M USDau 09/10/2026 Non
State Street SPDR S&P Transportation ETFXTN US78464A5323 Rail Transportation 8,62 %au 08/10/2026 0,35 %au 09/10/2026 296,5 M USDau 08/10/2026 Non
iShares S&P 500 Industrials Sector UCITS ETFIUIS IE00B4LN9N13 Rail Transportation 6,04 %au 08/10/2026 0,15 %au 08/10/2026 700 M USDau 08/10/2026 Oui
Global X European Infrastructure Development UCITS ETFBRIJ IE000PS0J481 Transportation 14,2 %au 30/09/2026, part rail non publiée (Getlink 1,94 % au 09/10/2026) 0,47 %au 08/10/2026 526 M EURau 08/10/2026 Oui
iShares Global Infrastructure UCITS ETFINFR IE00B1FZS467 Lignes ferroviaires non consolidéesUnion Pacific 5,27 %, CSX 2,80 %, Canadian Pacific Kansas City 2,38 %, Norfolk Southern 2,27 %, Canadian National 2,00 % au 08/10/2026 0,65 %au 08/10/2026 2 795 M USDau 08/10/2026 Oui
Part réellement ferroviaire, sur 100 € investis

Échelle de 0 à 40 %. Les trois premières barres reprennent la catégorie Rail Transportation publiée par chaque émetteur au 8 octobre 2026. La quatrième additionne les cinq grands réseaux nord-américains détenus par INFR, faute de catégorie publiée. BRIJ, dont la seule position ferroviaire est Getlink (1,94 %), n'est pas représenté.

iShares U.S. Transportation IYT, hors UCITS 31,35 €
SPDR S&P Transportation XTN, hors UCITS 8,62 €
iShares S&P 500 Industrials IUIS, UCITS 6,04 €
iShares Global Infrastructure INFR, UCITS, cinq réseaux additionnés 14,72 €
0 % 20 % 40 %

Le fonds le plus exposé au rail n'est pas un UCITS, et moins d'un tiers de son portefeuille y est investi. Parmi les véhicules UCITS, l'exposition ferroviaire reste inférieure à 17 € pour 100 € investis, même en comptant toutes les petites lignes d'INFR. Le reste finance d'autres secteurs.

Ce classement compare l’exposition ferroviaire documentée des fonds. Il ne tient compte ni de l’horizon de placement, ni de la fiscalité propre à chaque foyer, ni de la situation patrimoniale du lecteur. Les cinq véhicules exposent à un risque de perte en capital, à une concentration sectorielle et, pour les supports libellés en dollar, à un risque de change.

IYT réplique le S&P Transportation Select Industry FMC Capped Index, pondéré par la capitalisation flottante et plafonné. XTN suit le S&P Transportation Select Industry Index, que State Street décrit comme un indice à pondération égale modifiée. Au 8 octobre 2026, la première méthodologie aboutit à 31,35 % de rail, la seconde à 8,62 %. Le mode de pondération de l’indice détermine l’exposition bien davantage que le nom du fonds, un mécanisme détaillé dans le dossier Online Asset sur la pondération equal weight.

BRIJ pose un problème différent. Sa catégorie Transportation atteint 14,2 % au 30 septembre 2026, mais Transportation n’est pas Rail Transportation. Dans la liste des positions de BRIJ, les valeurs de transport sont surtout des aéroports : Aena, ADP, Flughafen Zürich et Fraport. Le seul titre ferroviaire est Getlink, le concessionnaire du tunnel sous la Manche, à 1,94 % au 9 octobre 2026. Global X ne publie pas de part ferroviaire.

INFR détient Union Pacific à 5,27 %, CSX à 2,80 %, Canadian Pacific Kansas City à 2,38 %, Norfolk Southern à 2,27 % et Canadian National à 2,00 % au 8 octobre 2026. Sa page produit ne ventile le portefeuille que par grand secteur, sans catégorie ferroviaire. Ces cinq réseaux additionnés pèsent 14,72 % du fonds. Une dizaine de lignes plus petites, comme East Japan Railway, Central Japan Railway, MTR ou Getlink, ajoutent un peu plus de 2 points. Ces totaux sont un calcul fait à partir de la liste des positions, pas une statistique publiée par iShares.

