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Mis à jour le 26 septembre 2026
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10 min de lecture

Fiscalité du PER 2026 : déduction, imposition à la sortie et avantages du Plan d’Épargne Retraite

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Le PER déplace l’impôt dans le temps : vos versements réduisent votre revenu imposable aujourd’hui, et l’impôt revient à la sortie. Ce que vous y gagnez dépend de votre plafond de déduction, de votre taux marginal d’imposition au moment des versements puis à la retraite, et de la façon dont l’épargne sort du plan.

En 2026, un salarié de moins de 70 ans peut déduire de son revenu imposable jusqu’à 10 % de ses revenus professionnels de 2025, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 €. À la sortie en capital, la part des versements déduits est imposée au barème de l’impôt sur le revenu et les gains au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) ; une rente issue de versements déduits est imposée comme une pension de retraite. Au décès, le conjoint ou le partenaire de PACS est exonéré de droits de succession comme du prélèvement de l’article 990 I. Les autres bénéficiaires d’un PER d’assurance paient de 20 % à 31,25 % au-delà de 152 500 € chacun si le titulaire décède avant 70 ans, et les droits de succession au-delà de 30 500 € pour l’ensemble s’il décède après ; un PER bancaire entre dans la succession.

La fiscalité du plan d’épargne retraite est plus légère pour les versements que vous choisissez de ne pas déduire : ils ressortent sans impôt en capital et seuls leurs gains sont taxés, mais ils ne vous ont rien fait économiser à l’entrée.

Comprendre les grands principes de la fiscalité du PER

Le plafond de déduction de 2026 se calcule sur vos revenus professionnels de 2025, nets de frais professionnels, et sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de 2025, soit 47 100 €. Il est individuel : chaque membre du foyer fiscal a le sien, et un couple marié ou pacsé peut demander à mettre ses plafonds en commun. Si vous hésitez entre les deux enveloppes, lisez notre comparatif PER ou PEA.

Qu’est-ce que la fiscalité déductible ou non-déductible des versements ?

Chaque versement volontaire est par défaut déductible de votre revenu imposable. Vous pouvez y renoncer, versement par versement, en l’indiquant au gestionnaire au moment où vous versez. Ce choix détermine l’impôt dû à la sortie.

Un versement déduit réduit votre impôt sur le revenu de l’année à hauteur de votre taux marginal d’imposition, puis il est imposé à la sortie ; un versement non déduit n’apporte rien tout de suite, mais ressort sans impôt en capital. Depuis le 1er janvier 2026, un versement effectué à 70 ans ou plus n’est plus déductible. Notre classement PER compare les meilleurs contrats.

Quels sont les différents compartiments du PER et leur impact fiscal ?

Le PER compte trois compartiments selon l’origine de l’argent : vos versements volontaires, déductibles ou non ; l’épargne salariale (intéressement, participation, abondement de l’employeur) ; les versements obligatoires d’un PER d’entreprise. Les deux premiers sortent en capital ou en rente, le troisième uniquement en rente. Dans un PER individuel, vos versements alimentent le premier compartiment ; les deux autres ne reçoivent que des transferts.

Plafonds de déduction PER 2026 selon les revenus
Tranche de revenus 2025 Plafond de déduction 2026 Base de calcul
Moins de 47 100 € 4 710 € 10% du PASS 2025
47 100 € à 376 800 € 10% des revenus 10% revenus nets
Plus de 376 800 € 37 680 € Maximum légal

Un travailleur indépendant peut aussi déduire ses versements de son bénéfice professionnel (article 154 bis du code général des impôts) : 10 % du bénéfice retenu dans la limite de 8 PASS, plus 15 % de la part du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS, avec un minimum de 10 % du PASS. Pour un exercice 2026, avec le PASS de l’année (48 060 €), ce plafond atteint au maximum 88 911 €, pour un bénéfice d’au moins 384 480 €, et son minimum est de 4 806 €.

Quelle fiscalité pour les versements non déductibles ?

Renoncer à la déduction a un sens si votre taux marginal d’imposition est nul ou faible aujourd’hui, ou s’il sera plus élevé à la retraite.

À la sortie en capital, la part correspondant à ces versements est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ; seuls les gains supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Une rente issue de ces versements relève du régime, plus léger, des rentes viagères à titre onéreux, détaillé plus bas.

