La FINMA range les banques suisses en cinq catégories de surveillance, sans établir de palmarès : un classement vérifiable part donc des chiffres que ces banques publient elles-mêmes.
Par encours, UBS, Pictet et Julius Bär devancent nettement les six autres grandes maisons suisses. Par solvabilité, Lombard Odier affiche le ratio CET1 le plus élevé des neuf. Pour un résident français, deux critères resserrent ensuite le choix : cinq de ces banques disposent d’une entité qui sert la clientèle en France, et deux chiffrent leur ticket d’entrée à titre indicatif.
L’encours et le ratio de fonds propres CET1 ne rangent pas ces neuf banques dans le même ordre. Vu de France, une troisième donnée compte : l’entité qui sert la clientèle de ce côté-ci de la frontière.
- 1 UBS (Zurich)ActionnariatCotée Encours publié4 942 Md USD d’actifs investis en gestion de fortune, monde entier, à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET114,4 % (groupe)Notation long termeS&P A+, Fitch AA
- 2 Pictet (Genève)ActionnariatSept associés propriétaires et gérants Encours publié810 Md CHF d’actifs sous gestion ou en dépôt à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET121,2 %Notation long termeMoody’s Aa2 (dépôts), Fitch AA-
- 3 Julius Bär (Zurich)ActionnariatCotée Encours publié546,7 Md CHF d’actifs sous gestion à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET118,5 %Notation long termeMoody’s A1 (dépôts)
- 4 Vontobel (Zurich)ActionnariatCotée, pacte d’actionnaires familial sur 50,9 % des voix Encours publié252,2 Md CHF d’actifs sous gestion à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET123,0 %Notation long termeMoody’s Aa3 (dépôts)
- 5 Lombard Odier (Genève)ActionnariatAssociés-gérants Encours publié239 Md CHF d’avoirs sous gestion au 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET131 %Notation long termeFitch AA-
- 6 J. Safra Sarasin (Bâle-Ville)ActionnariatFamilial Encours publié228,5 Md CHF d’actifs sous gestion à fin 2025 Ratio CET121,48 %Notation long termeS&P A
- 7 Edmond de Rothschild (Genève)Actionnariat100 % familial Encours publié198 Md CHF d’actifs sous gestion à fin 2025 Ratio CET119,1 %Notation long termeAucune relevée
- 8 EFG (Zurich)ActionnariatCotée, premier actionnaire à 45,7 % Encours publié196,3 Md CHF d’actifs sous gestion générateurs de revenus à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET115,0 %Notation long termeMoody’s Aa3, Fitch A
- 9 UBP (Genève)ActionnariatFamille de Picciotto Encours publié193,5 Md CHF d’avoirs sous gestion à la fin du 1ᵉʳ semestre 2026 Ratio CET1Tier 1 : 22,5 %Notation long termeMoody’s Aa2 (dépôts)
L’ordre est net en tête : l’encours mondial d’UBS représente plusieurs fois celui de Pictet, qui compte pourtant aussi les avoirs simplement déposés. Il devient fragile à partir du 4ᵉ rang, où le périmètre et la date du chiffre décident. Avec ses actifs totaux de la clientèle, 367 Md CHF, Lombard Odier dépasserait les 332 Md CHF de Vontobel mesurés de la même façon, et EFG annonce plus de 200 Md CHF sous gestion depuis le rachat de Quilvest en 2026.
Quelle est la meilleure banque privée suisse ?
Euromoney a désigné UBS meilleure banque privée de Suisse dans ses Private Banking Awards 2026. Le même palmarès a distingué trois autres maisons du classement sur des catégories plus étroites, selon leurs propres pages : Lombard Odier comme meilleure banque « pure play » en Suisse et en France, Julius Bär pour ses services de family office, Edmond de Rothschild pour la durabilité.
Pictet, de son côté, a reçu chaque année de 2012 à 2024 le titre de meilleure banque privée de Suisse aux Global Private Banking Awards du groupe Financial Times. Ces prix traduisent l’appréciation d’un jury sur la stratégie ou le service d’un établissement, sans mesurer la performance nette d’un mandat ni les frais facturés.
