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Mis à jour le 28 juin 2026
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18 min de lecture

ETF luxe : quel est le meilleur fonds en 2026, et le seul éligible au PEA

Quel ETF luxe choisir en 2026 ? Comparatif des quatre trackers du secteur (Amundi, Boreas), TER, performances datées et le seul fonds logeable dans un PEA.
etf luxe bourse guide

L’univers des ETF luxe cotés en Europe tient en quatre lignes seulement, adossées à deux indices S&P, et une seule est éligible au PEA. Le choix dépend donc surtout de l’enveloppe, PEA, compte-titres ou assurance-vie. Voici les fonds retenus, leur classement, et celui qui ne franchit pas le filtre.

Comparatif · ETF du luxe en Europe
Quatre ETF luxe cotés en Europe, un seul éligible au PEA

Trois fonds Amundi et un fonds Boreas, adossés à deux indices S&P. Le TER varie peu : ce qui sépare ces fonds, c'est surtout l'encours et l'éligibilité PEA.

Taille relative de l'encours Seul fonds éligible au PEA
Glissez pour voir le tableau complet →
ETFTickerISINIndiceTER EncoursRéplicationCapi. / dist.EnveloppeDevise
Amundi PEA Luxe Monde UCITS ETF AccSeul éligible PEA MLUX FR001400S9V0 S&P Global Luxury Index 0,30 % env. 12 M€ juin 2026 Synthétique Capitalisant PEA et CTO EUR
Amundi Global Luxury UCITS ETF EUR Acc GLUX LU1681048630 S&P Global Luxury Index 0,25 % 406,85 M€ 29/05/2026 Synthétique Capitalisant CTO EUR
Amundi Global Luxury UCITS ETF USD AccMême fonds que GLUX, en dollars LUXU LU1681048713 S&P Global Luxury Index 0,25 % 474,77 M$ 29/05/2026 Synthétique Capitalisant CTO USD
Boreas S&P Absolute Luxury UCITS ETF USD AccEncours très faible LUXY (EUR) / LUXX (USD) IE000LVB7GJ9 S&P Europe Luxury 35/20 Capped 0,49 % env. 2 M€ 22/06/2026 Physique Capitalisant CTO USD
Données vérifiées Sources : Amundi (fiches produit), justETF, S&P Dow Jones Indices. Données arrêtées entre mai et juin 2026. Barres indicatives de la taille relative de l'encours.

Trois lignes de parts portent la signature Amundi, toutes adossées au même indice mondial de S&P, et le quatrième fonds, signé Boreas, vise le seul luxe européen. Un seul produit, Amundi PEA Luxe Monde, ouvre les portes du plan d’épargne en actions.

Ce comparatif est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Avant d’acheter un ETF sectoriel, vérifiez le DIC ou KID, la liquidité, les frais de votre courtier et votre horizon de placement.

Pourquoi le luxe ne compte que quatre ETF cotés en France

Le luxe est un thème porteur, mais un ETF sur le luxe au sens strict reste rare. La plupart des fonds qui contiennent des valeurs de luxe ne sont pas des fonds dédiés au luxe, un ETF consommation discrétionnaire ou un ETF Europe dilue ces titres dans des dizaines d’autres lignes. Cette sélection ne retient que les ETF UCITS cotés en Europe qui répliquent un indice strictement dédié au luxe, le même filtre que celui qui structure le classement des meilleurs ETF d’Online Asset. Restent quatre lignes de parts pour trois fonds distincts et deux indices, tous deux signés S&P Dow Jones Indices, dont une seule ligne éligible au PEA.

Sur un univers aussi resserré, les critères de tri changent de hiérarchie. Celui qui tranche n’est pas le TER, presque uniforme entre 0,25 % et 0,49 %, ni la tracking difference, déterminante sur un secteur large mais secondaire ici. C’est d’abord l’éligibilité PEA, qu’un seul fonds décroche, puis l’encours, car deux produits restent sous un niveau qui sécurise la liquidité, et enfin l’ancienneté, car deux d’entre eux ont moins de dix-huit mois. Un fonds qui plafonne à 2 M€ et n’affiche pas un an d’historique ne peut pas porter un classement de référence, quel que soit son prix. Comme tout placement en actions, un ETF luxe expose par ailleurs à un risque de perte en capital, accentué par sa concentration sectorielle.

