Choisir une banque privée en 2026 ne consiste pas seulement à comparer des marques. Le vrai sujet se joue sur quatre points : seuil d’accès réel, transparence des frais, qualité du mandat de gestion et stabilité de l’équipe qui suit le dossier. Entre promesse patrimoniale et exécution concrète, l’écart peut être important.
- BNP Paribas Banque Privée est désignée meilleure banque privée en France par Euromoney en 2026. Cette distinction reste un repère de marché, pas un critère de choix suffisant à lui seul.
- L'accès débute souvent autour de 250 000 € d'avoirs confiés, avec des seuils qui montent à plusieurs millions d'euros pour les maisons les plus sélectives.
- Le vrai tri se fait sur les frais complets et la performance nette, la qualité du mandat, le reporting et la stabilité de l'équipe qui suit le dossier.La marque compte moins que l'exécution réelle.
- Ce guide compare les principaux acteurs du marché et les points à vérifier avant d'entrer en relation avec une banque privée.
Palmarès 2026 : qui tire son épingle du jeu ?
Le marché français de la banque privée traverse une phase de concentration intéressante. Fini le temps où il suffisait d’afficher « private banking » sur sa devanture pour séduire — désormais, seules les maisons capables de conjuguer expertise pointue et exécution irréprochable tirent leur épingle du jeu. Pour un cadre de décision chiffré et à jour, appuyez-vous sur le palmarès des meilleurs placements financiers.
Euromoney Awards 2026 : le verdict est tombé
En 2026, Euromoney classe BNP Paribas Banque Privée comme « Best private bank » en France. Le prix confirme surtout la solidité d’un acteur généraliste très installé auprès des familles patrimoniales et des entrepreneurs, avec une forte présence domestique et une part importante d’actifs suivis en mandat ou en conseil.
À l’échelle européenne, BNP Paribas Wealth Management est aussi distinguée comme meilleure banque privée en Europe. Les prix par spécialité ne disent toutefois pas tous la même chose : Euromoney cite notamment Lombard Odier pour la catégorie pure player / boutique, Indosuez Wealth Management pour la gestion discrétionnaire, Société Générale Private Banking pour le fixed income, et BNP Paribas Wealth Management pour les fonds, la durabilité et les produits structurés.
Le point à retenir : un classement ne suffit pas à choisir une banque privée. Il sert de repère de marché, mais il doit être recoupé avec les frais, les conditions d’accès, le mandat proposé, la qualité du reporting et la continuité de l’équipe en charge du dossier.
Tour d’horizon des acteurs qui comptent
Sur le marché français, une poignée d’acteurs concentre l’attention. Entre les tickets d’entrée qui s’échelonnent de quelques centaines de milliers d’euros à plusieurs millions et les spécialités parfois très marquées, le tri doit rester méthodique : périmètre de service, solidité de l’équipe, frais complets, puis qualité du reporting.
Seuils d'accès indicatifs, positionnement et domaines d'expertise des principales banques privées actives en France.
| Banque | Ticket d'entrée | Positionnement | Spécialités |
|---|---|---|---|
| BNP Paribas Banque Privée | 250 k€ | Meilleure banque privée en France (Euromoney 2026) | Entrepreneurs, gestion sous mandat, crédit patrimonial, banque globale |
| Société Générale Private Banking | 500 k€ en France | Forte implantation Luxembourg et Monaco | Structuration patrimoniale, gestion obligataire, international |
| Indosuez WM (Crédit Agricole) | Sur dossier, orientation gestion de fortune | Acteur de référence pour les grands patrimoines | Gestion sous mandat, transmission, familles, entrepreneurs |
| Edmond de Rothschild | Environ 3 M€ | Maison indépendante de gestion de fortune | Gestion active, investissement à impact, non coté, immobilier |
| Pictet WM | Environ 5 M€ | Pure player suisse de gestion de fortune | Allocation stratégique, fonds dédiés, gouvernance familiale |
| Milleis Banque Privée | 100 k€ d'actifs confiés | Banque privée française accessible | Assurance vie, PER, compte-titres, accompagnement patrimonial |
| Louvre Banque Privée | 150 k€ sur mandat Premium | Banque privée du groupe Crédit du Nord | Gestion sous mandat, crédit patrimonial, ingénierie, gestion ESG |
Deux autres maisons françaises méritent un examen attentif si vous ne vous reconnaissez pas dans les profils ci-dessus. La Banque Transatlantique, rattachée au groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale via CIC, accompagne historiquement les dirigeants détenteurs de stock-options et les expatriés français installés à Londres, New York ou Singapour. La Banque Palatine, pôle banque privée du groupe BPCE, s’adresse plutôt aux chefs d’entreprise d’ETI qui préparent une cession ou organisent la transmission de leur outil professionnel.