Le classement placé sous l’introduction retient l’encours, publié par les neuf maisons dans leurs comptes. Le panel part de l’étude Clarity on Swiss Private Banks de KPMG et de l’Université de Saint-Gall, qui recensait 80 banques privées en Suisse fin 2025, puis 79 fin mai 2026, pour environ 3 500 milliards de francs d’actifs gérés en 2025.
Classées par ratio CET1, les mêmes maisons changent d’ordre : Lombard Odier passe en tête avec 31 %, devant Vontobel et J. Safra Sarasin, tandis qu’UBS ferme la marche avec 14,4 %, un ratio établi à l’échelle de tout le groupe. Vu de France, ce qui sépare ces neuf banques tient ensuite à la façon dont chacune s’organise de ce côté-ci de la frontière.
Edmond de Rothschild adossée à une banque de droit français
À l’inverse des autres maisons du classement, Edmond de Rothschild sert sa clientèle française par une banque de droit français : Edmond de Rothschild (France), établissement de crédit agréé et contrôlé par l’ACPR, au 47 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Ses encours de banque privée atteignaient 27 milliards d’euros au 30 juin 2026, selon son rapport semestriel. La relation peut ainsi rester entièrement en France, les dépôts éligibles relevant alors du FGDR dans ses plafonds. Les conditions d’entrée chez Edmond de Rothschild Banque Privée se confirment auprès de la banque.
EFG grandie par les rachats de Cité Gestion et Quilvest
EFG a racheté 100 % de la banque genevoise Cité Gestion, opération finalisée le 7 octobre 2025, puis Quilvest, banque privée zurichoise, le 21 juillet 2026. La liste de ses implantations ne mentionne en revanche aucun bureau en France : un résident français traite avec une entité suisse ou étrangère du groupe, dans la limite de ce que celle-ci est autorisée à lui proposer.
J. Safra Sarasin depuis l’intégration de Saxo Bank
Le groupe bâlois a annoncé le 2 mars 2026 avoir finalisé l’acquisition d’environ 71 % de Saxo Bank, avec l’accord de la FINMA et du régulateur danois. Ses publications en portent la trace : son ratio CET1 consolidé, de 34,5 % fin 2025, s’établit à 21,48 % au 30 juin 2026, premier arrêté semestriel après l’opération. En France, la clientèle est suivie par la succursale parisienne de Banque J. Safra Sarasin (Luxembourg) SA, ouverte en 2023 et centrée sur la gestion de patrimoine.
Julius Bär sans entité propre en France
La page que Julius Bär consacre à ses autorités de surveillance ne mentionne aucune entité en France : sa banque européenne, Bank Julius Baer Europe S.A., supervisée au Luxembourg, n’a de succursales qu’en Italie, en Irlande et en Espagne. Le groupe précise que « les produits et services proposés dépendent du domicile du client et de l’entité juridique de Julius Baer » : l’entité cocontractante d’un résident français se détermine donc au cas par cas.
Lombard Odier servie en France par sa banque luxembourgeoise
Plus ancienne banque privée de Genève selon sa propre présentation, Lombard Odier accompagne des clients en France depuis 2001, rue Royale à Paris. L’entité qui y opère est Lombard Odier (Europe) S.A., succursale en France d’un établissement de crédit de droit luxembourgeois surveillé par la CSSF. Concrètement, la banque prévient qu’un client n’accède qu’aux services effectivement offerts dans son pays de résidence : l’offre servie à Paris peut donc différer de celle de Genève.
Pictet présente à Paris par sa banque allemande
Pictet propose de la gestion de fortune en France depuis 2004, par la succursale de Paris de Bank Pictet & Cie (Europe) AG, au 5 rue Beaujon. Cette banque a son siège à Francfort-sur-le-Main et relève de la BaFin, le superviseur allemand : un client suivi à Paris a pour contrepartie l’entité allemande du groupe, distincte de Banque Pictet & Cie SA à Genève. Ce que l’on sait du ticket d’entrée chez Pictet remonte à des estimations de la maison données en 2019.