Ce qui se passe si un ETF de niche ferme
Un ETF à très faible encours peut être liquidé par son émetteur. Les porteurs sont remboursés à la dernière valeur liquidative, mais c'est une cession forcée :
  • la sortie a lieu au moment choisi par le gérant, pas par vous
  • des frais de transaction restent à supporter
  • la plus-value devient imposable en compte-titres
D'où la priorité donnée à l'encours et à l'ancienneté avant le prix. (Sources : AMF, impots.gouv)

Marché du luxe en 2026 : reprise espérée, clientèle aspirationnelle en recul

Acheter un ETF luxe, c’est parier sur un secteur qui sort de deux années difficiles. Selon Bain & Company et Altagamma, le 20 novembre 2025, les biens personnels de luxe sont retombés à 358 Md€ en 2025, contre 369 Md€ en 2023, avant un rebond attendu de 3 à 5 % en 2026 selon Reuters. Les grandes maisons conservent des atouts structurels, force de marque et pouvoir de prix, mais ces facteurs ne garantissent pas la performance boursière, et la demande se déplace vers les expériences, l’hôtellerie et les croisières.

Le risque est concret. Les hausses de prix ont éloigné une partie de la clientèle aspirationnelle, dont la base serait passée de 400 millions de personnes en 2022 à 340 millions en 2025 selon Reuters, et la reprise dépend largement de la Chine, un sujet traité à part dans le comparatif des ETF Chine. Le cas Kering le rappelle, avec un chiffre d’affaires 2025 de 14,675 Md€ en baisse de 13 %, Gucci reculant de 22 %, et une marge récurrente tombée à 11,1 %. Un seul nom peut peser sur un indice, ce contre quoi un ETF protège mieux qu’une action en direct, à condition de surveiller sa concentration.

Le luxe ne se résume pas à la mode
L'indice S&P Global Luxury réunit 80 sociétés de biens et services de luxe, bien au-delà de la mode et de la maroquinerie : automobile haut de gamme, cosmétique et services premium en font partie. Un ETF qui le réplique capte donc une part du report de la demande vers l'expérientiel, et pas seulement le segment des sacs. (Source : S&P Dow Jones Indices)

Comparatif des ETF luxe 2026 : Amundi face à Boreas

Quatre fiches, mais pas quatre fonds équivalents. Deux produits Amundi dominent, une troisième part n’est qu’une variante de devise, et le quatrième reste trop fragile pour entrer dans la sélection.

Comparatif ETF luxe
ETF du luxe : concentration, performance et notre lecture
Quatre fonds passés au crible sur leur première ligne, leur concentration, leur performance datée et leur volatilité. Un seul ouvre la porte du PEA.
Faites défiler le tableau horizontalement
ETF Première ligne Top 10 Performance datée Volatilité 1 an Notre lecture
Amundi PEA Luxe Monde Richemont 9,66 % 57,79 % Lancé 12/2024, pas de recul à 3 ans env. 17 à 18 % Seule clé d'entrée en PEA
Amundi Global Luxury EUR idem indice 57,79 % +3,65 % à 1 an, +2,96 % à 5 ans (29/05/2026) 18,20 % Plus liquide, choix par défaut hors PEA
Amundi Global Luxury USD idem indice 57,79 % +6,54 % à 1 an en USD, +3,76 % en EUR (29/05/2026) 21,32 % Réservé à un pari assumé sur le dollar
Boreas S&P Absolute Luxury LVMH 26,30 % 93,17 % Lancé 01/2026, historique insuffisant non disponible Trop concentré et trop jeune, écarté
Données vérifiées À retenir : en PEA, une seule porte, Amundi PEA Luxe Monde. Hors PEA, la version EUR par défaut, la version USD réservée à qui assume un pari sur le dollar. Trop concentré sur LVMH et trop jeune, Boreas est écarté.

Amundi PEA Luxe Monde UCITS ETF Acc

C’est le seul de la liste à entrer dans un PEA, et c’est tout son intérêt. Lancé en décembre 2024, ce FCP de droit français (ISIN FR001400S9V0, ticker MLUX sur Euronext Paris) réplique le S&P Global Luxury Index en synthétique, via un swap, ce qui lui permet de loger un indice mondial dans l’enveloppe française. Frais courants de 0,30 %, capitalisant, libellé en euros.

La réplication étant synthétique, les principales positions affichées correspondent à l’exposition de l’indice, pas au panier de titres détenu au bilan. À fin mai 2026, ce panier est mené par Compagnie Financière Richemont (9,66 %), LVMH (8,28 %) et Hermès International (5,69 %). Le point faible est l’encours, environ 12 M€ en juin 2026 selon justETF, et un historique trop court pour lire une performance à trois ans. Adossé à Amundi, le fonds ne court pas un risque de fermeture imminent, mais il faut accepter sa taille modeste. Pour viser le luxe dans un PEA, c’est aujourd’hui le seul véhicule, ce qui le place en tête malgré tout.

