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Mis à jour le 23 septembre 2026
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21 min de lecture

Combien investir en bourse pour en vivre sans épuiser son capital

investir bourse pour vivre guide

Pour vivre de la bourse, le capital se déduit du rythme de retrait jugé tenable bien plus que du rendement espéré : il faut réunir 25 fois ses dépenses annuelles avec un retrait de 4 %, 33 fois avec un retrait de 3 %. Le choix entre ces deux taux dépend surtout du nombre d’années pendant lesquelles le portefeuille devra payer.

25 à 33 fois vos dépenses annuelles

C'est le capital à réunir pour vivre de la bourse, selon que vous retirez 4 % ou 3 % par an. Il se déduit du rythme de retrait jugé tenable, pas du rendement espéré.

Capital à réunir selon le revenu mensuel visé

Retrait de 4 % (× 25)Retrait 4 % (× 25) Retrait de 3 % (× 33)Retrait 3 % (× 33)

1 000 € par mois

2 000 € par mois

3 000 € par mois

Montants avant impôt, en euros d'aujourd'hui : besoin annuel divisé par le taux de retrait.

Impôt

Il ne porte que sur la part de gain de chaque retrait : 31,4 % en compte-titres, 18,6 % dans un PEA de plus de 5 ans.

3 % ou 4 %

La règle des 4 % a été testée sur 30 ans de retraits au plus. Plus le portefeuille doit durer, plus le 3 % s'impose.

Effort d'épargne

1 500 € par mois pendant 20 ans à 5 % par an mènent à environ 608 700 €, sans garantie. L'AMF recommande au moins 10 ans en actions.

Sources : Trinity study (AAII Journal, 1998), impots.gouv.fr, Légifrance, AMF. Aucun rendement futur n'est garanti.

Données vérifiées

Capital nécessaire pour vivre de la bourse selon le revenu visé

Savoir combien investir en bourse revient à une division : les dépenses annuelles que le portefeuille doit financer, rapportées au taux de retrait retenu. Les montants ci-dessous sont calculés avant impôt et en euros d’aujourd’hui.

Vivre de la bourse
Capital nécessaire selon le revenu mensuel visé

Montants calculés avant impôt et en euros d'aujourd'hui, pour trois taux de retrait.

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Revenu mensuel viséBesoin annuelCapital à 4 %Capital à 3,5 %Capital à 3 %
1 000 €12 000 €300 000 €342 857 €400 000 €
1 500 €18 000 €450 000 €514 286 €600 000 €
2 000 €24 000 €600 000 €685 714 €800 000 €
3 000 €36 000 €900 000 €1 028 571 €1 200 000 €
4 000 €48 000 €1 200 000 €1 371 429 €1 600 000 €
5 000 €60 000 €1 500 000 €1 714 286 €2 000 000 €
Pour un revenu absent du tableau Multipliez le revenu mensuel visé par 300 avec un retrait de 4 %, par environ 343 à 3,5 % et par 400 à 3 %. Exemple : 2 500 € par mois demandent 750 000 € à 4 %.
Données vérifiées

Calcul arithmétique : besoin annuel divisé par le taux de retrait. Ces montants ne préjugent d'aucun rendement futur.

Pour 2 000 € mensuels, descendre de 4 % à 3 % de retrait ajoute 200 000 € au capital à réunir, soit plus de huit années de dépenses.

Règle des 4 % et ses limites en France

La règle des 4 % vient d’une étude publiée en février 1998 dans l’AAII Journal par trois professeurs de Trinity University, la Trinity study. Elle mesure, sur les rendements historiques des actions et obligations américaines, la part des périodes de retraits de 15 à 30 ans qu’un portefeuille aurait traversées sans s’épuiser. Ni l’AMF ni la Banque de France n’en font une norme. Le taux de retrait s’y calcule sur le capital de départ, ce qui le distingue du rendement, lequel peut rester négatif plusieurs années pendant que les retraits continuent.

Règle des 4 %
Quatre limites de la règle des 4 % pour un investisseur français

Ce que chaque limite mesure et son effet concret sur le capital.