Transfert depuis un autre produit : quelles règles fiscales ?

Les anciens contrats d’épargne retraite (PERP, contrat Madelin, Préfon, Perco, contrat article 83, Corem, CRH) peuvent être transférés vers un PER individuel.

Règles fiscales majeures lors de transferts :

  • Aucune imposition au moment du transfert : l’épargne change de plan sans vous être versée
  • Frais depuis un ancien contrat : au plus 5 % de l’épargne si vous le détenez depuis moins de 10 ans
  • Frais entre deux PER : au plus 1 % de l’épargne avant 5 ans de détention, puis transfert gratuit, comme à partir du départ à la retraite, selon l’AMF
  • Avantage supprimé : le doublement des abattements d’une assurance-vie de plus de 8 ans transférée vers un PER a pris fin le 31 décembre 2022

Une fois dans le PER, les gains restent imposés à la sortie : si vous cherchez un placement non imposable, le PER n’en est pas un.

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Fiscalité du PER à la sortie

À la retraite, vous choisissez entre capital, rente viagère ou un mélange des deux, sauf si vous avez opté pour la rente de façon définitive à l’ouverture du plan. Le capital peut être retiré en une ou plusieurs fois, ce qui permet d’étaler l’impôt sur plusieurs années. Le simulateur de sortie du PER compare l’impôt d’un retrait unique, de retraits annuels et d’une rente, en tenant compte de vos pensions.

Fiscalité de la sortie en capital : règles et exemples

L’impôt sur une sortie en capital distingue deux parts : les sommes versées et les gains qu’elles ont produits. Pour protéger votre épargne à l’approche de la sortie, voyez les supports à capital garanti.

Trois régimes fiscaux selon l’origine des versements :

  • Versements déductibles : la part des versements est imposée au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans abattement de 10 % ni prélèvements sociaux ; les gains supportent le PFU de 31,4 %
  • Versements non déductibles : la part des versements est exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux ; seuls les gains sont taxés, au même PFU
  • Épargne salariale (intéressement, participation, abondement) : même traitement que les versements non déductibles

Exemple : un cadre imposé à 30 % a versé 100 000 € déduits au fil des ans, ce qui lui a fait économiser 30 000 € d’impôt. À la retraite, son PER vaut 150 000 €. S’il étale ses retraits pour rester dans la tranche à 30 %, il paie 30 000 € d’impôt sur les 100 000 € de versements et 15 700 € de PFU sur les 50 000 € de gains. Si son taux marginal tombe à 11 % à la retraite, l’impôt sur les versements descend à 11 000 € : l’avantage du PER tient à cet écart de taux, pas à une exonération.

Autre cas : 80 000 € versés sans déduction, valorisés à 120 000 €. Les 80 000 € de capital perçu sont exonérés et les 40 000 € de gains supportent 12 560 € de PFU, sans aucune économie d’impôt à l’entrée.

Fiscalité de la rente viagère : imposition et abattement

La rente viagère est imposée différemment selon que les versements ont été déduits ou non.

Rente issue de versements déduits : elle est imposée comme une pension de retraite, au barème progressif après l’abattement de 10 % plafonné par foyer. Les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent à une fraction de la rente : 70 % si vous avez moins de 50 ans au premier versement de la rente, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % au-delà.

Rente issue de versements non déduits : elle relève du régime des rentes viagères à titre onéreux. Seule la même fraction, de 70 % à 30 % selon l’âge, est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Pour une rente de 6 000 € par an perçue à partir de 64 ans, 2 400 € seulement sont imposables, et les prélèvements sociaux s’élèvent à 446,40 €.

Prélèvements sociaux sur le PER à la sortie

Les prélèvements sociaux sont de 18,6 % en 2026. Ils portent sur les gains d’une sortie en capital et, pour une rente issue des versements volontaires ou de l’épargne salariale, sur la seule fraction de 70 % à 30 % vue plus haut. À la sortie en capital, les versements eux-mêmes n’en supportent pas.