LCL Banque Privée : l’accès patrimonial le plus abordable des grands réseaux
Absente des palmarès internationaux comme Euromoney, LCL Banque Privée n’en occupe pas moins une place stratégique dans le paysage français. Filiale de Crédit Agricole S.A., elle mise sur un modèle de proximité urbaine plutôt que sur le prestige des maisons ultra-sélectives, ce qui en fait une option crédible pour une première relation patrimoniale structurée.
Trois éléments distinguent son positionnement en 2026 :
- Un maillage territorial dense : 73 pôles de gestion dédiés répartis dans les grandes agglomérations, là où les pure-players patrimoniaux concentrent leurs équipes sur Paris, Genève ou le Luxembourg.
- Une gestion sous mandat accessible : à partir de 20 000 euros en OPC et 100 000 euros en titres en direct, avec quatre orientations graduées (Prudent 30, Équilibre 60, Dynamique 80, Offensif 100). Un ticket nettement inférieur aux 250 000 à 500 000 euros exigés par BNP Paribas ou Société Générale.
- Une montée en gamme assumée : le rachat du groupe Milleis par LCL et Crédit Agricole Assurances, finalisé en 2026, renforce nettement ses ambitions sur la clientèle patrimoniale haut de gamme.
Reste à mesurer ce que vaut concrètement l’accompagnement face aux maisons spécialisées, des frais de gestion à la stabilité des équipes. Pour départager le discours commercial des résultats réels, notre avis sur LCL Banque Privée passe l’offre au crible avant tout engagement.
Banque privée : derrière les mots, quelle réalité ?
Parlons franc : tous les établissements qui collent « privé » sur leur enseigne ne jouent pas dans la même cour. Une vraie banque privée, c’est avant tout des expertises pointues, des circuits décisionnels courts et un accompagnement stratégique sur le long terme. Pas juste un compte courant premium avec une carte noire.
Les services qui font vraiment la différence
La valeur ajoutée d’une banque privée ne se résume pas à un chéquier doré. Elle réside dans sa capacité à orchestrer votre stratégie patrimoniale sur plusieurs années, avec des spécialistes qui prennent des décisions rapides et assumées.
Un bon banquier privé ne vous vend pas un produit — il coordonne une équipe d’experts (fiscaliste, gestionnaire, spécialiste crédit) et formalise un plan d’action pluriannuel avec des indicateurs de suivi concrets. La différence ? Quand les marchés bougent, les décisions se prennent en heures, pas en semaines.
- Conseil stratégique : feuille de route personnalisée, allocations d’actifs, solutions d’assurance vie sur mesure, accompagnement des pactes d’associés. L’objectif ? Vous faire gagner du temps et éviter les erreurs coûteuses.
- Ingénierie patrimoniale : structuration via holdings, démembrement de propriété, optimisation fiscale documentée. Ici, on ne bricole pas — chaque montage doit être juridiquement solide et économiquement justifié.
- Asset management : accès privilégié aux fonds maison, partenariats avec des gestionnaires tiers, ETF institutionnels, private equity. Le tout avec une architecture réellement ouverte, pas juste de la distribution déguisée.
- Financements spécialisés : lignes de crédit adossées aux portefeuilles, crédit immobilier patrimonial, lombard avec conditions négociées. Pratique quand vous voulez investir sans céder vos positions.
Clé de voûte : un interlocuteur senior qui pilote la relation et engage sa responsabilité sur la cohérence globale du dispositif.
Qui peut vraiment en bénéficier ?
Les banques privées s’adressent prioritairement aux dirigeants d’entreprise, actionnaires familiaux, investisseurs avertis et cadres très épargnants. Néanmoins, au-delà des seuils d’encours, ce qui compte vraiment c’est la complexité de votre situation et vos besoins d’accompagnement.
