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Mis à jour le 10 août 2026
·
27 min de lecture

Meilleur ETF Chine 2026 : comparatif PEA et compte-titres

Sept ETF Chine comparés : TER, encours, indice et éligibilité PEA. Offshore ou actions A, quel fonds retenir selon l'enveloppe, avec la fiscalité française à jour.
etf Chine guide

Deux Chines cotent en parallèle et ne livrent pas le même portefeuille. La Chine offshore, dominée par Tencent et Alibaba. Les actions A onshore, industrielles et technologiques. Sur un an, l’écart entre les indices des deux univers dépasse 45 points en euros. Sept fonds sont examinés ici, un seul est éligible au PEA.

Comparatif · univers UCITS européen
Sept ETF Chine, ligne à ligne

La colonne à lire en premier n'est pas celle des frais, c'est celle de l'indice : sous une même étiquette pays cohabitent la cote offshore de Hong Kong, les actions A de Shanghai et Shenzhen, et deux thématiques sectorielles. Deux fonds au même TER n'achètent donc pas le même marché. Encours et devises repris tels que publiés par les émetteurs, sans conversion.

Glissez pour voir le tableau complet →
Fonds Ticker ISIN Indice TER Encours Réplication Revenus Enveloppe Devise
Amundi PEA Chine (MSCI China) Screened UCITS ETF Acc PASIEuronext Paris FR0011871078 MSCI China Screened Select ex Thermal Coal 0,65 % 67,95 M€ Synthétique Capitalisant PEA et CTO EUR
iShares MSCI China UCITS ETF USD (Acc) ICGA IE00BJ5JPG56 MSCI China 0,28 % 2 916,67 M$au niveau de la part Physique Capitalisant CTO USD
Franklin FTSE China UCITS ETF FLXC IE00BHZRR147 FTSE China 30/18 Capped 0,19 % 1,52 Md$ Physique optimisée Capitalisant CTO USD
iShares MSCI China A UCITS ETF 36BZ IE00BQT3WG13 MSCI China A Inclusion 0,40 % 3 287,18 M$au niveau de la part Physique Capitalisant CTO USD
Xtrackers CSI 300 Swap UCITS ETF 1C XCHA LU0779800910 CSI 300 0,50 % 2,02 Md$ Indirecte par swap Capitalisant CTO USD
iShares MSCI China Tech UCITS ETF USD (Acc) Variableà vérifier selon la place IE000NFR7C63 MSCI China Technology Sub-Industries ESG Screened Select Capped 0,45 % 2 370,94 M$ Physique Capitalisant CTO USD
KraneShares CSI China Internet UCITS ETF USD KWEBLondres et Amsterdam · KWBE sur Deutsche Börse IE00BFXR7892 CSI Overseas China Internet 0,75 % 643,56 M$ Physique Capitalisant CTO USD
Lecture du tableau
Enveloppe
1 fonds sur 7

Seul PASI documente son éligibilité au PEA. Les six autres restent réservés au compte-titres ou à l'assurance-vie.

Frais courants
1 à 4 du moins au plus cher
0,19 %0,75 %

Repère vert : le fonds éligible au PEA, à 0,65 %, se place dans le haut de la fourchette.

Périmètre d'indice
4 familles distinctes
  • Chine offshore large 3
  • Actions A onshore 2
  • Technologie 1
  • Internet 1

Le point que le tableau seul ne dit pas : le seul fonds accessible en PEA est aussi le seul dont l'encours reste sous 100 M€, seuil retenu comme plancher pour le reste de la sélection. Son maintien tient à l'enveloppe, pas à sa taille.

Données vérifiées

Encours arrêtés au 30 juin 2026, repris dans la devise de la documentation émetteur. Aucune conversion en euros n'est appliquée, faute de taux et de date de conversion documentés. Un même ISIN porte des tickers différents selon la place de cotation, à vérifier avant tout ordre.

ETF Chine en PEA, quel fonds est réellement éligible

L’éligibilité au PEA ne se déduit ni de la devise de cotation, ni de la réplication synthétique, ni du domicile du fonds. Elle repose sur un quota d’investissement fixé par le code monétaire et financier, déclaré dans la documentation du produit. Parmi les sept fonds examinés ici, un seul le documente.