Ces pondérations bougent en permanence. Union Pacific pesait 3,28 % d’IUIS au 31 août 2026 et 3,08 % au 8 octobre. Sans date de référence, une pondération de portefeuille ne peut être ni comparée ni reproduite. L’AMF publie de son côté les points à vérifier avant d’acheter un ETF.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Un fonds n'entre dans ce classement que si son émetteur publie une catégorie ferroviaire identifiable ou des positions ferroviaires nominatives. Deux situations conduisent à écarter un ticker :
  • La donnée d'exposition s'arrête à Transportation sans isoler le rail : le fonds ne peut pas être présenté comme un support ferroviaire.
  • Le nom du produit contient le mot rail, mais aucune ventilation officielle ne vient le documenter.
Cette exigence réduit le panel à cinq véhicules. Elle explique aussi pourquoi plusieurs tickers très cités dans les comparatifs anglophones n'y figurent pas.

Pourquoi les ETF les plus ferroviaires sont tous américains

Les principales positions ferroviaires de ces portefeuilles sont nord-américaines : Union Pacific, CSX et Norfolk Southern dans les quatre fonds iShares et State Street, auxquels INFR ajoute Canadian Pacific Kansas City et Canadian National. Le rail européen coté n’y tient qu’une place marginale : Getlink, présent dans INFR et BRIJ pour moins de 2 % de chacun, et le britannique FirstGroup, à 0,04 % d’INFR. Les grands opérateurs européens de voyageurs, comme SNCF Voyageurs ou Deutsche Bahn, ne sont pas cotés. Un indice pondéré sur des opérateurs ferroviaires cotés se concentre donc mécaniquement sur l’Amérique du Nord.

Cette géographie a une conséquence directe pour un acheteur français. Les deux fonds qui publient une poche ferroviaire conséquente sont cotés aux États-Unis, hors cadre UCITS.

L’article 5 du règlement (UE) n° 1286/2014 impose la publication d’un document d’informations clés avant qu’un produit packagé soit mis à disposition d’un investisseur de détail. La disponibilité commerciale se vérifie donc auprès de chaque intermédiaire, comme le montre le comparatif des courtiers en bourse. Elle constitue une question distincte de l’éligibilité fiscale au PEA, qui relève, elle, du droit français.

Les listes anglophones de railroad ETF tournent depuis des années autour des mêmes tickers. Deux d’entre eux publient une catégorie ferroviaire officiellement chiffrée.

Pourquoi SNCF et Deutsche Bahn n'entrent dans aucun indice
Un indice actions ne peut pondérer que des titres cotés. Or les deux principaux opérateurs ferroviaires européens n'en sont pas :
  • SNCF : le capital de la société nationale est intégralement détenu par l'État et incessible, aux termes de l'article L.2101-1 du Code des transports, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2020 (source : Légifrance).
  • Deutsche Bahn AG : société par actions de droit allemand dont l'unique actionnaire est l'État fédéral, sans cotation en bourse.
Aux États-Unis, le fret ferroviaire est au contraire exploité par des sociétés cotées comme Union Pacific, CSX ou Norfolk Southern. C'est cette différence de structure capitalistique, et non un arbitrage des émetteurs d'ETF, qui explique la géographie des portefeuilles.

iShares U.S. Transportation ETF (IYT)

ISIN US4642871929, coté sur le Cboe BZX, lancé le 6 octobre 2003, distribution trimestrielle. Le fonds réplique le S&P Transportation Select Industry FMC Capped Index.

Sa poche Rail Transportation atteint 31,35 % au 8 octobre 2026, la plus élevée du panel. Elle tient presque entièrement à trois titres : Union Pacific (17,52 %), CSX (9,29 %) et Norfolk Southern (4,50 %). Les frais ressortent à 0,37 % et l’encours à 2 000 millions de dollars au 9 octobre 2026.

Les deux autres tiers du portefeuille se répartissent entre les autres catégories de l’indice : fret aérien et logistique, transport terrestre de marchandises, transport de passagers, maritime. Acheter IYT pour s’exposer au rail revient donc à acheter deux tiers d’autre chose. Produit américain, hors cadre UCITS, non éligible au PEA.

State Street SPDR S&P Transportation ETF (XTN)

XTN suit le S&P Transportation Select Industry Index, que State Street qualifie d’indice à pondération égale modifiée. ISIN US78464A5323, cotation sur le NYSE Arca, distribution trimestrielle.