Vous vendez votre entreprise ? L’expertise en structuration post-cession devient cruciale. Vous êtes expatrié ? La maîtrise des conventions fiscales prime. Vous gérez un patrimoine familial ? La gouvernance et la planification successorale passent au premier plan.
N’oubliez pas de valider les potentiels conflits d’intérêts : certaines maisons privilégient leurs fonds maison, d’autres poussent leurs produits structurés. Exigez la transparence sur les rétrocessions et la granularité des reportings.
Avantages concrets… et pièges à éviter
Bien choisie, une banque privée fluidifie votre quotidien financier et accélère vos décisions patrimoniales. Mal choisie, elle alourdit considérablement la facture sans apporter de valeur tangible. L’évaluation se fait donc au prisme de la gouvernance, de la transparence tarifaire et de la capacité à traverser les cycles de marché.
Cela passe aussi par des services du quotidien dédiés, comme une carte bancaire haut de gamme aux plafonds et garanties adaptés à une clientèle patrimoniale.
Ce que vous y gagnez vraiment
Le bon partenaire vous fait gagner du temps, vous évite des erreurs coûteuses et vous ouvre des portes. Fini la sur-fiscalisation par méconnaissance, l’excès de liquidités non rémunérées ou les mauvais timings d’investissement. Il cadre aussi les décisions familiales, souvent plus sensibles sur le plan émotionnel que technique.
- Accès privilégié : allocations robustes, véhicules private equity/immobilier réservés aux clients institutionnels, conditions négociées grâce à l’effet d’échelle.
- Optimisation des coûts : baisse significative des frais de gestion sur gros encours, parts institutionnelles, spreads réduits sur les changes.
- Financement intelligent : lombard optimisé, crédit professionnel coordonné avec votre stratégie patrimoniale, assurance vie adossée à vos besoins réels.
- Sérénité familiale : pactes d’actionnaires, donations structurées, planification successorale apaisée avec tous les acteurs (notaire, avocat fiscaliste, gestionnaire).
Au final, vous gagnez en lisibilité et dormez mieux : une feuille de route claire, des comptes rendus utiles et des KPI qui permettent de piloter efficacement votre gestion de patrimoine. Si vous raisonnez en cash-flow, évaluez quel rendement mensuel pour un placement.
Les écueils souvent sous-estimés
Attention au « vernis premium » qui cache une simple extension de banque de détail avec des frais majorés. Tous les établissements qui se disent « privés » ne disposent pas forcément des expertises annoncées.
- Frais parfois supérieurs : entre les frais de garde, les commissions de gestion, les droits d’entrée et les coûts cachés (TER des fonds, change), la facture peut vite grimper au-dessus de 1,5%/an.
- Univers produits orienté : certaines maisons poussent prioritairement leurs fonds maison ou leurs produits structurés, pas forcément les mieux adaptés à votre situation.
- Rotation des équipes : le banquier qui vous a séduit peut partir six mois après votre entrée. Vérifiez la stabilité historique et les protocoles de transmission de dossier.
- Sur-sophistication : méfiance face aux montages complexes qui enrichissent surtout… les conseillers. Un bon dispositif patrimonial doit rester compréhensible et réversible.
Décryptage des frais : ce que ça coûte vraiment
Les tickets d’entrée oscillent généralement entre 250 k€ et 500 k€ chez les grands acteurs français, mais peuvent grimper à plusieurs millions pour les maisons ultra-sélectives. Ces fourchettes restent indicatives — tout se négocie selon votre encours, la complexité de votre dossier et votre potentiel de développement.
Seuils d’accès : du concret, pas du marketing
En pratique, comptez 250-500 k€ pour une relation structurée avec banquier privé dédié et accès aux comités d’investissement. En-dessous de ces seuils, apprenez à placer 15000 euros avec une approche simple et efficace. Les maisons patrimoniales pure-players (Rothschild, Pictet) affichent plutôt 3-5 M€ — elles visent principalement les familles actionnaires et entrepreneurs en phase de cession, comme le détaille cette enquête du Monde.
Le ticket peut diminuer si vous apportez des flux récurrents (revenus professionnels, cession échelonnée) ou si vous concentrez l’intégralité de vos avoirs. Certains établissements acceptent aussi un « parcours progressif » : vous commencez avec un encours réduit et montez en gamme au fil de l’enrichissement. Si vous avez déjà un patrimoine conséquent, voir comment investir 100 000 euros vous aidera à structurer vos priorités.