Ailleurs, l’arbitrage se joue sur les frais et l’encours, comme le montre le classement des meilleurs ETF. Sur la Chine, il se joue d’abord sur la disponibilité.

Amundi PEA Chine (MSCI China) Screened UCITS ETF Acc

Coté sur Euronext Paris sous le code PASI, ce FCP de droit français porte l’ISIN FR0011871078. Amundi indique que le fonds investit au minimum 75 % de son actif en actions de sociétés de l’Union européenne, condition de son éligibilité au PEA.

Caractéristique Donnée au 30 juin 2026
Indice MSCI China Screened Select ex Thermal Coal
Frais courants 0,65 %
Encours 67,95 M€
Réplication Synthétiquecapitalisante, en euros
Volatilité un an 16,33 %
Tracking error ex-post 0,01 %sur un an
Indicateur de risque 5 sur 7
Performances cumulées de la part, en euros

Dividendes réinvestis, arrêtées au 30 juin 2026. Échelle de moins 40 % à plus 40 %, axe vertical à zéro.

Un an -4,40 %
Trois ans cumulés +5,94 %
Cinq ans cumulés -35,28 %
-40 % 0 % +40 %

Les trois horizons racontent une seule séquence : le recul de 35,28 % sur cinq ans s'est joué avant la fenêtre de trois ans, les deux premières années ayant retiré près de 39 % de la valeur avant la stabilisation à +5,94 % cumulés depuis. Revenir au point d'entrée de 2021 suppose désormais une hausse de 54 %, ordre de grandeur qui commande de dimensionner cette ligne comme une poche satellite et non comme un socle de portefeuille.

Décomposition arithmétique établie à partir des performances cumulées publiées. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

  • Performance de la part, en euros, dividendes réinvestis, arrêtée au 30 juin 2026 : recul de 4,40 % sur un an, hausse cumulée de 5,94 % sur trois ans, recul cumulé de 35,28 % sur cinq ans. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
  • Principales lignes : Tencent à 14,87 %, Alibaba à 8,95 %, China Construction Bank H à 3,98 %, ICBC H à 2,48 % et Xiaomi à 2,15 %.
  • Changement d’indice : le fonds suit l’indice actuel depuis le 21 mai 2025, ce qui limite fortement la lecture des séries longues.

Le prix de l’enveloppe est réel. À 0,65 %, PASI coûte environ 2,3 fois plus cher que l’iShares MSCI China facturé 0,28 %, soit 0,37 point de frais supplémentaires par an, et plus du triple du Franklin à 0,19 %. En face, l’exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans ne se compare pas dans l’absolu : son poids dépend du gain réalisé, de la durée de détention et de la date du retrait. Pour un investisseur en phase de capitalisation dont le plan est déjà ouvert et non plafonné, c’est le seul véhicule chinois documenté comme éligible parmi les sept.

Le comparatif Online Asset des meilleurs ETF éligibles au PEA donne les repères équivalents sur les autres zones.

Sept ETF retenus sur une soixantaine de parts chinoises

Une soixantaine de parts sont classées Chine sur le marché européen, indices larges, actions A, thématiques et ESG confondus. Ramener cet univers à sept fonds suppose une hiérarchie de critères, et ici elle ne commence pas par les frais.

  • Périmètre d’indice : critère numéro un, parce que deux fonds au même TER achètent ici deux marchés différents.
  • Encours plancher : 100 M€ ou son équivalent, sous lequel se situe la majorité des parts thématiques chinoises, avec un risque réel de fusion ou de liquidation.
  • Éligibilité PEA : critère binaire, documenté ou non documenté dans la documentation officielle, sans déduction par analogie.
  • Frais courants : de 0,19 % à 0,82 % sur l’univers, écart significatif seulement à indice comparable.
  • Ancienneté : les parts créées après 2022 sont trop jeunes pour une lecture à trois ans.

 

La tracking difference, habituellement décisive sur les marchés larges, arrive ici en dernier : aucune série publique homogène ne couvre ces fonds, et seul PASI publie une tracking error ex-post. Le dire vaut mieux que de classer sur une donnée absente. Hors contrainte pays, la méthode de sélection d’un ETF Online Asset détaille l’ordre habituel des critères.