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LimiteCe qui la mesureEffet sur le capital
HorizonDonnées de l'étude arrêtées à 30 ans de retraitsUn rentier de 45 ans demande à son portefeuille de tenir au-delà des historiques testés
Séquence des rendements600 000 € qui perdent 30 % la première année, puis versent 24 000 €Capital ramené à 396 000 €, le même retrait pèse plus de 6 % du restant
InflationINSEE : +2,4 % sur un an en août 2026Un retrait de 2 000 € doit passer à 2 048 € l'année suivante
Marché d'origineHistorique américain, sans équivalent officiel français pour un portefeuille en eurosRésultats à ne pas reprendre tels quels ; l'AMF rappelle qu'un placement en actions peut perdre même sur dix ans
Données vérifiées

Sources : Trinity study (AAII Journal, 1998), INSEE, AMF.

Ces limites empêchent de départager 3 % et 4 % sur un horizon long : le taux retenu dépend surtout de la durée de décaissement et de l’allocation du portefeuille. Une pension qui couvre une partie des dépenses abaisse d’autant le retrait à financer, et le suivi passe ensuite par le rendement net réel d’un placement.

Combien peut-on gagner en bourse par mois avec son capital ?

À la question combien peut-on gagner en bourse par mois, la réponse se lit à l’envers du tableau précédent : chaque tranche de 100 000 € investis finance entre 250 € et 333 € mensuels avec un retrait de 3 à 4 %. Ce montant reste brut. Les frais courants des fonds et le courtage se retranchent d’abord, d’où l’intérêt de comparer les frais des courtiers en ligne avant la phase de retraits. L’impôt vient ensuite, sur une assiette plus étroite qu’il n’y paraît.

Retrait de 24 000 € en compte-titres
Un portefeuille dont les plus-values latentes représentent 40 % de la valeur cède 24 000 € de titres dans l'année. Le prix de revient des titres vendus atteint 14 400 €, la plus-value imposable 9 600 €.
  • Impôt réel : 31,4 % de 9 600 €, soit 3 014 €, à peine 12,6 % du montant retiré, pour un revenu net de 20 986 € (1 749 € par mois).
  • Calcul erroné : le même taux appliqué aux 24 000 € donnerait 7 536 € d'impôt, plus du double.
Chiffres illustratifs : la part de gain dépend du prix d'acquisition des titres cédés et de leur valeur au moment de la vente.

Cette erreur de calcul gonfle l’impôt, et avec lui le capital jugé nécessaire.

Fiscalité d’un retrait en PEA et en compte-titres

Fiscalité des retraits
Fiscalité d'un retrait en PEA et en compte-titres

Ce qui est imposé, et à quel taux, lorsque vous retirez de l'argent de chaque enveloppe.

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CritèrePEA de plus de 5 ansCompte-titres ordinaire
Assiette imposéeGain net compris dans le retraitPlus-value de cession, prix moyen pondéré d'acquisition déduit
Impôt sur le revenuExonéré (article 157, 5° bis du CGI)12,8 % (article 200 A du CGI), sauf option pour le barème
Prélèvements sociaux18,6 %18,6 %
RetraitPartiel sans clôture du plan (article L.221-32 du CMF)Libre
Données vérifiées

Sources : impots.gouv.fr, Légifrance, taux applicables en 2026.

Des taux historiques de prélèvements sociaux peuvent encore s’appliquer à certains gains anciens d’un PEA. L’ordre de décaissement entre les deux enveloppes ne se lit pas dans ce seul tableau : il dépend du prix de revient des titres, des moins-values disponibles et de l’intérêt de conserver un plan ancien, un arbitrage qui se prépare avec un conseiller en gestion de patrimoine. Le fonctionnement fiscal du compte-titres ordinaire détaille le report de ces moins-values.

Quel capital pour vivre de ses dividendes à 500 ou 1 000 euros par mois ?

Vivre de ses dividendes coûte plus cher en capital que vendre des titres, du moins sur un compte-titres : chaque coupon y est imposé en totalité au PFU de 31,4 %. Pour 500 euros de dividende par mois nets, il faut donc encaisser 8 746 € bruts par an.

Vivre de ses dividendes
Capital pour toucher 500 ou 1 000 € de dividendes nets par mois

Dividendes imposés en totalité au PFU de 31,4 % sur un compte-titres.

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Revenu net viséDividendes bruts annuelsCapital à 3 % de rendementCapital à 4 % de rendement
500 € par mois8 746 €291 545 €218 659 €
1 000 € par mois17 493 €583 090 €437 318 €
Données vérifiées

Hypothèses de rendement de dividende, compte-titres, imposition forfaitaire 2026.

À titre de comparaison, les mêmes 500 € nets obtenus par retraits, avec 40 % de gain dans chaque vente, demandent environ 171 500 € à 4 %. Dans un PEA, l’écart se referme : le coupon n’est pas imposé tant qu’il reste dans le plan.