Anatomie des frais : où part votre argent
Trois blocs principaux composent la facture : frais de garde/courtage, commissions de gestion (mandat, fonds) et éventuelle surperformance. S’ajoutent les coûts moins visibles mais bien réels : TER des fonds, spreads de change, frais sur versement.
Fourchettes observées sur le marché français de la gestion sous mandat et de la banque privée, avec les points à surveiller avant de signer.
| Type de frais | Fourchette moyenne | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Frais récurrents (mandat, garde) | 0,50% à 1,50% par an | Coût total net de rétrocessions, paliers dégressifs selon l'encours confié. |
| Frais d'entrée ou de versement | 0% à 1,50% | Souvent négociables ; attention aux doublons avec les frais propres aux fonds. |
| Commission de performance | 5% à 15% | Mécanisme high water mark, seuil de déclenchement et période de référence à vérifier. |
| Change et crédit lombard | 0,05% à 0,50% | Spreads de change, taux et garanties exigées sur le crédit adossé au portefeuille. |
Exigez un Taux de Coût Total (TCT) ex-ante et ex-post avec scénarios. Les brochures tarifaires existent — comme celle de Société Générale — vous pouvez les lire… et surtout les négocier. Grappiller 0,30 point sur les frais récurrents change complètement la donne sur 10 ans. Croyez-moi, j’ai fait le calcul des centaines de fois. Pour sécuriser une poche court terme, vous pouvez voir l’article sur le compte à terme BNP taux 2026.
Comment négocier efficacement
Préparez un dossier béton (encours actuels, objectifs patrimoniaux, contraintes spécifiques), mettez au moins deux établissements en concurrence et ciblez les postes à fort impact : frais récurrents, commissions de mandat, spreads de change.
Demandez l’accès aux parts institutionnelles des fonds, un plafonnement des frais sur gros encours et des conditions de crédit préférentielles. Formalisez tout dans une lettre d’offre détaillée avec indicateurs de suivi — l’oral n’engage que ceux qui y croient.
Expertise par spécialité : à chacun sa banque
Contrairement aux idées reçues, aucune banque privée n’excelle partout. Là où certaines brillent en marchés cotés et allocation globale, d’autres se distinguent en transmission familiale, private equity ou accompagnement international. Choisissez selon votre trajectoire patrimoniale, pas selon un classement générique.
Entrepreneurs et transmission d’entreprise
Votre priorité ? Une équipe rompue aux opérations de cession, capable de structurer l’avant-vente et d’accompagner la gestion de fortune post-liquidité. Le bon partenaire sait coordonner M&A, optimisation fiscale et réinvestissement des capitaux. Et si vous ciblez l’économie réelle sans rôle opérationnel, découvrir comment investir dans une entreprise sans y travailler donnera le mode d’emploi.
Cherchez une gouvernance solide, un deal flow crédible en corporate finance et une vraie coordination entre les métiers. Les meilleures équipes documentent chaque décision, minimisent l’empreinte fiscale et cadencent intelligemment les réinvestissements.
BNP Paribas Banque Privée et Société Générale Private Banking excellent sur ce créneau grâce à leurs synergies avec la banque d’investissement. Indosuez mise sur l’accompagnement personnalisé des dirigeants.
Expatriés et fiscalité internationale
Le bon partenaire maîtrise la mobilité géographique, les conventions fiscales, les enjeux de résidence et les obligations liées à la détention d’un compte bancaire à l’étranger. Il coordonne vos comptes multi-pays, optimise les flux en devises et propose des placements compatibles avec votre statut (PFU, exit tax, fiscalité locale).
Exigez une expertise opérationnelle documentée, pas juste du discours commercial. La conformité réglementaire et la maîtrise du risque pays priment largement sur les effets d’annonce marketing. Pour l’allocation internationale, consultez la liste des meilleurs pays pour un placement à l’étranger.
Les acteurs bien positionnés ? Société Générale Private Banking (hub Luxembourg/Monaco), Pictet et Lombard Odier côté suisse, BNP Paribas International pour les corridors historiques. Pour les profils résidant ou souhaitant s’installer en Principauté, la liste des banques privées à Monaco compte 24 établissements agréés par la CCAF.