Comparatif · 7 ETF Chine · Données arrêtées au 30 juin 2026
Deux Chines cotent en parallèle, un seul fonds passe en PEA

Une même étiquette pays recouvre deux marchés qui ne se recouvrent pas et ne se comportent pas de la même façon. L'enveloppe se tranche avant le fonds.

Chine offshore
Indice MSCI China
-2,34 %
sur un an, en euros, dividendes réinvestis
  • Cotation dominante à Hong Kong
  • Tencent et Alibaba à eux seuls : 22,79 % de l'indice
  • Plateformes numériques et banques d'État
49,92 ptsd'écart
Actions A onshore
Indice MSCI China A
+47,58 %
sur un an, en euros, dividendes réinvestis
  • Cotation à Shanghai et Shenzhen
  • CATL et Kweichow Moutai en tête, aucune ligne au-dessus de 5,5 %
  • Industrie, batteries, semi-conducteurs
En PEA

Un seul fonds sur les sept documente son éligibilité : Amundi PEA Chine, code PASI, ISIN FR0011871078, 0,65 % de frais courants. Son indice est offshore, les actions A restent hors d'atteinte dans le plan.

En compte-titres

Les deux univers deviennent accessibles, avec des frais courants de 0,19 % à 0,75 % selon le fonds, et des plus-values imposées au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.

Sources : MSCI, Amundi, iShares, Franklin Templeton, code monétaire et financier (article L.221-31), BOFiP, impots.gouv.fr.

Online Asset — Analyse

MSCI China ou CSI 300, deux portefeuilles opposés

Le MSCI China regroupe les grandes et moyennes valeurs chinoises accessibles aux investisseurs étrangers, majoritairement cotées à Hong Kong, où Tencent et Alibaba pèsent à elles seules 22,79 % au 30 juin 2026 selon MSCI. Le CSI 300 et le MSCI China A couvrent les actions A de Shanghai et Shenzhen, menées par CATL, Kweichow Moutai et Zhongji Innolight, aucune ligne ne dépassant 5,5 %.

L’écart de comportement est massif. Sur un an au 30 juin 2026, en euros et dividendes réinvestis, l’indice MSCI China recule de 2,34 % quand le MSCI China A progresse de 47,58 % et le CSI 300 de 45,00 %. Sur trois ans, 18,60 % contre 52,16 %, en cumulé. Ces chiffres portent sur les indices et ne se comparent pas aux performances des fonds données plus bas, exprimées en dollars et au niveau de la part.

Exemple chiffré
10 000 € investis le 30 juin 2025 sur l'indice MSCI China valaient 9 766 € un an plus tard. La même somme sur le MSCI China A en valait 14 758 €. Près de 5 000 € d'écart en douze mois, pour deux produits vendus sous la même étiquette pays.
Indices en euros, dividendes réinvestis, arrêtés au 30 juin 2026, hors frais de fonds et de courtage, sans préjuger des performances à venir.

Meilleurs ETF Chine en compte-titres, classement 2026

Hors PEA, la sélection se lit en trois paliers : le socle offshore, le socle actions A, et les satellites sectoriels qui n’ont pas vocation à porter une allocation entière. Les performances ci-dessous proviennent des documents émetteurs et sont ramenées à une base homogène, part du fonds et date d’arrêt commune.

Glissez pour voir le tableau complet →
Fonds 1 an 3 ans Base de calcul
Amundi PASI -4,40 % +5,94 %cumulés Part, EUR
iShares MSCI China -5,07 % +7,53 %par an Part, USD
Franklin FTSE China -3,05 % +26,14 %cumulés, soit +8,05 % par an Part, USD
iShares MSCI China A +36,25 % +13,03 %par an Part, USD
iShares MSCI China Tech +15,04 % +15,28 %par an Part, USD
KraneShares CSI China Internet -24,33 % +0,51 %par an Part, USD
Xtrackers CSI 300 Swap 1C Non publiée dans la factsheet consultée Non publiée dans la factsheet consultée Part, USD
Performance sur un an, arrêtée au 30 juin 2026

Échelle de moins 40 % à plus 40 %, axe vertical à zéro. La devise de calcul figure sous chaque intitulé, elle interdit une comparaison stricte entre la ligne en euros et les lignes en dollars.

iShares MSCI China A USD +36,25 %
iShares MSCI China Tech USD +15,04 %
Franklin FTSE China USD -3,05 %
Amundi PASI EUR -4,40 %
iShares MSCI China USD -5,07 %
KraneShares CSI China Internet USD -24,33 %
Xtrackers CSI 300 Swap 1C USD Non publiée
-40 % 0 % +40 %

Sur douze mois, la ligne de partage ne passe ni par les frais ni par l'émetteur mais par le compartiment de cote : les actions A onshore et la thématique technologique progressent, quand toutes les expositions offshore larges reculent de 3 à 5 %. Plus de soixante points séparent la première ligne de la dernière sur un même pays, écart qui fait du choix du segment la décision structurante, celle des frais venant loin derrière.