UBP représentée à Paris par une société de gestion institutionnelle
À Paris, UBP n’exploite qu’une société de gestion de portefeuille, Union Bancaire Gestion Institutionnelle (France), agréée par l’AMF et tournée vers les investisseurs institutionnels. Pour la clientèle privée européenne, le groupe met en avant Union Bancaire Privée (Europe) S.A., qui sert depuis Luxembourg les 27 États membres. Aucune de ces deux entités ne se confond avec UNION BANCAIRE PRIVEE, UBP SA à Genève, qui porte la note Moody’s Aa2 du classement.
UBS distingue sa clientèle suisse de sa clientèle française
UBS Switzerland AG est la seule banque du classement rangée en catégorie 1 par la FINMA, celle des établissements les plus grands et les plus complexes, quand les huit autres relèvent de la catégorie 3. Un résident français peut toutefois être suivi par une autre entité du groupe : UBS Europe SE, succursale de France, rue du Colisée à Paris, supervisée par la Banque centrale européenne et présente depuis 1999. Ses services s’adressent, selon la banque, « à une clientèle résidant et souhaitant investir en France ».
Vontobel limitée à la gestion d’actifs à Paris
La seule entité parisienne du groupe zurichois est Vontobel Asset Management S.A., Paris Branch, succursale d’une société de gestion luxembourgeoise agréée par la CSSF : le groupe ne déclare aucune banque privée en France. L’AMF a par ailleurs inscrit le site vontobel-patrimoine.com dans la catégorie « usurpation » de sa liste noire, le 14 avril 2022.
- Quelle entité du groupe signera le contrat, et dans quel pays est-elle établie ?
- Quelle autorité la surveille, et sous quelle dénomination sociale figure-t-elle dans son registre ?
- Quels services cette entité peut-elle proposer à un résident français : gestion sous mandat, conseil ou simple tenue de compte ?
- Quels frais s’ajoutent pour un client domicilié hors du pays de la banque ?
- Quelle garantie des dépôts couvre les liquidités, et comment les titres sont-ils conservés ?
Banquier privé et banque privée ne répondent pas des pertes de la même façon
Cinq établissements seulement figurent dans la catégorie « banques privées » des chiffres-clés 2026 de la place financière suisse publiés par le SFI, pour l’année 2024. Ce décompte ne recense pas le private banking : il reprend le groupe statistique que la BNS nomme « banquiers privés », limité aux raisons individuelles, sociétés en nom collectif et sociétés en commandite simple ou par actions, où des associés indéfiniment responsables engagent leur propre fortune.
Pictet, Lombard Odier et Mirabaud ont quitté ce groupe en devenant des sociétés anonymes en 2014 : la BNS les a reclassées parmi les banques boursières dans sa publication « Les banques en Suisse » 2014. Le groupe est alors passé de 11 établissements fin 2013 à 7 fin 2014.
L’Association des Banquiers Privés Suisses, qui a déposé en 1997 la marque collective « banquier privé », compte aujourd’hui cinq membres : Baumann, Bordier, E. Gutzwiller, Rahn+Bodmer et Reichmuth. L’Association de Banques Privées Suisses (ABPS), fondée fin 2013, mêle les deux statuts : quatre de ces banquiers privés y côtoient Pictet, Lombard Odier et Mirabaud, toutes trois organisées en sociétés anonymes.
Dans une société en nom collectif, les associés répondent des dettes de la société solidairement et sur tous leurs biens. Une convention contraire entre eux reste sans effet envers les tiers (article 568).
Cette responsabilité est subsidiaire : un créancier ne peut rechercher un associé personnellement que si celui-ci est en faillite, si la société est dissoute ou si les poursuites contre elle sont restées infructueuses.
La société en commandite réunit au moins un associé indéfiniment responsable, forcément une personne physique, et des commanditaires tenus seulement à concurrence de leur apport (article 594). La société en commandite par actions compte elle aussi un ou plusieurs associés tenus sur tous leurs biens (article 764).