Ultra-HNWI et family offices
Au-dessus de 20-30 M€, vous sortez du périmètre banque privée classique pour entrer dans l’univers family office. On parle alors de gouvernance sophistiquée, d’accès direct aux gérants stars et d’investissements privés ultra-sélectifs.
Les meilleures équipes proposent une architecture réellement ouverte, une salle des marchés réactive et des services sur mesure (philanthropie, art, lifestyle). Edmond de Rothschild et Pictet excellent sur ce segment très haut de gamme.
Mode d’emploi : choisir SA banque privée
Le bon choix part de vous — objectifs patrimoniaux, horizon d’investissement, contraintes familiales, gouvernance souhaitée. Comparez les méthodes avant les marques, puis les personnes avant les plateformes. Et surtout, exigez des preuves tangibles : performance nette, reporting clair, protocole de gestion des risques.
Définir ses priorités réelles
Commencez par classer vos besoins par ordre d’importance : transmission (succession, donation), rendement (performance, yield), liquidité (disponibilité, crédit), international (mobilité, change), gouvernance (family office, coordination). Cette hiérarchisation guide naturellement vers les bonnes spécialités.
Demandez ensuite une proposition écrite qui relie clairement objectifs, allocations recommandées et instruments proposés. Regardez aussi les « à-côtés » souvent négligés : délais d’exécution des ordres, circuit de décision en cas d’urgence, accès aux comités d’investissement.
Si le discours commercial n’est pas aligné avec les actes observés, passez votre chemin — vous perdrez juste du temps et de l’argent.
Grille d’évaluation personnalisée
Créez votre propre scorecard pondéré : expérience et stabilité des équipes (30%), transparence tarifaire (25%), qualité du mandat de gestion (20%), diversité des supports accessibles (15%), capacité de financement (10%). Cette discipline met en évidence les forces réelles et les angles morts.
Notez chaque banque après un rendez-vous test, en exigeant des éléments tangibles : exemples de rapports, track-record sur votre profil, cas concrets de décisions prises en période difficile. Les belles présentations PowerPoint ne remplacent jamais l’expérience terrain.
- Quel est mon type de banque idéal (univers large vs. boutique artisanale) ?
- Qui décide quoi, avec quels garde-fous ?
- Qu'est-ce qui sera mesuré et à quelle fréquence ?
- Et si mon interlocuteur principal part, que se passe-t-il concrètement ?
Retours d’expérience : du terrain, pas du marketing
Deux situations reviennent souvent dans l’évaluation d’une banque privée.
Premier cas : un dirigeant vend son entreprise et a besoin de coordonner fiscalité, liquidité, crédit lombard, assurance vie et réinvestissement progressif. Dans ce type de dossier, la valeur de la banque privée vient surtout de la coordination entre banquier privé, ingénieur patrimonial, fiscaliste, gérant et notaire.
Deuxième cas : un investisseur confie un mandat sans obtenir de lecture claire des frais complets. Le risque n’est pas seulement la sous-performance du portefeuille. Il vient aussi des frais récurrents, des frais des supports, des rétrocessions éventuelles, du change, des frais de garde et des conditions de sortie.
Trois réflexes limitent ce risque : demander un coût total consolidé, exiger des performances nettes de frais sur une période suffisamment longue, et formaliser par écrit le protocole de décision en cas de changement d’interlocuteur.
FAQ : vos questions, nos réponses directes
Vous hésitez encore entre plusieurs options ? Voici des réponses concrètes, sans langue de bois, pour avancer avec lucidité. L’idée n’est pas de chercher la perfection absolue — elle n’existe pas — mais l’adéquation optimale entre vos besoins et l’ADN d’une maison.
Quelle banque privée choisir avec 500 000 € de patrimoine ?
Avec 500 k€, ciblez une maison capable d’offrir un banquier privé dédié, un mandat lisible et des frais négociés. BNP Paribas Banque Privée, LCL Banque Privée, Milleis Banque Privée et Indosuez acceptent ce ticket avec un service personnalisé structuré. Comparez au moins deux acteurs, demandez un TCT consolidé et un exemple d’allocation sur cycle complet (hausse + baisse + récupération). Si vous êtes entrepreneur, privilégiez un acteur connecté au corporate ; si vous êtes rentier, exigez des preuves de gestion patrimoniale nettes de frais.