Performances arrêtées au 30 juin 2026, dividendes réinvestis, issues des documents émetteurs. Les devises diffèrent d'un fonds à l'autre : une comparaison directe entre une ligne en euros et une ligne en dollars suppose une conversion à taux et date identiques. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Franklin FTSE China UCITS ETF

À 0,19 % de frais courants, ce fonds irlandais (ISIN IE00BHZRR147) est le moins cher de tout l’univers Chine, thématiques comprises.

  • Indice : FTSE China 30/18 Capped, dont le plafonnement limite la première ligne à 30 % et les suivantes à 18 %. Franklin décrit l’exposition comme portant sur les grandes et moyennes capitalisations chinoises.
  • Composition au 30 juin 2026 : Tencent à 12,42 % et Alibaba à 7,85 %, sur 1 135 positions, tête d’indice moins déséquilibrée que sur le MSCI China.
  • Encours : 1,52 Md$ au 30 juin 2026, création le 4 juin 2019.
  • Performance de la part, en dollars, au 30 juin 2026 : recul de 3,05 % sur un an, hausse cumulée de 26,14 % sur trois ans, soit 8,05 % par an.

Neuf centièmes de frais en moins que l’iShares sur un univers voisin, avec en prime un plafonnement qui atténue la concentration. En pratique, pour une exposition large et passive à la cote chinoise accessible aux étrangers, c’est le meilleur rapport entre structure d’indice et frais de la sélection.

iShares MSCI China UCITS ETF USD (Acc)

Ce fonds (IE00BJ5JPG56) est la référence de l’exposition au MSCI China, avec 2 916,67 M$ d’actif pour la part et 2 990,44 M$ pour le fonds au 30 juin 2026, et des frais courants de 0,28 %. Réplication physique, part capitalisante, devise du fonds en dollar.

Le portefeuille reste très concentré : Tencent à 14,27 % et Alibaba à 8,38 % au 30 juin 2026, soit 22,65 % de l’actif sur deux valeurs, les banques d’État complétant le haut du panier. La hausse de 7,53 % par an sur trois ans, en dollars et au niveau de la part, se lit à cette lumière : elle mesure d’abord la trajectoire de deux plateformes numériques et d’un secteur bancaire. Le fonds gérait près de 3 milliards de dollars au 30 juin 2026, ce qui ne dispense pas de contrôler le spread et le volume sur la place utilisée avant de passer un ordre.

iShares MSCI China A UCITS ETF

Avec 3 287,18 M$ pour la part et 3 391,63 M$ pour le fonds au 30 juin 2026, ce fonds (IE00BQT3WG13) est le plus large du dossier.

  • Indice : MSCI China A Inclusion, actions A onshore, principales lignes CATL à 3,29 %, Kweichow Moutai à 2,81 % et Zhongji Innolight à 2,68 % au 30 juin 2026.
  • Frais : 0,40 %, réplication physique, capitalisante, créée en avril 2015. L’indice de référence a changé le 3 mai 2018, les historiques antérieurs ne suivent donc pas la même méthodologie.
  • Performance de la part, en dollars, au 30 juin 2026 : hausse de 36,25 % sur un an, 13,03 % par an sur trois ans, recul de 0,40 % par an sur cinq ans.
  • Valorisation : ratio cours sur bénéfices de 17,37 affiché par iShares au 30 juillet 2026, contre 15,74 sur le factsheet MSCI China All Shares. Univers non superposables, comparaison indicative.

Pour une exposition durable aux actions A, l’ancienneté depuis 2015, l’encours et la réplication physique le placent devant le Xtrackers, qui reste plus jeune sur sa part cotée et passe par un swap.

