Un dividende versé à un particulier domicilié en France supporte deux prélèvements : l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
Les dividendes versés depuis le 1er janvier 2026 supportent le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif (abattement de 40 %, 6,8 points de CSG déductibles) n’est en règle générale avantageuse que si votre taux marginal d’imposition est de 0 % ou 11 %.
Les dividendes encaissés en 2025 sur un compte tenu en France, déclarés au printemps 2026, ont supporté 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un PFU de 30 %.
Comprendre l’imposition des dividendes : les deux régimes fiscaux
La fiscalité des dividendes repose sur deux régimes : le prélèvement forfaitaire unique, appliqué par défaut, et l’option pour le barème progressif. Le choix se fait sur la déclaration de revenus et vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de valeurs mobilières de l’année.
Qu’est-ce qu’un dividende imposable ?
Un dividende est la part du bénéfice qu’une société distributrice verse à ses associés, en proportion de leur participation au capital social. La distribution de dividendes est décidée par l’assemblée des associés, qui approuve les comptes de l’exercice, et prélevée sur le bénéfice ou sur les réserves.
L’abattement de 40 % du barème progressif suppose trois conditions (article 158 du Code général des impôts) :
- la société est soumise à l’impôt sur les sociétés ou à un impôt équivalent
- son siège est en France, dans l’Union européenne ou dans un État lié à la France par une convention fiscale comportant une clause d’assistance administrative
- la distribution résulte d’une décision régulière des organes de la société
Certains revenus en sont exclus, notamment les dividendes de SIIC prélevés sur des bénéfices exonérés. Les taux de 2026 et la possibilité de renoncer à l’option pour le barème sont rappelés par le Service public.
Quels sont les deux modes d’imposition pour une personne physique ?
Le prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax, s’applique par défaut depuis 2018 aux revenus de capitaux mobiliers : 12,8 % d’impôt sur le montant brut des dividendes, quel que soit votre taux marginal.
L’imposition au barème progressif ajoute 60 % des dividendes à vos autres revenus, grâce à l’abattement de 40%, et les impose à votre taux marginal. Elle permet aussi de déduire 6,8 points de CSG et certains frais.
Le point de bascule se lit dans votre tranche. À 11 %, l’impôt au barème représente 6,6 % du dividende brut (60 % x 11 %), contre 12,8 % avec le PFU. À 30 %, il atteint 18 % (60 % x 30 %), puis 15,96 % après la CSG déductible (6,8 % x 30 % = 2,04 points). Le barème ne gagne donc que pour les foyers non imposables ou imposés dans la tranche à 11 %.
Le rôle des prélèvements sociaux à 18,6%
Les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent quel que soit le régime choisi : CSG 10,6 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %. Ils portent sur le montant brut des dividendes, sans abattement, et sont retenus à la source par la banque ou le courtier qui verse le dividende. Seule l’option pour le barème permet d’en déduire une partie, la CSG déductible.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou Flat Tax) : fonctionnement
Le prélèvement forfaitaire unique a été créé par la loi de finances pour 2018. Il impose au même taux la plupart des revenus de placement des particuliers (dividendes, intérêts, plus-values de valeurs mobilières) : c’est le régime fiscal par défaut.
Qu’est-ce que la Flat Tax ?
La Flat Tax est un impôt à taux unique de 31,4 % qui regroupe l’impôt sur le revenu (12,8 %) et les prélèvements sociaux (18,6 %). Elle ne dépend ni de votre tranche d’imposition ni de vos autres revenus.
Elle se paie en deux temps. L’établissement payeur retient 31,4 % dès le versement : 18,6 % de prélèvements sociaux définitifs et 12,8 % d’acompte d’impôt sur le revenu. L’année suivante, les dividendes apparaissent préremplis sur votre déclaration ; sans option pour le barème, l’impôt dû est de 12,8 % et l’acompte l’a déjà réglé. Pour plus d’informations détaillées, consultez la page officielle du gouvernement.
Comment se décompose concrètement le PFU sur vos dividendes ?
Pour 10 000 € de dividendes bruts perçus en 2026 sur un compte-titres, le taux global de 31,4% se répartit ainsi :
- 12,8% d’impôt sur le revenu, soit 1 280 €, retenus comme acompte au versement
- 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité), soit 1 860 €
- 3 140 € au total : 6 860 € nets arrivent sur votre compte
L’acompte de 12,8 % et la dispense
Le prélèvement de 12,8 % retenu au versement n’est pas libératoire : il s’impute sur l’impôt calculé l’année suivante et l’excédent vous est remboursé, par exemple si vous optez pour le barème en étant non imposable.