La contrepartie, c’est la dépendance aux décisions des sociétés : un dividende peut être réduit d’une année sur l’autre, et un portefeuille bâti sur quelques titres à haut rendement concentre ce risque. Les ETF qui versent réellement un dividende le diluent sans l’éliminer, à condition de choisir une part distribuante.

Versements mensuels pour réunir 600 000 € en bourse en 20 ans

Pour savoir combien investir en bourse par mois, la durée disponible compte davantage que la mise de départ. Avec un rendement de 5 % par an, hypothèse de travail qu’aucun marché ne garantit, trois trajectoires mènent autour de 600 000 €, en vingt à trente ans.

Constituer son capital
Trois trajectoires pour réunir environ 600 000 €

Versements mensuels réguliers avec une hypothèse de rendement de 5 % par an, qu'aucun marché ne garantit.

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Versement mensuelDuréeTotal verséCapital estimé à 5 %
1 500 €20 ans360 000 €608 707 €
1 000 €25 ans300 000 €585 735 €
800 €30 ans288 000 €652 301 €
Ce que font les intérêts composés La part du capital final qui ne vient pas de vos versements passe de 41 % sur 20 ans à 49 % sur 25 ans, puis 56 % sur 30 ans.
Données vérifiées

Taux annuel effectif de 5 %, versements en fin de mois, avant frais et impôt.

Dix années de plus réduisent presque de moitié l’effort mensuel, pour un capital final supérieur. Le simulateur d’intérêts composés avec versements mensuels permet de tester d’autres hypothèses, frais et inflation compris.

Le rythme bute vite sur le PEA : à 1 500 € par mois, le plafond de 150 000 € de versements fixé par l’article L.221-30 du CMF est atteint en un peu plus de huit ans. La limite vise les versements, pas la valeur du plan, qui peut continuer d’évoluer ; au-delà, l’effort d’épargne se poursuit hors du PEA, sur un compte-titres par exemple.

Un investissement programmé chaque mois lisse le prix d’entrée sur toute la période.

Un point de rendement en moins suffit à déplacer l’arrivée : à 4 % au lieu de 5 %, les mêmes 1 500 € mensuels sur vingt ans aboutissent à 545 763 €, qui ne financent plus que 1 819 € par mois avec un retrait de 4 %. Les frais courants jouent dans le même sens que le rendement, ce qui donne du poids au choix d’ETF diversifiés éligibles au PEA ou au CTO.

Pour plus d'informations, prenez contact avec un membre de notre équipe.

Taux net d’un livret bancaire : combien reste-t-il après impôt en 2026 ?

Sous le régime forfaitaire de droit commun, les intérêts d’un livret bancaire ordinaire supportent 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026, soit 31,4 % au total selon les règles applicables aux revenus mobiliers. Le prélèvement de 12,8 % opéré à l’encaissement est un acompte non libératoire : une dispense peut être demandée sous conditions de revenu, et l’imposition définitive se régularise à la déclaration. La flat tax à 30 % encore affichée par la plupart des comparatifs correspond à l’ancien taux de prélèvements sociaux de 17,2 %, en vigueur jusqu’en 2025.

La conversion tient en une ligne : un taux brut conserve 68,6 % de sa valeur. Un livret bancaire doit donc afficher 2,48 % brut pour égaler les 1,70 % nets du Livret A, et 3,64 % brut pour égaler les 2,50 % du LEP. Aucun taux standard relevé au 3 septembre 2026 n’atteint le premier seuil. Cette conversion est un calcul éditorial destiné à rendre les taux comparables entre eux, elle ne figure sur aucune grille officielle.

Certains produits conservent un taux de prélèvements sociaux de 17,2 %, notamment d’anciens CEL et PEL ouverts au plus tard le 31 décembre 2017, certains PEP et certains contrats d’assurance vie. Le régime applicable dépend de la date d’ouverture et des règles propres au produit. Pour les livrets bancaires ordinaires, le régime 2026 s’applique. L’option globale pour le barème progressif reste ouverte et peut se révéler plus favorable selon la tranche marginale d’imposition du foyer.

Dans quel ordre remplir ses livrets quand les plafonds sont atteints ?

