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Mis à jour le 28 juin 2026
·
15 min de lecture

ETF semi-conducteurs : quel fonds choisir en 2026 selon votre enveloppe

Comparatif des 6 ETF semi-conducteurs UCITS accessibles depuis la France : TER, encours, concentration, éligibilité PEA et fiscalité.
etf semi conducteurs

Le secteur des semi-conducteurs se réplique en France via six ETF UCITS sérieux, dont deux concentrent l’essentiel de l’encours. Aucun n’est confirmé éligible au PEA à ce jour. Cette page classe ces fonds sur l’encours, la liquidité et la concentration, et indique lequel privilégier selon votre enveloppe.

Comparatif · ETF semi-conducteurs
Six ETF semi-conducteurs UCITS, données au 25 juin 2026

Réplication physique et accès au compte-titres (CTO) pour les six fonds. Aucun n'est confirmé éligible au PEA.

Glissez pour voir le tableau complet
ETF Indice TER Encours Cap. / Dist. PEA Devise
VanEck SemiconductorSMH · IE00BMC38736 MarketVector US Listed Semiconductor 10% Capped 0,35 % 8 406 M€ Capitalisant Non USD
iShares MSCI Global SemiconductorsSEME · IE000I8KRLL9 MSCI ACWI IMI Semiconductors ESG Capped 0,35 % 5 227 M€ Capitalisant Non USD
Amundi MSCI Semiconductors AccCHIP · LU1900066033 MSCI ACWI Semiconductors Filtered 0,35 % 2 080 M€ Capitalisant Non EUR
HSBC Nasdaq Global SemiconductorHNSC · IE000YDZG487 Nasdaq Global Semiconductor 0,35 % 271 M€ Capitalisant Non confirmée USD
Amundi MSCI Semiconductors DistLYSM · LU2090063327 MSCI ACWI Semiconductors Filtered 0,35 % 136 M€ Distribuant Non confirmée EUR
First Trust Bloomberg Semiconductor Supply ChainFCHP · IE000KXTLDE2 Bloomberg Semiconductor Supply Chain Select 0,60 % 38 M€ Capitalisant Non confirmée USD
Données vérifiées

Sources : fiches émetteurs (VanEck, iShares, Amundi, HSBC, First Trust), JustETF · Données au 25 juin 2026.

Deux constats sautent aux yeux. Les frais ne départagent presque rien : cinq des six fonds affichent un TER de 0,35 %, seul le First Trust monte à 0,60 %. Et l’éligibilité PEA n’est acquise nulle part, ce qui déplace le vrai débat vers le compte-titres.

Méthode de sélection : encours, liquidité et concentration avant le TER

À l’inverse d’un univers large, où le tri commence par les frais et où l’on peut d’emblée comparer quel ETF choisir, le secteur des semi-conducteurs impose un autre ordre. Le TER ne tranche rien ici, cinq fonds sur six sont calés à 0,35 %. Ce qui départage vraiment, c’est l’encours, la liquidité et le degré de concentration de l’indice.

Quatre seuils structurent le tri :

  • Encours : au moins 100 M€, sous ce seuil le risque de fermeture et le spread à l’achat grimpent.
  • Ancienneté : trois ans minimum pour juger sur un cycle complet.
  • Liquidité et spread : souvent plus coûteux que l’écart de TER, surtout sur une place étrangère.
  • Concentration : le critère qui tranche vraiment, le poids des dix premières lignes va de 55 % à 81 % selon les fonds.

Panorama · 6 ETF UCITS · 2026

Sur les semi-conducteurs, les frais ne tranchent rien

Cinq des six fonds partagent le même TER. Le choix se joue ailleurs : sur la concentration de l'indice et sur l'enveloppe capable de l'accueillir.

Ce qui ne départage pas

0,35 %

TER commun à 5 fonds sur 6, seul le First Trust monte à 0,60 %.

Réplication physique

Partagée par les six fonds : détention directe des titres, sans swap.

Ce qui départage

55 % à 81 %

Poids des dix premières lignes selon le fonds, du plus dilué au plus concentré.

PEA fermé, CTO obligatoire

Aucun ETF sectoriel confirmé éligible au PEA : exposition à loger en compte-titres.

À frais quasi identiques, le vrai arbitrage porte sur la concentration de l'indice et l'enveloppe de détention, jamais sur le TER seul.

Online Asset — Analyse
Sources : fiches émetteurs (VanEck, iShares, Amundi), JustETF, AMF (règle des 75 % du PEA).