Trois règles à connaître avant de demander la sortie :

  • Déblocage pour un accident de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin des droits au chômage, liquidation judiciaire) : les versements sortent sans impôt ni prélèvements sociaux, et les gains ne supportent que les prélèvements sociaux
  • Dispense d’acompte : si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour un couple soumis à imposition commune), vous pouvez demander au gestionnaire de ne pas prélever l’acompte de 12,8 % sur les gains ; l’impôt est ensuite calculé sur votre déclaration
  • Petite rente : la rente issue des versements obligatoires d’un PER d’entreprise peut être convertie en capital si elle ne dépasse pas 110 € par mois, en accord avec l’assureur
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Fiscalité du PER en cas de décès

Si le titulaire décède avant d’avoir débloqué son plan, le PER est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires désignés ou aux héritiers, en capital ou en rente. La fiscalité dépend de la forme du plan : un PER d’assurance, adossé à un contrat d’assurance de groupe, suit des règles proches de l’assurance-vie ; un PER bancaire, ouvert sous forme de compte-titres, entre dans la succession.

Fiscalité pour les bénéficiaires en cas de décès

Pour un PER d’assurance, tout dépend de l’âge du titulaire au décès, et non de la date des versements comme en assurance-vie. Le conjoint et le partenaire de PACS n’ont ni droits de succession ni prélèvement de l’article 990 I à payer, quel que soit l’âge.

Fiscalité du PER au décès selon le bénéficiaire
Type de bénéficiaire Âge au décès Fiscalité applicable Abattements
Conjoint ou partenaire de PACS Tout âge Exonération de droits de succession et du prélèvement de l'article 990 I Aucun abattement nécessaire
Autre bénéficiaire, PER d'assurance Avant 70 ans Prélèvement de 20 % sur la part taxable jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % (article 990 I du CGI) 152 500 € par bénéficiaire
Autre bénéficiaire, PER d'assurance Après 70 ans Droits de succession selon le lien de parenté, sur l'épargne et les gains (article 757 B du CGI) 30 500 € pour l'ensemble des bénéficiaires
Héritiers, PER bancaire (compte-titres) Tout âge Droits de succession classiques : le plan fait partie de la succession Abattements de la succession, dont 100 000 € par enfant

Exemple : un PER d’assurance de 300 000 € revient à un seul enfant. Si le titulaire décède à 65 ans, l’enfant bénéficie de l’abattement de 152 500 € et paie 20 % sur 147 500 €, soit 29 500 €. S’il décède à 72 ans, les 300 000 €, gains compris, sont soumis aux droits de succession au-delà de 30 500 €, et l’enfant déduit encore son abattement de 100 000 € : sans autre héritage ni donation, il paie 32 094 € selon le barème en ligne directe.

Transmettre un PER sans alourdir la fiscalité successorale

Tant que le titulaire a moins de 70 ans, chaque bénéficiaire désigné dispose de son propre abattement : en désigner plusieurs multiplie d’autant les 152 500 €. Au-delà, un abattement unique est partagé entre tous, et les droits de succession portent sur les gains comme sur l’épargne. En assurance-vie, au contraire, les gains des primes versées après 70 ans y échappent.

Cet abattement unique de 30 500 € se répartit entre les bénéficiaires au prorata de ce que chacun reçoit, et il est partagé avec les primes versées après 70 ans sur les contrats d’assurance-vie du même assuré.

Fiscalité de la rente après décès

Si le titulaire percevait déjà une rente viagère, l’épargne restante n’est transmise que si une réversion a été prévue au profit d’un bénéficiaire désigné. Sans réversion, rien n’est versé après le décès.

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Avantages et inconvénients fiscaux du PER

Le PER n’est pas le bon outil pour tout le monde : son intérêt se mesure face à l’assurance-vie, qui ne donne aucune déduction mais laisse l’épargne disponible. Voyez aussi dans quels cas le PER est le meilleur placement financier pour réduire vos impôts.

Pourquoi utiliser le PER pour optimiser votre fiscalité ?

L’économie d’impôt d’un versement déduit est égale au montant déduit multiplié par votre taux marginal d’imposition : 10 000 € déduits font économiser 4 100 € si tout le versement est imputé dans la tranche à 41 %, et 1 100 € dans la tranche à 11 %.

Pendant la phase d’épargne, les gains ne sont pas imposés chaque année. Le plafond non utilisé se reporte sur les années suivantes : en 2026, vous pouvez utiliser le plafond de l’année puis les reliquats de 2023, 2024 et 2025. À partir du plafond de 2026, ce report passe de trois à cinq ans.