Pour une personne éligible, le LEP porte le taux réglementé le plus élevé et se remplit en premier. Une fois ses 10 000 euros atteints, Livret A et LDDS sont à égalité, même taux et même fiscalité : leur ordre de remplissage n’a aucune incidence sur le rendement. Au total, une personne seule éligible dispose de 44 950 euros de capital défiscalisé, un couple imposé en commun de 89 900 euros. Aucun des livrets bancaires vérifiés au 3 septembre 2026 ne rivalise sur cette zone.

Une fois ces plafonds atteints, le choix dépend surtout de la durée pendant laquelle le capital peut rester immobilisé. Quatre familles de réponses coexistent en 2026.

  • CEL : 1,25 % jusqu’au 31 janvier 2027, avec des intérêts imposables selon la date d’ouverture. Le plafond du CEL à 15 300 euros en fait un complément étroit.
  • PEL ouvert à partir du 1er janvier 2026 : 2,00 % fixés pour toute la durée du plan, dans la limite de 61 200 euros, contre un retrait qui vaut clôture. Le plan d’épargne logement redevient lisible dans un cycle de taux orientés à la baisse.
  • Comptes à terme : 2,37 % brut sur les nouveaux dépôts des ménages à moins de deux ans en juillet 2026, selon la Banque de France. Le meilleur compte à terme se paie par un blocage et par une fiscalité à 31,4 %.
  • Fonds euros des contrats d’assurance vie : la garantie porte sur le capital selon les termes du contrat, dont le niveau et l’assiette se vérifient au cas par cas. Elle ne relève pas de la garantie bancaire des dépôts.

Le placement sans plafond n’existe pas dans l’épargne réglementée, et c’est ce qui pousse à sortir du livret. Les alternatives se jugent alors sur l’horizon de détention et sur le risque de perte en capital accepté, autant que sur le rendement affiché : arbitrer entre sécurité et horizon long revient à tenir les deux bouts.

Et vous ?
Reprenez le scénario d'une baisse de 30 % la première année de retraits. Combien de mois de dépenses pourriez-vous couvrir sans vendre un seul titre ? Si la réponse se compte en semaines, votre réserve de liquidités se dimensionne avant le premier retrait, pas après la baisse.

Vivre de ses revenus boursiers au-delà du calcul

Selon la Banque de France, l’encours titres moyen d’un PEA atteignait 17 343 € fin 2025, soit moins de 6 % des 300 000 € nécessaires pour tirer 1 000 € par mois d’un retrait de 4 %.

Quel rendement moyen attendre de la bourse sur longue période ?

Aucun rendement futur ne peut être promis, et les repères publics restent historiques. L’AMF a publié en 2018 une simulation de placements réguliers et diversifiés en actions : 5,3 % par an en moyenne sur 20 ans, pour des investissements simulés entre janvier 1988 et février 2017, hors frais et fiscalité. Ce chiffre calibre une hypothèse d’accumulation ; il ne fixe aucun taux de retrait.

L'assurance vie ou le PER peuvent-ils servir à vivre de ses placements ?

L’assurance vie s’y prête, le PER beaucoup moins avant l’âge de la retraite. Après huit ans, les rachats partiels d’un contrat bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € sur la part de gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune (article 125-0 A du CGI), avec des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % en 2026. Les sommes d’un PER restent en principe bloquées jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par l’article L.224-4 du CMF.

Vivre du trading est-il une alternative réaliste ?

Pour un particulier, rarement : le trading actif ne fournit pas de revenu régulier prévisible, et chaque mauvaise année oblige à puiser dans le capital censé le remplacer. L’AMF met régulièrement en garde contre les risques des produits à effet de levier proposés aux particuliers. Les retraits à pourcentage fixe reposent, eux, sur des simulations historiques, avec les limites propres aux périodes testées.

Faut-il garder de l'épargne disponible quand on vit de la bourse ?

Oui. Le repère de l’AMF, 2 à 3 mois de salaire, concerne l’épargne de précaution d’un actif ; pour une personne qui vit de son portefeuille, le niveau de liquidités dépend des dépenses à couvrir, des autres revenus et du risque de devoir vendre des titres juste après une baisse.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset. Titulaire d’une licence AES à l’Université Toulouse Capitole et d’une maîtrise en droit des affaires à l’Université de Montréal, il rédige et analyse un large éventail de contenus liés à la finance et à l’investissement, avec une attention particulière portée à la fiabilité des sources et à la clarté de l’information.
Informations importantes

Online Asset fournit des informations éducatives, pas de conseil en investissement personnalisé (CMF art. L.541-1). Risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour toute décision d'investissement, consultez un conseiller financier agréé qui pourra évaluer votre situation personnelle.

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