VanEck, iShares, Amundi : comparatif détaillé des 6 ETF semi-conducteurs

Six fonds, quatre familles d’indices, des profils de concentration qui vont du simple au double. Le tableau ci-dessous résume où chacun se situe, les fiches qui suivent expliquent pourquoi.

Comparatif ETF semi-conducteurs
ETF semi-conducteurs : concentration, performance et notre lecture
Six fonds passés au crible sur leur première ligne, leur concentration, leur performance et leur volatilité, avec notre verdict pour chacun.
Performances en euros, dividendes inclus, au 31 mai 2026 ; pondérations au profil JustETF d'avril 2026.
Faites défiler le tableau horizontalement
ETF 1re ligne Top 10 Perf 1 an Perf 3 ans Volatilité 1 an Notre lecture
VanEck (SMH) AMD 10,33 % 78,37 % 166,30 % 272,43 % 35,70 % Le plus liquide, exposition US
iShares (SEME) Micron 7,70 % 59,20 % 192,33 % 271,20 % 29,43 % Le plus diversifié
Amundi Acc (CHIP) Nvidia 25,65 % 80,85 % 133,60 % 318,62 % 27,46 % Concentré, en euros
HSBC (HNSC) Broadcom 8,50 % 60,64 % 188,94 % 288,24 % 29,66 % Solide alternative Nasdaq
Amundi Dist (LYSM) Nvidia 25,65 % 80,85 % 133,58 % 318,57 % 27,50 % Pour du revenu seulement
First Trust (FCHP) TSMC 9,66 % 55,22 % 146,83 % n.a. 26,15 % Écarté, frais et taille
Données vérifiées À retenir : ces performances à trois chiffres tiennent à un cycle exceptionnel de l'IA et ne se prolongeront pas mécaniquement ; le secteur reste très concentré, certains fonds logeant plus de 25 % sur Nvidia seul. Gardez ces ETF en satellite, pas en cœur de portefeuille, en privilégiant le plus liquide ou le plus diversifié.

VanEck Semiconductor UCITS ETF (SMH)

Plus gros fonds du secteur accessible depuis la France avec 8 406 M€ d’encours au 22 juin 2026, soit 9,8 Md$ selon VanEck, le VanEck Semiconductor UCITS ETF tire sa force de sa taille : liquidité épaisse, spread réduit, risque de fermeture écarté. Son indice MarketVector ne retient que des sociétés cotées aux États-Unis, plafonnées à 10 %, d’où un portefeuille resserré de 25 lignes très dépendant d’une poignée de mégacaps.

Attention au ticker SMH sur Euronext Paris : c’est celui de la version UCITS (IE00BMC38736), accessible à un investisseur européen, à ne pas confondre avec le SMH américain d’origine, inaccessible via un courtier de l’Union. En pratique, c’est le choix le plus robuste pour une exposition large et liquide aux puces américaines, à loger en compte-titres. Sa hausse de 166,30 % sur un an au 31 mai 2026 traduit le rebond de l’IA capté, pas une promesse, pour une volatilité voisine de 36 %, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

iShares MSCI Global Semiconductors UCITS ETF (SEME)

Là où le VanEck resserre, le iShares MSCI Global Semiconductors UCITS ETF ouvre : 252 lignes en portefeuille, et un top 10 limité à 59,20 % au 30 avril 2026, la concentration la plus basse du panel. Pour qui redoute la dépendance aux trois ou quatre mégacaps de l’IA, c’est l’argument décisif.

Son indice MSCI ACWI IMI couvre fabricants et équipementiers, marchés développés et émergents, avec un filtre ESG. Deuxième encours du secteur à 5 227 M€, même TER de 0,35 %, réplication physique. Concrètement, c’est le meilleur compromis entre portée mondiale et concentration maîtrisée. On le préfère au VanEck dès qu’on veut diluer le poids des leaders et capter aussi des acteurs asiatiques comme SK hynix.

Amundi MSCI Semiconductors UCITS ETF Acc (CHIP)

Trois particularités résument le Amundi MSCI Semiconductors UCITS ETF Acc : le plus ancien du secteur, avec une première valeur liquidative au 28 mars 2007, le seul libellé en euros parmi les fonds cœur, et le plus concentré. Ses dix premières lignes pèsent 80,85 %, et le trio Nvidia (25,65 %), TSMC et Broadcom représente à lui seul 54,01 % du portefeuille. Un pari assumé sur les leaders de l’IA, à double tranchant : il amplifie les hausses comme les reculs.