Vous pouvez en être dispensé si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans avant le versement, est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple soumis à imposition commune). La demande prend la forme d’une attestation sur l’honneur remise à votre banque au plus tard le 30 novembre de l’année qui précède le versement : pour des dividendes versés en 2027, avant le 30 novembre 2026, sur la base du revenu fiscal de référence de 2025. La dispense évite seulement l’avance de l’impôt ; les prélèvements sociaux restent retenus.
L’option pour le barème progressif de l’impôt : une alternative à évaluer
L’option remplace le taux de 12,8 % par votre barème. Elle ne change rien aux prélèvements sociaux de 18,6 %, mais elle ouvre trois avantages : l’abattement de 40 %, la CSG déductible et la déduction de certains frais.
Pourquoi l’abattement de 40% sur les dividendes est-il si important ?
Avec l’option, seuls 60 % de vos dividendes entrent dans le calcul de votre impôt sur le revenu. Cet abattement atténue la double imposition : le bénéfice distribué a déjà supporté l’impôt sur les sociétés au niveau de la société. Pour comprendre les détails techniques de cette disposition, référez-vous au BOFIP. Trois points à retenir :
- l’abattement n’existe qu’avec l’option pour le barème : le PFU s’applique au montant brut
- il ne réduit pas les prélèvements sociaux, calculés sur le montant brut
- il ne vise que les dividendes : vos intérêts, soumis eux aussi au barème en cas d’option, n’en bénéficient pas
Comment fonctionne l’imposition au barème progressif ?
Vos dividendes sont préremplis en case 2DC de la déclaration de revenus, d’après l’imprimé fiscal unique (IFU) de votre banque. Si vous cochez la case 2OP, l’administration fiscale retient 60 % de ce montant et l’ajoute à vos autres revenus imposables ; sinon, le montant brut est imposé à 12,8 %.
Le barème s’applique ensuite par tranches. Pour les revenus de 2025, déclarés en 2026, il impose à 0 % la part du revenu jusqu’à 11 600 € par part, à 11 % jusqu’à 29 579 €, à 30 % jusqu’à 84 577 €, à 41 % jusqu’à 181 917 € et à 45 % au-delà. Les dividendes abattus peuvent vous faire passer dans la tranche supérieure ; les calculs ci-dessous supposent qu’ils restent dans votre tranche.
Exemple pour 10 000 € de dividendes bruts, avec 1 860 € de prélèvements sociaux dans les deux régimes (6 000 € imposables au barème, 680 € de CSG déductible) :
- PFU, quelle que soit la tranche : 1 280 € d’impôt, 3 140 € au total
- barème, tranche à 0 % : aucun impôt, 1 860 € au total, et l’acompte de 1 280 € prélevé au versement vous est remboursé
- barème, tranche à 11 % : 660 € d’impôt moins 74,80 € d’économie de CSG déductible, soit 2 445,20 € au total
- barème, tranche à 30 % : 1 800 € moins 204 €, soit 3 456 € au total
- barème, tranche à 41 % : 2 460 € moins 278,80 €, soit 4 041,20 € au total
- barème, tranche à 45 % : 2 700 € moins 306 €, soit 4 254 € au total
La CSG déductible : un avantage clé de cette option
Sur les 18,6 % de prélèvements sociaux, 6,8 points de CSG sont déductibles de votre revenu imposable de l’année de leur paiement, à condition d’opter pour le barème (case 2BH, préremplie). L’économie vaut 6,8 % du dividende brut multipliés par votre taux marginal. Avec le PFU, rien n’est déductible.
PFU ou barème progressif : comment choisir le régime le plus avantageux ?
La comparaison porte sur l’impôt seul, puisque les prélèvements sociaux sont identiques. Dans l’exemple ci-dessus, le barème fait économiser 1 280 € à un foyer non imposable et 694,80 € dans la tranche à 11 %, mais coûte 316 € de plus dans la tranche à 30 %.
Comparatif : PFU vs Barème progressif en un tableau
Le tableau suivant synthétise les principales différences entre les deux régimes.
| Critère | PFU (Flat Tax) | Barème progressif |
|---|---|---|
| Taux d'imposition | 31,4 % fixe (12,8 % + 18,6 %) | Taux marginal sur 60 % du dividende + 18,6 % |
| Abattement dividendes | Aucun abattement | 40 % d'abattement |
| CSG déductible | Non déductible | 6,8 points déductibles |
| Démarche | Régime par défaut | Case 2OP à cocher (option globale) |
| Plus avantageux si | Taux marginal de 30 % ou plus | Taux marginal de 0 % ou 11 % |
| Frais déductibles | Non déductibles | Déductibles |
Dans quels cas la Flat Tax est-elle plus intéressante ?