Xtrackers CSI 300 Swap UCITS ETF 1C

Le compartiment luxembourgeois (LU0779800910) a été lancé le 24 février 2010, sa part 1C le 27 juin 2012, pour 2,02 Md$ d’encours au 30 juin 2026 et des frais de 0,50 %.

La réplication est indirecte, par swap, dans le cadre UCITS qui plafonne l’exposition à la contrepartie. Le CSI 300 se distingue du MSCI China A par sa tête d’indice, où Zhongji Innolight montait à 5,49 % au 31 mai 2026, devant CATL à 3,74 %, données plus anciennes que celles des autres fiches. L’indice a par ailleurs basculé d’une version price return à une version total return net le 11 août 2017. La factsheet consultée ne publie pas la performance de la part : l’indice CSI 300 progressait de 45,00 % sur un an en euros au 30 juin 2026, chiffre d’indice qui ne remplace pas une performance de fonds. Une option à examiner pour qui vise spécifiquement le CSI 300, pas pour une exposition générique aux actions A.

iShares MSCI China Tech UCITS ETF USD (Acc)

2 370,94 M$ au 30 juin 2026, et 2 166,97 M$ encore publiés au 31 juillet 2026 : à ce niveau, l’ISIN IE000NFR7C63 ne relève plus du satellite confidentiel. Frais courants de 0,45 %, réplication physique, part capitalisante, création en décembre 2021.

La part progresse de 15,04 % sur un an et de 15,28 % par an sur trois ans, en dollars au 30 juin 2026, contre 15,47 % et 15,77 % pour son indice, soit un suivi serré. La contrepartie se lit dans la dispersion : l’indice concentre semi-conducteurs, plateformes et matériel sur un même cycle réglementaire, et la volatilité un an relevée sur justETF ressort à 23,89 %, sans méthode de calcul ni devise publiées par l’agrégateur. Le ticker varie selon la place, à vérifier avant l’ordre.

KraneShares CSI China Internet UCITS ETF USD

Le plus cher de la sélection, à 0,75 %, pour 643,56 M$ au 30 juin 2026. Le portefeuille concentre l’Internet chinois coté hors continent : Tencent à 10,48 %, Alibaba à 8,02 %, PDD à 7,95 % au 30 juin 2026. La part recule de 24,33 % sur un an et progresse de 0,51 % par an sur trois ans, en dollars, avec un recul de 15,80 % par an sur cinq ans. Attention au code : cet ISIN se négocie sous KWEB en dollars à Londres et Amsterdam, et sous KWBE en euros sur Deutsche Börse. Sa concentration sur une poignée de plateformes en fait un satellite, pas un socle d’allocation.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Sur un compte-titres, nous construisons l'exposition en deux briques plutôt qu'en une. Le Franklin FTSE China pour la cote accessible aux étrangers, l'iShares MSCI China A pour les actions A : la combinaison ajoute aux grandes valeurs chinoises une exposition au marché onshore, que ni l'une ni l'autre ne couvre seule, pour moins de 0,30 % de frais en moyenne pondérée. Les satellites technologiques ne se justifient qu'en complément d'un socle déjà en place.

ETF Chine à écarter, du doublon trop cher au tracker à 12 M€

Certains fonds reviennent régulièrement dans les listes sans résister à un examen sérieux.

  • Xtrackers MSCI China UCITS ETF 1C (LU0514695690) : 0,65 % de frais pour le même MSCI China que des parts facturées 0,28 %. Le doublon le plus cher du marché, sans contrepartie identifiable.
  • iShares China Large Cap UCITS ETF (IE00B02KXK85) : 0,74 % pour un indice de cinquante lignes, dont le FTSE China 50 recule de 9,36 % sur un an au 30 juin 2026. Cher et étroit.
  • Xtrackers Harvest CSI A500 UCITS ETF 1D (LU1310477036) : l’indice est pertinent, avec une progression de 39,24 % sur un an, mais un encours de 12 M€ expose le porteur à une fermeture décidée par l’émetteur.
  • KraneShares ICBCUBS China Technology & Semiconductor STAR 50 (IE00BKPJY434) : 28 M€ et 46,25 % de volatilité un an. Un produit de conviction extrême, pas un support d’allocation.
  • Global X China Clean Energy (IE000TMA7T63) et Global X China Biotech (IE0004LIBFM2) : encours affiché à zéro par l’agrégateur, sans confirmation de l’émetteur. Statut à vérifier auprès de Global X avant toute décision, ces parts restent hors sélection.