Amundi Global Luxury UCITS ETF EUR Acc

Avec près de 407 M€ d’encours au 29 mai 2026, c’est le poids lourd de la catégorie et la vraie référence hors PEA. Ce compartiment luxembourgeois (ISIN LU1681048630, ticker GLUX) réplique le même indice en synthétique, capitalise les dividendes et affiche le TER le plus bas de la sélection, 0,25 %. Sa part actuelle existe depuis janvier 2018, ce qui lui donne un historique exploitable.

Cet historique fait parler le secteur. Sur la fiche mensuelle Amundi (factsheet) arrêtée au 29 mai 2026, le fonds gagne 3,65 % sur un an, mais seulement 0,18 % sur trois ans et 2,96 % sur cinq ans, avec un repli de 5,38 % depuis janvier 2026. Le luxe a bien traversé deux années moroses, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La volatilité, à 18,20 % sur un an, est celle d’un secteur cyclique, et la géographie de l’indice est dominée par les États-Unis (41,50 %) devant la France (22,48 %), preuve qu’un fonds luxe monde n’a rien de franco-français. Sa seule limite, il n’est pas éligible au PEA. En compte-titres, c’est le choix le plus solide du secteur.

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Amundi Global Luxury UCITS ETF USD Acc

Même fonds, même indice, mais une part dont la valeur et les performances sont exprimées en dollars (ISIN LU1681048713, ticker LUXU). Pour un investisseur qui raisonne en euros, l’écart avec la part euro vient surtout de la conversion de devise, pas d’une diversification actions supplémentaire. Mesurée en dollars au 29 mai 2026, elle gagne 6,54 % sur un an et 9,65 % sur trois ans, mais lue en euros par justETF, elle retombe à 3,76 % et 0,60 % sur les mêmes périodes. L’écart tient à l’effet de change, sur une exposition non couverte. Pour un épargnant qui n’a pas de vue sur l’euro-dollar, la part en euros reste plus simple à suivre.

Boreas S&P Absolute Luxury UCITS ETF USD Acc

C’est le fonds le plus intéressant à analyser, et celui qui reste écarté malgré tout. Boreas est le seul tracker purement européen et le seul à réplication physique, c’est-à-dire qu’il détient réellement les titres au lieu de passer par un swap. Géré par Lunate au sein de la structure irlandaise Chimera UCITS ICAV (ISIN IE000LVB7GJ9, ticker LUXY en euros et LUXX en dollars sur Xetra), il suit le S&P Europe Luxury 35/20 Capped Index, resserré sur les grandes maisons européennes.

Deux chiffres motivent la mise à l’écart. Son encours d’abord, environ 2 M€ au 22 juin 2026 selon justETF, un niveau où le risque de fermeture est réel et où le spread à l’achat peut effacer l’économie de frais. Sa concentration ensuite, vertigineuse, le top 10 pèse 93,17 % des actifs au 24 avril 2026 et le trio LVMH (26,30 %), Richemont (19,20 %) et Hermès (12,56 %) en représente à lui seul 58,06 % selon justETF. Avec plus de la moitié de l’exposition sur trois maisons, le fonds réduit moins le risque spécifique qu’un ETF sectoriel plus large. Son TER de 0,49 % est le plus élevé, son historique démarré en janvier 2026 interdit toute lecture de performance, et son éligibilité au PEA n’est pas confirmée à ce jour. La ligne est indiquée comme capitalisante par justETF, une caractéristique à confirmer sur le KID avant tout achat. L’idée d’un ETF luxe européen et physique est séduisante, mais en l’état, ce fonds est trop jeune, trop petit et trop concentré pour être retenu.

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Conseil de l'équipe
Le choix se règle sur l'enveloppe :
  • PEA : Amundi PEA Luxe Monde, seul candidat, sous réserve de vérifier la liquidité avant d'acheter
  • Compte-titres : Amundi Global Luxury EUR, plus large, plus liquide et moins cher
  • Part en dollars : réservée à un pari devise explicite
Boreas reste à surveiller plutôt qu'à acheter, tant que son encours n'a pas franchi un seuil sérieux.

ETF luxe en PEA : pourquoi un seul fonds franchit la barre des 75 %

La question revient dans presque toutes les recherches sur le sujet, peut-on loger un ETF luxe dans un PEA. La réponse est oui, pour un seul fonds, et le mécanisme mérite d’être expliqué. Pour être éligible au plan d’épargne en actions, un fonds doit investir au moins 75 % de ses actifs en actions de l’Union européenne, une règle rappelée par l’AMF. Or l’indice S&P Global Luxury est majoritairement américain, plus de 40 % d’exposition aux États-Unis. Sur le papier, il ne devrait jamais entrer dans un PEA.