Ce pari explique à la fois sa meilleure performance à trois ans du panel, 318,62 % au 31 mai 2026, et sa hausse à un an plus modeste, 133,60 %, signe que sa surpondération de Nvidia a moins porté sur les douze derniers mois que sur le cycle long. Reste le point qui fâche, l’éligibilité PEA : sa fiche officielle Amundi le classe non éligible, ce qui clôt le doute entretenu par quelques mentions contraires de courtiers. L’avantage de l’euro ne s’étend donc pas à l’enveloppe fiscale. À noter aussi, un TER affiché à 0,25 % chez certains courtiers contre 0,35 % chez JustETF et Amundi, la valeur retenue ici étant 0,35 %, recoupée entre les deux sources. Pour un investisseur en euros qui accepte la dépendance à Nvidia, le CHIP a du sens ; pour diluer le risque single-name, il passe après le iShares.

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HSBC Nasdaq Global Semiconductor UCITS ETF (HNSC)

Moins exposé médiatiquement, le HSBC Nasdaq Global Semiconductor UCITS ETF suit le Nasdaq Global Semiconductor Index, soit les 80 plus grandes entreprises mondiales du secteur. D’où une concentration intermédiaire, top 10 à 60,64 % au 30 avril 2026, et une tête de portefeuille originale où Broadcom et SK hynix devancent Nvidia.

Avec 271 M€ d’encours, il reste viable mais joue sous les deux leaders, ce qui peut élargir le spread. Performance solide néanmoins, 188,94 % sur un an et 288,24 % sur trois ans au 31 mai 2026. C’est une alternative crédible pour qui adhère à la méthodologie Nasdaq, à condition de vérifier l’accès : il cote surtout hors Euronext Paris, sur Borsa Italiana, gettex ou Londres.

Amundi MSCI Semiconductors UCITS ETF Dist (LYSM)

Le Amundi MSCI Semiconductors UCITS ETF Dist est le clone distribuant du CHIP : indice et portefeuille identiques, mais dividendes versés plutôt que capitalisés. Sur un secteur de croissance, le rendement est anecdotique, 0,14 % selon JustETF, autant dire un filet d’eau. En clair, le distribuant n’a guère de sens ici, sauf besoin explicite de revenus en compte-titres. Avec 136 M€ d’encours, c’est de surcroît le plus petit des fonds Amundi.

First Trust Bloomberg Global Semiconductor Supply Chain UCITS ETF (FCHP)

Seul fonds à viser toute la chaîne d’approvisionnement plutôt que les seuls fabricants, le First Trust Bloomberg Global Semiconductor Supply Chain UCITS ETF fait cohabiter TSMC et Nvidia avec ASML, Advantest, Synopsys, Cadence Design ou Tokyo Electron. L’angle est le plus original du panel, avec le top 10 le plus bas, 55,22 %.

L’idée séduit, l’exécution moins. Son TER de 0,60 % est près du double des autres, son encours plafonne à 38 M€, le plus faible, et le fonds n’a été lancé qu’en décembre 2024. Ces trois handicaps cumulés, frais, taille et jeunesse, le sortent de la sélection principale : on le garde à l’œil pour son angle supply chain, on ne le retient pas encore.

Global X AI Semiconductor & Quantum, le cas satellite

Hors univers strict, le Global X AI Semiconductor & Quantum UCITS ETF ajoute l’infrastructure de calcul et le quantique aux semi-conducteurs, avec Cisco et Arm Holdings aux côtés de Micron et TSMC. Lancé seulement le 25 novembre 2025, avec 53 M€ d’encours, il n’a aucun historique exploitable. Trop jeune pour être classé, il vise les investisseurs qui parient sur la convergence de l’IA et du quantique, en assumant le caractère spéculatif de ce choix.

À frais quasi égaux, ce sont donc l’encours, la liquidité et la concentration qui décident, jamais le TER seul. Pour un profil moins cyclique, le classement des ETF du luxe d’Online Asset propose un autre type d’exposition thématique.

Investir dans les semi-conducteurs en 2026 : IA, cyclicité et dépendance à Taïwan

La demande structurelle reste forte : le WSTS situe le marché mondial autour de 1 510 Md$ en 2026, porté par l’IA, la mémoire HBM et les data centers. Mais le secteur est cyclique, pas défensif, et trois risques pèsent sur ces ETF.