La fermeture d’un ETF ne provoque pas automatiquement la perte totale de l’investissement, mais elle impose une liquidation à une date non choisie. Selon le niveau du marché, le prix de réalisation des actifs, les frais et l’écart de cotation, le porteur peut récupérer un montant sensiblement inférieur à son capital initial, et l’opération peut déclencher un événement fiscal.

Investir en Chine en 2026, ce que pèse la croissance à 4,7 %

Le produit intérieur brut chinois a progressé de 4,7 % sur un an au premier semestre 2026 selon le Bureau national des statistiques. Le Fonds monétaire international retient 4,6 % sur l’année, la Banque mondiale 4,4 % dans son China Economic Update de juillet 2026. Cette croissance vient de l’industrie et de la technologie, batteries, véhicules électriques, automatisation, semi-conducteurs, soit ce que capturent les indices d’actions A quand les indices offshore restent adossés aux plateformes et aux banques. Les ETF du secteur des semi-conducteurs offrent d’ailleurs une exposition mondiale au même effort d’autonomie technologique.

La consommation intérieure reste en retrait et l’investissement immobilier reculait encore nettement au premier trimestre 2026, ce qui pèse sur le patrimoine des ménages et les finances locales. La demande chinoise ne se transmet donc plus mécaniquement aux exportateurs européens, ce que suivent de près les ETF du secteur du luxe. Aucune de ces données macroéconomiques ne permet d’anticiper la performance d’un indice : la composition sectorielle et les valorisations font écran entre la croissance publiée et le rendement d’un ETF.

Pour plus d'informations, prenez contact avec un membre de notre équipe.

Risques d’un ETF Chine non reflétés dans les frais courants

Le risque réglementaire vient en premier, et il n’a pas d’équivalent sur les marchés développés. Licences de plateformes, contrôle des données, antitrust, encadrement des jeux vidéo ou de l’éducation : une décision administrative peut réévaluer un secteur entier en quelques séances. Ce risque ne se diversifie pas à l’intérieur d’un ETF pays.

Le risque de change suit, et il est régulièrement mal lu. Concrètement, une part cotée en euros ne neutralise pas l’exposition au renminbi, au dollar de Hong Kong ou au dollar américain. Seules les parts explicitement couvertes l’atténuent, et aucun des sept fonds retenus ne l’est. S’y ajoutent la concentration déjà chiffrée, le risque géopolitique et le risque de liquidité, qui se mesure sur le volume et le spread de la place utilisée, pas sur l’encours du fonds.

Le saviez-vous ?
Détenir Alibaba ou Tencent via un ETF offshore ne donne pas la propriété directe des activités exploitées en Chine continentale. Le montage passe par une entité à intérêts variables, la Variable Interest Entity, qui reproduit contractuellement les droits économiques sans transférer la propriété juridique locale. Cette architecture est admise par les régulateurs depuis vingt ans, mais elle repose sur un contrat, pas sur un titre de propriété.

Acheter un ETF Chine sans perdre en spread ni en frais de courtage

PASI se négocie sur Euronext Paris, en euros. Les six autres cotent sur plusieurs places européennes, et un même ISIN y porte des tickers et des devises différents, le KraneShares en donnant l’exemple avec KWEB en dollars et KWBE en euros. Vérifier le couple ISIN et place avant l’ordre évite à la fois l’erreur d’exécution et les frais de courtage majorés sur les places étrangères.

Un investisseur qui se félicite d’un TER à 0,19 % découvre parfois, au premier ordre, que le spread et les frais de courtage pèsent plus lourd que l’économie de frais courants sur l’année. Le réflexe utile consiste à vérifier que le marché des principaux sous-jacents est ouvert et que les teneurs de marché sont actifs, puis à passer un ordre à cours limité plutôt qu’au marché. La liquidité varie selon la place, l’heure et les jours fériés à Hong Kong ou en Chine continentale.

Six des sept fonds retenus sont capitalisants. Les rares parts distribuantes sur le MSCI China versent semestriellement, et leur intérêt tient à la phase de détention plus qu’au rendement affiché, comme le détaille l’arbitrage entre ETF capitalisant et distribuant. En assurance-vie, tout dépend du catalogue d’unités de compte du contrat.