La réplication synthétique lève l’obstacle. En détenant un panier d’actions européennes éligibles et en échangeant leur performance contre celle de l’indice mondial via un swap, Amundi PEA Luxe Monde respecte la contrainte des 75 % tout en délivrant l’exposition d’un indice non européen. Le montage est validé par le prospectus du fonds. C’est précisément ce qui en fait le seul ETF luxe logeable dans un PEA aujourd’hui, à intégrer comme satellite d’un cœur déjà diversifié, dans la logique de les meilleurs ETF éligibles au PEA.

Le saviez-vous ?
Réplication synthétique ne veut pas dire suivi approximatif. Sur la fiche Amundi du Global Luxury arrêtée au 29 mai 2026, la tracking error ressort à 0,00 % sur un an et 0,03 % sur trois ans : le swap colle de près à l'indice. L'enjeu d'un ETF synthétique tient donc moins à la précision du suivi qu'au risque de contrepartie, encadré par le cadre UCITS. (Source : Amundi, factsheet)

Acheter un ETF luxe : PEA, compte-titres ou assurance-vie

Le bon réflexe est de partir de l’enveloppe, pas du produit.

  • PEA : Amundi PEA Luxe Monde est la seule option, à loger via un courtier ou une banque qui le référence.
  • Compte-titres ordinaire : Amundi Global Luxury EUR devient le choix par défaut, avec son encours et son historique, ou sa part en dollars pour un pari devise.
  • Assurance-vie : la disponibilité dépend du référencement propre à chaque contrat, à vérifier dans la liste des unités de compte auprès de l’assureur avant d’en faire une option réelle.

Quel que soit le support, le luxe n’a pas vocation à constituer un portefeuille à lui seul. Sa concentration et sa cyclicité en font une poche satellite, à placer autour d’un cœur large comme celui qu’examine l’analyse des meilleurs ETF World. Sur les fonds à faible encours, surveillez le spread à l’achat et privilégiez les ordres à cours limité via un courtier en ligne adapté à votre profil.

Assurance-vie : deux frais qui se cumulent
En assurance-vie, deux conditions doivent être réunies avant de retenir un ETF luxe :
  • il doit être référencé comme unité de compte dans votre contrat, ce qui est rare pour un fonds sectoriel de petite taille
  • les frais de gestion de l'unité de compte s'ajoutent chaque année au TER de l'ETF
À comparer avec le coût réel d'un PEA ou d'un compte-titres avant de trancher.

Fiscalité d’un ETF luxe : PEA, CTO et flat tax en 2026

La fiscalité dépend de l’enveloppe, et elle pèse autant que les frais sur la performance nette. Voici les taux applicables aux gains en 2026.

Fiscalité des gains
PEA ou compte-titres : imposition des gains comparée
Deux enveloppes, deux traitements fiscaux. Le détail entre impôt sur le revenu et prélèvements sociaux explique l'écart de taux à la sortie.
Faites défiler le tableau horizontalement
Enveloppe Impôt sur le revenu Prélèvements sociaux Imposition totale
Compte-titres ordinaire (PFU) 12,8 % 18,6 % 31,4 %
PEA, après 5 ans de détention 0 %, exonéré 18,6 % 18,6 %
Données vérifiées À retenir : l'écart de 12,8 points correspond exactement à l'impôt sur le revenu que le PEA efface. Sur 10 000 € de gains, le compte-titres prélève 3 140 €, le PEA seulement 1 860 € après 5 ans, soit près de 1 280 € conservés : à condition de viser des titres éligibles et de ne pas retirer avant la cinquième année.

Le prélèvement forfaitaire unique a été porté de 30 % à 31,4 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui relève les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. Sur option, le contribuable peut renoncer au PFU pour le barème progressif (case 2OP), dont l’intérêt dépend de la tranche marginale, des moins-values et des abattements, et se simule au cas par cas.

Les parts Amundi citées sont capitalisantes, comme la ligne Boreas selon justETF, donc l’imposition ne se déclenche qu’à la revente. Après cinq ans, l’exonération d’impôt sur le revenu, confirmée par l’AMF et le BOFiP, peut améliorer la fiscalité nette du PEA face au compte-titres, mais l’écart réel dépend de la performance, de la durée de détention et de la situation de l’investisseur. C’est ce qui peut justifier le TER de Amundi PEA Luxe Monde, supérieur de cinq centièmes à la part Global Luxury. Le régime du compte-titres est détaillé dans le régime de la flat tax expliqué par Online Asset. Les règles de sortie du plan figurent dans la fiscalité du PEA.