Source : Code des obligations suisse, articles 568, 594 et 764 (Fedlex).
Quel ticket d’entrée exige une banque privée suisse ?
Le ticket d’entrée se fixe banque par banque : dans la FAQ de sa banque privée suisse, Rothschild & Co renvoie à la « situation financière globale » du client, sans minimum fixe. Deux maisons du classement donnent un ordre de grandeur :
- Lombard Odier : ses clients lui confient « généralement des actifs liquides supérieurs à CHF 1 million », seuil variable selon le service et le pays de résidence.
- UBS en France : l’offre de gestion de fortune d’UBS Europe SE vise des actifs financiers supérieurs à 2 millions d’euros.
En Suisse, la grille tarifaire d’UBS en dit plus long que bien des plaquettes. Depuis le 23 septembre 2026, UBS Switzerland AG facture 330 CHF par mois aux clients domiciliés hors de Suisse suivis en gestion de fortune personnalisée, sauf exonération, notamment au-delà de 500 000 CHF de patrimoine global. Pour un résident français suivi avec 300 000 CHF, la facture atteint 3 960 CHF par an, soit 1,32 % de l’encours avant le moindre frais de gestion.
Les seuils de 500 000 et 2 millions de francs de certaines brochures, comme celle de Julius Bär, relèvent de l’article 5 de la loi suisse sur les services financiers et ne conditionnent pas l’ouverture d’un compte. Ils ouvrent le statut de client professionnel, moins protégé : dès 2 millions de francs de fortune, ou dès 500 000 francs avec les connaissances requises pour comprendre les risques, acquises par la formation et l’expérience professionnelle.
Sous ces montants, les seuils d’accès publiés par les banques privées implantées en France offrent un point de comparaison. L’épargne de précaution, elle, relève plutôt des placements bancaires garantis disponibles en France.
Le statut de client professionnel ne s’applique pas tout seul : le client fortuné le demande par une déclaration faite par écrit ou sous une autre forme qui en garde la preuve par un texte (article 5 LSFin). Ses effets :
- le prestataire peut présumer qu’il a les connaissances et l’expérience requises, et qu’il peut assumer financièrement les risques de placement (article 13) ;
- le client peut renoncer expressément aux règles d’information, de documentation et de compte rendu (article 20) ;
- la feuille d’information de base d’un instrument recommandé n’est remise qu’aux clients privés (article 8).
Le retour au statut de client privé reste possible par une déclaration d’opting-in.
Source : loi fédérale sur les services financiers (LSFin), articles 5, 8, 13 et 20 (Fedlex).
Quelle banque suisse accepte les Français ?
Accepter un résident français relève de la politique de chaque banque, et l’entité qui signe le contrat fixe ensuite le reste. Trois portes coexistent :
- Une relation tenue en Suisse : l’entité autorisée par la FINMA contracte directement, comme UBS Switzerland AG, dont la grille prévoit des suppléments pour les clients domiciliés à l’étranger. Cette licence ne suffit pas, à elle seule, à commercialiser tous les services auprès d’un résident français.
- Une entité du groupe implantée en France : succursale européenne pour Pictet, Lombard Odier, J. Safra Sarasin et UBS, banque de droit français pour Edmond de Rothschild.
- Une entité à Monaco : sept des neuf maisons y opèrent, et les filiales monégasques des banques privées suisses suivent le cadre bancaire franco-monégasque.
La protection dépend de l’entité qui tient le compte et de la nature des avoirs. En Suisse, les dépôts sont privilégiés jusqu’à 100 000 CHF par client et les titres, propriété du client, sont « intégralement distraits de la masse de la faillite », selon la FINMA. Une succursale européenne relève de la garantie de son pays d’origine, une banque de droit français du FGDR. En pratique, l’entité se vérifie sur REGAFI, le registre unique mis en ligne par l’ACPR le 1er juillet 2026, sous sa dénomination sociale exacte.
La garantie des dépôts suisse, gérée par esisuisse, protège aussi les clients domiciliés à l’étranger : seul compte le titulaire du contrat avec la banque. Un résident français dont le compte est tenu en Suisse en bénéficie comme un client suisse.