Comment calculer la réduction d’impôt avec le PER ?

Votre plafond disponible pour les versements de 2026 figure sur votre avis d’impôt 2026, établi sur les revenus de 2025.

Étapes de calcul avec exemples chiffrés :

  • Plafond personnel : 10 % de vos revenus professionnels de 2025, entre 4 710 € et 37 680 €, augmenté des reliquats non utilisés
  • Taux marginal d’imposition : 0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou 45 %
  • Économie d’impôt : montant déduit multiplié par ce taux, tant que le versement reste dans la même tranche
  • Impôt à la sortie : versements déduits imposés au barème, gains au PFU de 31,4 %

Un salarié dont les revenus de 2025 atteignent 60 000 € après déduction de ses frais professionnels (abattement de 10 % ou frais réels) peut déduire 6 000 € en 2026, hors reliquats ; imposé à 30 %, il économise 1 800 €. À titre de comparaison, découvrez combien rapporte une assurance vie sur 20 ans.

Quels sont les inconvénients fiscaux d’un PER ?

Le premier inconvénient est le blocage : avant la retraite, l’épargne ne sort que dans les cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Le second est l’impôt différé : les versements déduits sont imposés à la sortie, sans l’abattement de 10 % en capital.

Le PER perd son intérêt fiscal si votre taux marginal à la retraite dépasse celui de vos années de versement : l’impôt repris à la sortie est alors plus lourd que l’impôt économisé à l’entrée. À taux égal, l’avantage se réduit au report de l’impôt, en échange d’une épargne bloquée.

FAQ sur la fiscalité du PER

Oui, si votre plan ne prévoit pas de limite d’âge et que vous ne l’avez pas entièrement liquidé. Ces versements sont déductibles tant que vous avez moins de 70 ans à la date du versement, dans la limite de votre plafond : un retraité sans revenus professionnels dispose de 4 710 € en 2026, plus ses reliquats. Versés après le départ à la retraite, ils restent disponibles à tout moment.

Aucun impôt n’est dû au moment du transfert : l’épargne passe d’un plan à l’autre sans vous être versée. Le transfert est gratuit après 5 ans de détention ; avant, les frais sont limités à 1 % de l’épargne. L’ancien gestionnaire dispose de 2 mois pour transmettre le dossier.

Le transfert d’un PERP ou d’un contrat Madelin vers un PER individuel n’est pas imposé, et ses frais sont limités à 5 % de l’épargne si le contrat a moins de 10 ans. Attention après 70 ans : les versements sur un ancien PERP ou Madelin restent déductibles, alors que ceux effectués sur un PER ne le sont plus.

L’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur placés sur un PER d’entreprise ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu à l’entrée ; à la sortie en capital, ces sommes sont exonérées d’impôt et de prélèvements sociaux, et seuls les gains sont taxés à 31,4 %. Les versements obligatoires échappent à l’impôt à l’entrée dans certaines limites et sortent uniquement en rente, imposée comme une pension de retraite, sauf petite rente convertible en capital.

L’article L224-4 du code monétaire et financier prévoit huit cas : décès du conjoint ou du partenaire de PACS ; invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire ; affection grave, handicap ou accident d’une particulière gravité d’un enfant à charge, ajouté par la loi du 12 juin 2026 ; surendettement ; fin des droits à l’assurance chômage ; liquidation judiciaire d’une activité non salariée ; achat de la résidence principale ; titulaire âgé de moins de 18 ans. Pour les accidents de la vie, les versements sortent sans impôt ni prélèvements sociaux, et les gains ne supportent que les prélèvements sociaux. Pour l’achat de la résidence principale, la fiscalité est celle d’une sortie en capital ordinaire, et l’épargne issue des versements obligatoires reste bloquée.

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Auteur
Romain Gouraud
Rédacteur Financier
Romain est rédacteur spécialisé en contenus financiers chez Online Asset. Il couvre principalement l’épargne, les placements, les marchés financiers et l’investissement, avec une approche centrée sur la vulgarisation et la clarté de l’information. Son expertise complémentaire en UX et accessibilité lui permet de structurer des guides, comparatifs et analyses financières de façon claire, pédagogique et directement exploitable par les lecteurs.
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