  • Concentration : chez l’Amundi CHIP, trois entreprises, Nvidia, TSMC et Broadcom, pèsent à elles seules plus de la moitié du fonds. Un retournement sur l’un de ces noms se diffuse aussitôt à l’ensemble.
  • Géopolitique : la chaîne dépend de Taïwan, de la Corée et des Pays-Bas, et l’OCDE rappelait en septembre 2025 le durcissement continu des contrôles export américains. Le détroit de Taïwan reste le scénario noir du secteur.
  • Cyclicité : cycles de mémoire et capex des fonderies rythment des à-coups brutaux, et la volatilité sur un an des fonds du secteur s’échelonne déjà de 26 % à 36 % selon JustETF.

Comme tout placement en actions, ces ETF exposent à un risque de perte en capital. Pour équilibrer cet investissement sectoriel, un contrepoids défensif via les ETF obligataires sélectionnés par Online Asset a du sens, leur logique étant l’inverse d’un pari concentré.

Questions à se poser
Avant d'acheter un ETF aussi cyclique, trois questions à se poser :
  • Acceptez-vous qu'un seul titre, comme Nvidia chez l'Amundi CHIP, puisse peser près d'un quart du fonds ?
  • Une volatilité annuelle comprise entre 26 % et 36 % entre-t-elle dans votre tolérance au risque ?
  • Votre horizon est-il assez long pour absorber un cycle complet de la mémoire et des fonderies ?

ETF semi-conducteurs éligible au PEA : verdict et alternatives réelles

La question revient sans cesse, et la réponse déçoit : aucun ETF semi-conducteurs purement sectoriel n’est confirmé éligible au PEA. La mécanique est simple. Le PEA exige au moins 75 % de titres de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, règle rappelée par l’AMF, or le secteur est dominé par Nvidia, TSMC, Broadcom ou SK hynix. Le VanEck et le iShares sont d’ailleurs signalés non éligibles par Euronext, et la fiche officielle Amundi classe elle aussi le CHIP non éligible, ce qui lève le doute qu’entretenaient certains courtiers. Pour les fonds HSBC, First Trust et le distribuant Amundi, la structure mondiale du portefeuille rend l’éligibilité tout aussi improbable, faute de respecter le seuil des 75 %.

La voie réaliste pour viser les puces en PEA passe donc par un ETF large déjà éligible, mondial ou Nasdaq, qui en contient une forte dose via ses premières lignes, plutôt que par un fonds 100 % secteur. Pour les comparer, les meilleurs ETF éligibles au PEA donnent un point de départ. Sinon, l’exposition sectorielle pure se loge en compte-titres.

Acheter un ETF semi-conducteurs en CTO : courtier et place de cotation

Le PEA étant hors-jeu, le compte-titres est la voie naturelle pour cet investissement, et le choix du courtier y pèse plus que l’écart de TER : frais de courtage, devise et accès aux bonnes places font la différence. Le VanEck, le iShares et l’Amundi CHIP cotent sur Euronext Paris, simple d’accès depuis la France ; le HSBC et le First Trust se négocient surtout ailleurs, sur Borsa Italiana ou Londres, à vérifier avant d’acheter.

Dernier réflexe, la devise : ces fonds sont libellés en dollars, ce qui ajoute un risque de change même quand la performance est exprimée en euros. Pour diversifier au-delà des puces, les ETF en matières premières répondent à une logique cyclique voisine.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Le choix du courtier pèse souvent plus que l'écart de TER. Avant de retenir le HSBC ou le First Trust, qui cotent surtout sur Borsa Italiana ou à Londres, nous recommandons de comparer :
  • les frais de courtage sur les places étrangères, qui peuvent dépasser l'économie d'un dixième de point de TER ;
  • l'accès réel de votre courtier à la place où le fonds est le plus liquide ;
  • la version exacte du fonds via son code ISIN, pour éviter de viser un produit inaccessible.

Fiscalité d’un ETF semi-conducteurs hors PEA : flat tax et dividendes

Hors PEA, un ETF semi-conducteurs relève du régime de droit commun : plus-values et dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, la flat tax de 30 %, soit 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, sous réserve de la loi de finances en vigueur. L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste ouverte sur demande, rarement avantageuse pour ce profil d’épargnant. C’est là que le capitalisant prend l’avantage : le VanEck, le iShares ou l’Amundi CHIP réinvestissent les dividendes sans imposition jusqu’à la vente, quand un distribuant comme l’Amundi LYSM génère un impôt annuel pour un rendement dérisoire. Pour le détail côté enveloppe défiscalisée, la fiscalité du PEA complète ce cadre.