Sa poche Rail Transportation s’établit à 8,62 % au 8 octobre. La pondération quasi égale donne à chaque grand réseau à peu près le poids d’une compagnie aérienne comme Delta Air Lines (2,97 %) : Norfolk Southern et CSX pèsent 2,79 % chacun, Union Pacific 2,78 %. Les frais bruts affichés sont de 0,35 % et l’encours de 296,5 millions de dollars à la même date.

XTN revient presque toujours à côté d’IYT dans les comparatifs d’ETF transport, présenté comme son équivalent moins cher. Sur le critère ferroviaire, l’écart dépasse vingt-deux points. Leur exposition au rail diffère donc nettement, malgré une même famille d’indices sectoriels.

Pour plus d'informations, prenez contact avec un membre de notre équipe.

Peut-on mettre un ETF ferroviaire dans un PEA ?

L’éligibilité au PEA se lit sur la documentation de l’émetteur et sur les conditions légales françaises. Elle ne se déduit ni du statut UCITS, ni du domicile irlandais, ni de l’enregistrement du fonds en France. Sur les cinq véhicules du tableau, un seul est éligible.

  • BRIJ : Global X indique explicitement PEA Eligibility Yes sur sa page produit.
  • IUIS : non éligible dans sa structure actuelle. Le fonds réplique physiquement un indice d’entreprises industrielles américaines, ce qui ne satisfait pas le quota de titres éligibles posé par l’article L.221-31.
  • INFR : non éligible. La page française de BlackRock ne lui reconnaît aucun régime fiscal PEA.
  • IYT et XTN : produits américains hors du cadre UCITS, sans éligibilité possible.

Le reste de l’univers logeable dans l’enveloppe se trouve du côté des trackers éligibles au PEA, où l’exposition ferroviaire devient résiduelle.

Le choix de l’enveloppe se paie à la sortie. Sur un compte-titres, les plus-values mobilières relèvent du prélèvement forfaitaire unique à 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux selon impots.gouv.fr, sauf option globale pour le barème progressif.

Sur un PEA, les gains retirés après cinq ans sont exonérés d’impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Pour les plans ouverts depuis le 1er janvier 2018, le taux appliqué à un retrait effectué en 2026 est en principe celui en vigueur à la sortie, soit 18,6 %. Certains PEA ouverts avant 2018 conservent des taux historiques sur une fraction des gains, une subtilité détaillée dans le dossier Online Asset sur la fiscalité du plan d’épargne en actions. La flat tax à 30 % encore citée dans beaucoup de comparatifs est périmée.

Global X European Infrastructure Development UCITS ETF (BRIJ)

  • Indice : Mirae Asset European Infrastructure Development Index
  • ISIN IE000PS0J481, UCITS de droit irlandais, réplication physique totale, part capitalisante
  • Catégorie Transportation : 14,2 % au 30 septembre 2026
  • Part ferroviaire : non publiée par Global X ; seule ligne ferroviaire, Getlink, à 1,94 % au 9 octobre 2026
  • Frais 0,47 %, encours 526,5 millions d’euros au 8 octobre 2026
  • PEA : oui, déclaré par l’émetteur

BRIJ est le seul fonds du panel qu’un résident fiscal français peut loger dans un PEA sur la foi d’une déclaration de l’émetteur. Son exposition au rail se résume toutefois à sa seule ligne Getlink.

iShares S&P 500 Industrials Sector UCITS ETF (IUIS)

  • Indice : S&P 500 Capped 35/20 Industrials Index NTR
  • ISIN IE00B4LN9N13, UCITS de droit irlandais, réplication physique, part capitalisante
  • Rail Transportation : 6,04 % au 8 octobre 2026
  • Frais 0,15 %, les plus bas du panel
  • Encours 700,2 millions de dollars à la même date
  • PEA : non éligible dans sa structure actuelle

Dans ce panel, IUIS est le seul ETF UCITS pour lequel l’émetteur publie une catégorie Rail Transportation consolidée. C’est ce qui en fait le point de comparaison le plus solide côté européen, à condition de le prendre pour ce qu’il est : un ETF industriel américain dont 6,04 % du portefeuille relèvent du ferroviaire, répartis entre Union Pacific, CSX et Norfolk Southern.

iShares Global Infrastructure UCITS ETF (INFR)