Et vous ?
Votre PEA est-il déjà proche du plafond de versements, auquel cas la contrainte d'éligibilité devient secondaire ? Détenez-vous déjà un ETF marchés émergents, dans lequel la Chine occupe une place significative ? Votre horizon justifie-t-il une position pays unique, ou une brique diversifiée suffit-elle ?

Imposition d’un ETF Chine, 31,4 % en compte-titres contre exonération en PEA

En compte-titres ordinaire, les plus-values de cession relevant du prélèvement forfaitaire unique supportent 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit un total de 31,4 %. Les prélèvements sociaux se décomposent en 10,6 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Une opération dont le fait générateur est antérieur à l’entrée en vigueur de ce taux relève du régime alors applicable, ce qui se vérifie cession par cession.

L’option pour le barème progressif reste ouverte. Elle est globale et s’applique à l’ensemble des revenus et plus-values entrant dans son champ pour l’année considérée, elle ne se choisit pas ligne par ligne.

En PEA, les gains issus d’un retrait après cinq ans sont exonérés d’impôt sur le revenu, sous réserve du respect des règles du plan, les prélèvements sociaux restant dus. Sauf exception légale prévue par l’article L.221-32 du code monétaire et financier, un retrait avant le cinquième anniversaire entraîne la clôture du plan et l’imposition du gain net selon le régime applicable à la date du retrait.

En assurance-vie, le taux de prélèvements sociaux de 17,2 % s’applique aux produits soumis au taux de contribution sociale généralisée de 9,2 %, et la fiscalité du rachat dépend de l’âge du contrat, de la date et du montant des primes versées ainsi que du support concerné. Pour une personne non résidente fiscale française, le traitement dépend de la nature du revenu, des règles françaises de source et de la convention fiscale applicable, ce qui suppose une analyse individuelle. Un arbitrage patrimonial d’ensemble justifie l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine agréé.

Prélèvement forfaitaire unique, la décomposition sur 10 000 €
Sur une plus-value de cession de 10 000 € réalisée en compte-titres et soumise au prélèvement forfaitaire unique, la ventilation se lit ainsi.
  • Impôt sur le revenu à 12,8 % : 1 280 €
  • Prélèvements sociaux à 18,6 % : 1 860 €
  • Total prélevé : 3 140 €, soit 6 860 € nets
Dans un PEA respectant les conditions du plan, la part d'impôt sur le revenu, ici 1 280 €, n'est pas due après cinq ans. Les prélèvements sociaux, eux, restent dus. Calcul appliqué aux taux cités dans cette section, hors contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Sources : impots.gouv.fr, BOFiP.

ETF obligations chinoises, ce que le PEA autorise vraiment

La détention directe d’obligations ne répond pas aux règles ordinaires d’éligibilité du PEA. Une exposition obligataire ou monétaire peut néanmoins passer par un ETF synthétique dont le portefeuille juridique respecte les conditions du plan : Amundi a commercialisé un tel produit sur des obligations d’État de la zone euro, devenu Amundi PEA Euro Court Terme UCITS ETF en octobre 2024. L’éligibilité se vérifie donc toujours dans la documentation de l’émetteur, jamais par principe.

Aucun montage de ce type n’a été identifié sur la dette chinoise parmi les fonds examinés. En compte-titres, l’exposition existe, principalement sur la dette souveraine et les obligations de banques de développement libellées en renminbi. Elle relève d’une logique différente de celle des actions : le moteur de performance y est le niveau des taux chinois et l’évolution de la devise, pas la croissance des bénéfices.

Dette chinoise, une exposition souvent déjà détenue
Un investisseur qui possède un ETF obligataire mondial détient probablement déjà de la dette chinoise, sans l'avoir choisie ligne à ligne. L'intégration s'est faite par les indices.
  • Bloomberg Global Aggregate : entrée des emprunts d'État et des banques de développement chinois depuis avril 2019.
  • JP Morgan GBI-EM : inclusion engagée en février 2020.
  • FTSE World Government Bond Index : entrée en octobre 2021, sur un calendrier étalé sur trente-six mois.
Vérifier l'indice suivi par son fonds obligataire existant évite d'empiler une seconde exposition au même risque de taux et de devise. Sources : Bloomberg Index Services, FTSE Russell, J.P. Morgan.