Elle s’arrête aux dépôts comptabilisés en Suisse : ceux d’une succursale étrangère d’une banque suisse sont seulement privilégiés dans la faillite, sans être garantis. Pour l’ensemble des banques, l’enveloppe mobilisable atteint 1,6 % des dépôts garantis, soit 7,9 milliards de francs selon esisuisse.
Sources : loi fédérale sur les banques, articles 37a et 37h ; esisuisse, questions fréquentes.
Un départ de France modifie ces critères, détaillés pour la banque privée après un départ de France. La Suisse n’est d’ailleurs qu’une option parmi les places bancaires hors de France comparées entre elles.
Quelle fiscalité pour un compte en banque privée suisse ?
Où que se trouve sa banque, un résident fiscal français est imposable en France sur l’ensemble de ses revenus, sous réserve des conventions (article 4 A du CGI). Le compte se déclare chaque année, avec les démarches et obligations déclaratives d’un compte ouvert en Suisse.
- Amende de 1 500 € par compte omis sur le formulaire 3916, pour chaque année non prescrite (article 1736 du CGI). Le montant de 10 000 € vise les États sans convention d’assistance administrative donnant accès aux renseignements bancaires, ce qui n’est pas le cas de la Suisse.
- Majoration de 80 % de l’impôt rappelé sur les sommes d’un compte non déclaré qui n’avaient pas été soumises à l’impôt, avec un minimum égal à l’amende, qu’elle remplace (article 1729-0 A du CGI).
L’obligation vise tout compte ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger au cours de l’année.
Sources : articles 1649 A, 1729-0 A et 1736 du CGI ; BOFiP, BOI-CF-INF-20-10-50 et BOI-ANNX-000270.
Sur un dividende suisse brut de 10 000 CHF, l’impôt anticipé de 35 % retient 3 500 CHF. La convention franco-suisse limite l’impôt définitif à 15 % : les 2 000 CHF d’excédent se réclament par le formulaire 83 dans les trois ans suivant la fin de l’année d’imposition en Suisse, selon le BOFiP. Les 1 500 CHF restants ouvrent droit, dans les conditions de la convention, à un crédit d’impôt plafonné à l’impôt français dû sur ce dividende. Les intérêts sont en principe imposables en France seulement.
En France, ces revenus relèvent en 2026 d’un prélèvement forfaitaire unique porté à 31,4 %, sauf exceptions ou option pour le barème, révocable depuis 2026.
Questions fréquentes sur la banque privée en Suisse
Fin 2025, les clients privés étrangers détenaient 709,3 milliards de francs de titres en dépôt dans les banques suisses, près des trois quarts du montant détenu par les clients privés suisses, selon le SFI.
Le secret bancaire suisse protège-t-il encore un résident français ?
Non, pas face au fisc français. L’article 47 de la loi sur les banques protège la confidentialité, mais la Suisse échange automatiquement les données de comptes financiers avec plus de 100 États, dont la France, sur des bases légales en vigueur depuis le 1er janvier 2017. La protection face aux créanciers relève d’autres règles, détaillées dans les limites de la protection d’un compte à l’étranger face aux créanciers.
Un frontalier peut-il ouvrir un compte en banque privée suisse ?
Oui, si la banque accepte le dossier, et certaines grilles en tiennent compte. UBS Switzerland AG ne facture pas son supplément de 30 CHF par mois pour domicile à l’étranger à un client domicilié en France qui reçoit un salaire régulier d’au moins 500 CHF par mois. Le compte reste à déclarer chaque année en France, comme tout compte ouvert à l’étranger.
- Liste des banques et maisons de titres autorisées
- Protection des déposants auprès de banques et de négociants en valeurs mobilières
- Clarity on Swiss Private Banks 2026
- Les banques en Suisse 2014
- Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse 2026
- Échange automatique de renseignements
- Impôt anticipé
- Convention fiscale franco-suisse et revenus de capitaux mobiliers
- Prestations et prix pour la clientèle privée