  • Indice : FTSE Global Core Infrastructure Index
  • ISIN IE00B1FZS467, UCITS de droit irlandais, réplication physique totale, distribution trimestrielle
  • Positions ferroviaires au 8 octobre 2026 : Union Pacific 5,27 %, CSX 2,80 %, Canadian Pacific Kansas City 2,38 %, Norfolk Southern 2,27 %, Canadian National 2,00 %, plus une dizaine de lignes plus petites
  • Catégorie ferroviaire consolidée : non publiée
  • Frais 0,65 %, les plus élevés du panel, encours du fonds 2 795 millions de dollars à la même date
  • PEA : non éligible

INFR ne cherche pas à répliquer le rail. Il achète des infrastructures cotées dont les opérateurs ferroviaires font partie au même titre que les réseaux d’énergie ou les concessions, une logique proche de celle des actifs réels cotés. Son TER ressort à 0,65 % contre 0,15 % pour IUIS, soit un écart de 0,50 point, pour une exposition ferroviaire qu’iShares ne consolide pas.

Coût fiscal comparé sur une plus-value de 10 000 euros
Sur une plus-value mobilière de 10 000 euros, l'enveloppe de détention change directement le montant net perçu :
  • Compte-titres ordinaire : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 3 140 euros prélevés et 6 860 euros nets.
  • PEA de plus de cinq ans : exonération d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux de 18,6 %, soit 1 860 euros prélevés et 8 140 euros nets.
L'écart atteint 1 280 euros sur un gain identique. Taux issus de la doctrine publiée par impots.gouv.fr après la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le calcul suppose un gain réalisé et l'absence d'option pour le barème progressif.

Questions fréquentes sur les ETF ferroviaires

La confusion la plus fréquente sur ce sujet vient du mot transport, employé indifféremment pour désigner le rail et l’ensemble du secteur. Les réponses ci-dessous s’appuient sur les ventilations et les listes de positions publiées par les émetteurs.

Quel ETF est le plus exposé au ferroviaire ?

IYT, avec une poche Rail Transportation de 31,35 % au 8 octobre 2026. Aucun autre fonds vérifié n’approche ce niveau : XTN plafonne à 8,62 % et IUIS à 6,04 % à la même date, et les positions ferroviaires d’INFR totalisent environ 17 %. IYT reste toutefois un ETF américain hors cadre UCITS, et plus des deux tiers de son portefeuille sont investis ailleurs que dans le ferroviaire.

Un ETF train est-il éligible au PEA ?

Un seul du panel l’est. Global X déclare BRIJ éligible au PEA. IUIS et INFR ne le sont pas : le premier réplique physiquement un indice d’entreprises américaines, le second ne se voit reconnaître aucun régime PEA sur la page française de BlackRock. IYT et XTN, produits américains hors UCITS, sont exclus. L’article L.221-31 du Code monétaire et financier conditionne l’admission à l’emploi de plus de 75 % des actifs en titres éligibles.

Quelle différence entre un ETF transport et un ETF ferroviaire ?

Un ETF transport couvre l’ensemble du secteur : rail, routier, aérien, maritime, logistique. Un ETF ferroviaire n’investirait que dans le rail, et ce produit n’apparaît pas dans les documents des émetteurs. Tous les fonds présentés comme ferroviaires sont en réalité des ETF transport, des ETF industriels ou des ETF d’infrastructures dont une fraction seulement est investie sur le rail.

Peut-on acheter IYT depuis la France ?

La question ne se tranche pas au niveau du fonds mais du courtier. Le règlement PRIIPs impose la publication d’un document d’informations clés avant la mise à disposition d’un produit à un investisseur de détail européen. IYT étant un produit américain, sa disponibilité dépend du distributeur et de la documentation dont il dispose. Une vérification auprès de l’intermédiaire concerné reste indispensable avant tout ordre.

Vaut-il mieux acheter Union Pacific en direct qu'un ETF ?

Les deux approches ne répondent pas au même besoin. Au 8 octobre 2026, Union Pacific pèse 5,27 % d’INFR et 2,78 % de XTN. L’achat en direct donne une exposition à une seule entreprise ferroviaire, sans la diversification apportée par un fonds, et concentre le risque sur une société unique et une seule devise. Le titre dépend aussi de l’issue du rachat de Norfolk Southern, toujours à l’examen du régulateur américain. Aucune de ces deux voies n’est logeable dans un PEA sur la base des documents vérifiés.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset. Titulaire d’une licence AES à l’Université Toulouse Capitole et d’une maîtrise en droit des affaires à l’Université de Montréal, il rédige et analyse un large éventail de contenus liés à la finance et à l’investissement, avec une attention particulière portée à la fiabilité des sources et à la clarté de l’information.
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