Questions fréquentes sur les ETF Chine

L’éligibilité au PEA concentre l’essentiel des questions sur ce secteur, devant le choix d’indice et le risque de change. Les réponses ci-dessous valent pour un investisseur résident fiscal français.

Quel ETF Chine est éligible au PEA ?

Parmi les sept ETF Chine étudiés dans ce comparatif, seul l’Amundi PEA Chine (MSCI China) Screened UCITS ETF Acc, ISIN FR0011871078, documente explicitement son éligibilité au PEA dans la documentation officielle consultée au 30 juin 2026. Les six autres ne présentent pas cette éligibilité, ce qui ne vaut pas exclusion définitive mais impose de vérifier le document d’informations clés avant tout ordre.

MSCI China ou CSI 300, quel indice choisir ?

Les deux ne couvrent pas le même marché, et ce choix précède celui du fonds. Le MSCI China donne les grandes valeurs accessibles aux étrangers, dominées par Tencent et Alibaba à hauteur de 22,79 %. Le CSI 300 donne les actions A onshore, plus industrielles et mieux réparties. Sur un an au 30 juin 2026, l’écart entre les deux indices dépasse 47 points en euros : le choix est structurant, pas technique.

PASI ou PAEEM, faut-il préférer la Chine seule ou les émergents en PEA ?

Ce sont deux expositions différentes. Un ETF marchés émergents dilue la Chine dans un panier de plusieurs dizaines de pays, ce qui amortit le risque réglementaire chinois mais interdit d’en capter pleinement les phases de rattrapage. Un ETF Chine seul concentre le risque pays et suppose une conviction assumée sur ce marché.

Que sont devenus les ETF Lyxor China ?

La marque Lyxor a disparu après son intégration au groupe Amundi. Un ETF Lyxor Chine se retrouve donc dans la gamme Amundi, PASI en tête pour la partie éligible au PEA. Les ISIN historiques restent valides et permettent de retrouver un fonds précis malgré le changement de marque.

Existe-t-il un ETF pour s'exposer à Huawei, Alibaba ou Xiaomi ?

Aucun ETF ne donne accès à Huawei, pour une raison simple : l’entreprise n’est pas cotée en bourse. Alibaba et Xiaomi, en revanche, figurent dans les indices offshore. Au 30 juin 2026, Alibaba pèse 8,95 % et Xiaomi 2,15 % de l’indice suivi par PASI. Passer par un ETF reste le moyen le plus direct d’y accéder depuis la France.

Faut-il craindre le risque de change avec un ETF Chine coté en euros ?

Oui, la cotation en euros ne supprime rien. Elle facilite l’exécution et évite les frais de conversion à l’achat, mais les actifs sous-jacents restent libellés en renminbi, en dollar de Hong Kong ou en dollar américain. Le risque se déplace dans la valeur liquidative, il ne disparaît pas, et seules les parts couvertes l’atténuent, partiellement et à un coût.

Comment investir en Chine depuis la France ?

L’ETF UCITS reste le canal le plus simple et le mieux encadré. Trois enveloppes s’ouvrent : le PEA, avec un seul fonds documenté comme éligible parmi ceux étudiés, le compte-titres, qui donne accès à toute la gamme européenne, et l’assurance-vie, sous réserve du catalogue d’unités de compte. L’achat d’actions chinoises en direct suppose Hong Kong ou les ADR américains, avec une fiscalité et un risque de décotation moins lisibles.

Faut-il un ETF Hong Kong ou un ETF Chine large ?

Les deux catégories se recouvrent largement : les indices comme le MSCI China ou le FTSE China 50 sont majoritairement composés de titres cotés à Hong Kong. Un ETF Chine large couvre donc déjà l’essentiel de cette place, avec une méthodologie d’indice qui reste distincte de celle d’un fonds strictement centré sur les sociétés domiciliées localement.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset, spécialisé en investissement, optimisation fiscale et gestion de patrimoine. Diplômé en économie (Toulouse Capitole) et en droit des affaires (Montréal), il publie des analyses sourcées et actionnables pour aider les épargnants à décider en confiance.
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Contenu rédigé par l'équipe éditoriale d'Online Asset.
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