Banque privée vs family office : quelles différences ?
La banque privée gère et distribue ses solutions ; le family office coordonne, contrôle et met en concurrence les prestataires pour votre compte. L’une vend, l’autre achète. Au-dessus de 20-30 M€, un family office externe (ou rattaché à votre holding) devient souvent pertinent pour piloter la gouvernance d’ensemble, l’allocation stratégique et la sélection des gestionnaires. En dessous, la banque privée reste généralement plus efficiente.
Frais de banque privée : comment les négocier concrètement ?
Tout se négocie, vraiment tout. Préparez votre dossier (encours, flux, projets), mettez deux maisons en concurrence et ciblez les postes récurrents : frais de mandat, garde-titres, change. Demandez les parts institutionnelles des fonds, un plafonnement sur gros encours et la suppression des droits d’entrée. Formalisez par écrit et chiffrez l’impact : 0,30 point de moins par an sur 10 ans, ça compte énormément au final.
Quelle banque pour les expatriés français ?
Privilégiez un acteur avec plates-formes à Paris, Luxembourg, Genève ou Monaco et une vraie compétence transfrontalière. Société Générale Private Banking (réseau international), Pictet (expertise suisse) et BNP Paribas International (corridors historiques) se distinguent. Testez-les sur un cas concret : optimisation fiscale, rapatriement de fonds, crédit international. La théorie c’est bien, l’exécution c’est mieux. Et pour élargir le spectre hors de France, consultez notre classement de la meilleure banque internationale.
Innovation digitale : qui se démarque en 2026 ?
En banque de détail, BoursoBank rafle les prix digitaux selon les Awards for Excellence. En banque privée, les récompenses varient : BNP Paribas Wealth Management pour la recherche, SGPB pour la philanthropie. Mais attention aux effets d’annonce — une appli mobile sexy ne remplace pas une gestion rigoureuse. Testez l’ergonomie du reporting, la réactivité des équipes et la qualité de l’exécution avant de vous laisser séduire par le packaging. J’ai vu trop de clients éblouis par la forme… et déçus par le fond.
Peut-on sortir facilement d'une banque privée ?
Oui, mais préparez-vous à quelques formalités. Comptez 2-4 semaines pour un transfert de titres standard, plus si vous avez des positions illiquides (fonds fermés, private equity). Vérifiez les clauses de sortie de vos mandats et l’éventuel préavis requis. Négociez dès l’entrée les conditions de portabilité — c’est toujours plus facile avant qu’après.
Risque-t-on de perdre son argent en banque privée ?
Le capital investi sur des supports financiers n’est pas garanti. La garantie des dépôts couvre les dépôts bancaires jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement, selon les règles du FGDR. Les titres financiers relèvent d’un régime distinct : la garantie des titres peut intervenir si le prestataire n’est plus en mesure de restituer les titres conservés, mais elle ne couvre pas les pertes de marché.
En pratique, le risque principal pour un client de banque privée reste double : perte de valeur des placements et érosion de la performance par les frais. Il faut donc distinguer protection réglementaire des avoirs, garantie des dépôts et risque d’investissement.
Quelle banque privée a été primée pour son innovation digitale en 2026 ?
Pour la banque privée, le repère 2026 le plus directement comparable est le palmarès Euromoney Private Banking Awards. En Europe, Euromoney distingue KBC Private Banking pour les solutions digitales, tandis que BNP Paribas Wealth Management est distinguée sur plusieurs catégories, dont meilleure banque privée européenne, durabilité, fonds et produits structurés.
Le bon réflexe reste de tester le reporting, la lisibilité des frais, les délais de réponse et la capacité de l’équipe à expliquer les arbitrages. Une interface agréable ne remplace pas une méthode de gestion documentée.
- Euromoney Private Banking Awards 2026 - résultats France
- Euromoney Private Banking Awards 2026 - palmarès Europe et monde
- BNP Paribas Wealth Management - clients Banque Privée
- Société Générale Private Banking - tarifs France 2026
- Milleis Banque Privée - devenir client
- Louvre Banque Privée - Gestion Sous Mandat Premium
- ACPR Banque de France - registre REGAFI
- FGDR - garantie des dépôts et garantie des titres