Un point souvent oublié pour finir : domiciliés en Irlande ou au Luxembourg, ces fonds subissent une retenue à la source sur les dividendes américains, invisible sur la fiche, qui rend la tracking difference réelle plus parlante que le seul TER affiché.

Option pour le barème : à réserver aux TMI faibles
Par défaut, les gains d'un ETF en compte-titres relèvent du PFU à 31,4 % depuis 2026 (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de CSG de la LFSS 2026). L'option pour le barème progressif (case 2OP) n'a d'intérêt qu'aux tranches marginales de 0 % ou 11 %, via l'abattement de 40 % sur les dividendes et la CSG déductible ; au-delà, le PFU l'emporte. L'option est globale pour l'année et irrévocable. Sources : Service-Public, BOFiP.

Questions fréquentes sur les ETF semi-conducteurs

Le meilleur fonds, l’éligibilité PEA, l’accès au fameux SMH : voici les réponses aux questions que vous vous posez le plus souvent sur les ETF semi-conducteurs.

Quel est le meilleur ETF semi-conducteurs en 2026 ?

Il n’y a pas un meilleur ETF dans l’absolu, mais un meilleur choix selon le besoin. Pour une exposition large et très liquide, le VanEck Semiconductor, avec 8 406 M€ d’encours au 22 juin 2026, tient la corde. Pour limiter la dépendance aux mégacaps de l’IA, le iShares MSCI Global Semiconductors, le plus diversifié avec 252 lignes, est préférable. L’Amundi CHIP convient à un investisseur en euros qui assume la concentration.

Existe-t-il un ETF semi-conducteurs éligible au PEA ?

Non, à ce jour aucun ETF semi-conducteurs purement sectoriel n’est confirmé éligible au PEA. La règle des 75 % de titres européens, rappelée par l’AMF, exclut de fait les indices mondiaux ou américains du secteur. Même l’Amundi CHIP, pourtant libellé en euros, est classé non éligible par sa fiche émetteur. Pour viser les puces dans un PEA, il faut passer par un ETF large éligible qui en contient déjà.

Comment investir dans les semi-conducteurs sans acheter une action en direct ?

Un ETF sectoriel est la voie la plus simple pour s’exposer aux semi-conducteurs sans sélectionner soi-même des actions. Plutôt que de miser sur la seule action Nvidia, l’ETF achète d’un coup les fabricants, les fondeurs et les équipementiers du secteur. Le compte-titres ordinaire est l’enveloppe adaptée, le PEA étant fermé à ces fonds.

Peut-on acheter l’ETF SMH depuis la France ?

Oui, à condition de viser la bonne version. Le SMH américain d’origine n’est pas accessible via un courtier de l’Union européenne, faute de document d’informations clés conforme. Mais sa déclinaison UCITS, le VanEck Semiconductor UCITS ETF (IE00BMC38736), cote sur Euronext Paris sous le même ticker SMH et reste, elle, accessible à un investisseur français en compte-titres.

Faut-il choisir un ETF semi-conducteurs capitalisant ou distribuant ?

Sur ce secteur, le capitalisant l’emporte presque toujours. Le rendement des distribuants y est dérisoire, 0,14 % pour l’Amundi LYSM selon JustETF, et hors PEA, les dividendes versés sont imposables chaque année. Un ETF capitalisant réinvestit sans frottement fiscal jusqu’à la vente, ce qui colle mieux à une logique de croissance. Le distribuant ne se justifie qu’en cas de besoin explicite de revenus.

Quel indice suivre pour s’exposer aux semi-conducteurs ?

Il n’existe pas un indice unique de référence, mais plusieurs familles. Les ETF de cette page suivent quatre constructions : le MarketVector US Listed pour le VanEck, le MSCI ACWI pour le iShares et les Amundi, le Nasdaq Global Semiconductor pour le HSBC, et le Bloomberg Supply Chain pour le First Trust. Le choix de l’indice détermine la concentration et la part d’équipementiers, davantage que le nom du fonds.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset, spécialisé en investissement, optimisation fiscale et gestion de patrimoine. Diplômé en économie (Toulouse Capitole) et en droit des affaires (Montréal), il publie des analyses sourcées et actionnables pour aider les épargnants à décider en confiance.
⚠️ Informations importantes

Online Asset fournit des informations éducatives, pas de conseil en investissement personnalisé (CMF art. L.541-1). Risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour toute décision d'investissement, consultez un conseiller financier agréé qui pourra évaluer votre situation personnelle.

Contenu rédigé par l'équipe éditoriale d'Online Asset.
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