Questions fréquentes sur l’ETF luxe et le PEA

Les recherches sur l’ETF luxe reviennent à quelques questions précises, le fonds le plus performant, l’éligibilité au PEA, l’existence d’un ETF LVMH ou Hermès, le contenu de l’indice S&P Global Luxury, le luxe Europe ou France, et le choix entre un ETF et des actions du luxe en direct. Voici les réponses, sources à l’appui.

Quel est le meilleur ETF du secteur du luxe en 2026 ?

Il n’existe pas de meilleur ETF luxe universel, le choix dépend de votre enveloppe. En compte-titres, Amundi Global Luxury EUR s’impose, avec près de 407 M€ d’encours, un TER de 0,25 % et un historique depuis 2018. Dans un PEA, Amundi PEA Luxe Monde est le seul candidat sérieux. Boreas, plus original mais minuscule et lancé début 2026, reste à surveiller.

Existe-t-il un ETF luxe éligible au PEA ?

Oui, et il est unique. Seul Amundi PEA Luxe Monde UCITS ETF Acc (FR001400S9V0) est éligible au PEA, grâce à une réplication synthétique qui respecte la règle des 75 % d’actions européennes tout en offrant l’exposition d’un indice luxe mondial. Les parts Global Luxury et le fonds Boreas ne sont pas logeables dans un plan, ou ne l’ont pas confirmé.

Peut-on acheter un ETF LVMH, Hermès ou Rolex ?

Non, un ETF ne réplique jamais une seule action, il n’existe donc ni ETF LVMH, ni ETF Hermès, ni ETF Rolex. Ces maisons figurent en revanche en tête des ETF luxe, LVMH, Richemont et Hermès pesant plus de 23 % du S&P Global Luxury à fin mai 2026 et près de 58 % du fonds Boreas en avril 2026. Pour s’exposer à ces marques sans concentrer le risque sur une seule, l’ETF luxe est l’outil adapté.

Que contient l'indice S&P Global Luxury ?

L’indice S&P Global Luxury réunit les 80 plus grandes sociétés cotées engagées dans les biens et services de luxe, selon S&P Dow Jones Indices. À fin mai 2026, il est mené par Richemont, LVMH et Hermès, avec une forte présence de l’hôtellerie (Marriott, Hilton), de l’automobile premium (Ferrari, Mercedes-Benz) et des croisières. Sa répartition est dominée par les États-Unis (41,50 %) devant la France (22,48 %).

Existe-t-il un ETF luxe Europe ou France ?

Un seul ETF cible spécifiquement le luxe européen, et il est récent. Boreas S&P Absolute Luxury suit le S&P Europe Luxury 35/20 Capped, très concentré sur LVMH, Richemont, Hermès, L’Oréal et Kering. Il n’existe pas d’ETF dédié au seul luxe français, le marché tricolore étant déjà largement représenté dans les indices monde via LVMH, Hermès et L’Oréal. Pour un pari franco-européen pur, Boreas est l’unique option, mais son encours de 2 M€ invite à la prudence.

Faut-il acheter un ETF luxe ou des actions du luxe en direct ?

Un ETF luxe mutualise le risque sur des dizaines de maisons, là où acheter une action du luxe en direct, LVMH, Hermès ou Kering, concentre le pari sur une seule société. Le recul de 22 % de Gucci chez Kering en 2025 rappelle ce risque de signature unique. Pour loger du luxe dans un PEA, l’ETF Amundi PEA Luxe Monde reste la seule option indicielle éligible, là où le choix d’actions individuelles éligibles au PEA est plus large mais moins diversifié.

Faut-il choisir la part en euros ou en dollars d'Amundi Global Luxury ?

Pour la plupart des épargnants français, la part en euros est plus lisible. Les deux parts (GLUX en euros, LUXU en dollars) suivent le même fonds et le même indice, seule la devise de cotation change, donc le risque de change. La part en dollars ne se justifie que pour un pari explicite sur le billet vert. À défaut, la part en euros évite de superposer deux paris.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset, spécialisé en investissement, optimisation fiscale et gestion de patrimoine. Diplômé en économie (Toulouse Capitole) et en droit des affaires (Montréal), il publie des analyses sourcées et actionnables pour aider les épargnants à décider en confiance.
⚠️ Informations importantes

Online Asset fournit des informations éducatives, pas de conseil en investissement personnalisé (CMF art. L.541-1). Risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour toute décision d'investissement, consultez un conseiller financier agréé qui pourra évaluer votre situation personnelle.

Contenu rédigé par l'équipe éditoriale d'Online Asset.
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