Le PFU coûte moins cher dès que votre taux marginal atteint 30 %, comme le montre l’exemple ci-dessus. Il reste aussi le bon choix dans deux autres cas :
- l’ajout de 60 % des dividendes ferait passer une partie de vos revenus dans la tranche supérieure
- vous percevez la même année des intérêts ou des plus-values importants : l’option, globale, les soumettrait eux aussi au barème
Quand faut-il absolument opter pour le barème progressif ?
Si votre foyer n’est pas imposable ou si votre taux marginal est de 11 %, l’option fait baisser l’impôt sur vos dividendes. Vérifiez l’effet global avant de cocher la case 2OP, puisque l’option s’applique aussi à vos intérêts et plus-values de l’année.
Régimes fiscaux spécifiques : PEA, sociétés soumises à l’IS, SARL
Le même dividende n’est pas imposé de la même façon selon l’enveloppe qui le reçoit : compte-titres, PEA, assurance vie ou société holding. Le choix de l’enveloppe pour investir en bourse ne se résume pas pour autant à la fiscalité : l’univers de titres accessible et les conditions de retrait comptent aussi.
Quelle fiscalité pour les dividendes perçus via un PEA ?
Les dividendes encaissés dans un PEA ne sont pas imposés au versement : ni acompte de 12,8 %, ni prélèvements sociaux. Ils restent dans le plan et peuvent être réinvestis. L’imposition intervient seulement au retrait, sur le gain du plan :
- après 5 ans : exonération d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux de 18,6 % sur le gain ; les retraits partiels ne ferment pas le plan
- avant 5 ans : le retrait entraîne en principe la clôture du plan et le gain supporte le PFU de 31,4 %, sauf exceptions (licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée, création ou reprise d’entreprise)
Consultez l’AMF pour les détails complets. Les versements sont plafonnés à 150 000 € et le plan ne reçoit que des titres éligibles, principalement des actions de sociétés européennes soumises à l’impôt sur les sociétés. Le délai de 5 ans court à partir du premier versement, pas de l’achat de chaque titre.
Compte-titres et assurance vie : deux traitements opposés
Sur un compte-titres ordinaire, chaque dividende est taxé l’année de son versement : 31,4 % retenus à la source, puis PFU ou barème sur votre déclaration. Dans une assurance vie, les dividendes des unités de compte restent dans le contrat et ne sont pas imposés au versement : seuls les gains retirés le sont, selon la fiscalité de l’assurance vie (prélèvements sociaux de 17,2 %, impôt de 12,8 % avant 8 ans ; après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € pour un couple, puis 7,5 % tant que les primes ne dépassent pas 150 000 €).
Comment sont imposés les dividendes versés par une société soumise à l’IS ?
Avant d’être distribué, le bénéfice supporte l’impôt sur les sociétés : 25 % au taux normal, 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les sociétés dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. L’avoir fiscal, qui compensait autrefois cet impôt, n’existe plus : l’abattement de 40 % joue ce rôle en cas d’option pour le barème.
Le PFU et l’abattement de 40 % ne concernent que les particuliers. Une société qui reçoit des dividendes les intègre à son bénéfice soumis à l’impôt sur les sociétés. Le régime mère-fille s’adresse à celles qui détiennent au moins 5 % du capital d’une société associée et conservent ces titres au moins deux ans : les dividendes reçus sont exonérés, sauf une quote-part de frais et charges de 5 % réintégrée au résultat. La double imposition économique entre sociétés d’un même groupe est ainsi évitée.
C’est le ressort des holdings patrimoniales : la personne morale qui détient vos participations reçoit les dividendes presque sans impôt et peut les réinvestir. L’imposition personnelle (PFU ou barème) n’intervient que lorsque la holding vous redistribue ces sommes.
Dividendes en SARL : quelle imposition pour le gérant majoritaire ?
Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs indépendants. Ses dividendes sont imposés comme ceux de tout associé (PFU ou barème), mais la fraction qui dépasse 10 % d’un montant de référence supporte les cotisations sociales des indépendants, comme une rémunération, au lieu des prélèvements sociaux de 18,6 %.
Ce montant de référence additionne le capital social, les primes d’émission et les sommes laissées en comptes courants d’associés, détenus par le gérant, son conjoint ou partenaire de Pacs et ses enfants mineurs ; les dividendes perçus par ces proches entrent aussi dans le calcul. Exemple : avec 10 000 € de capital, sans compte courant ni prime, sur 30 000 € de dividendes, 1 000 € restent soumis aux 18,6 % et 29 000 € supportent les cotisations sociales. La règle vaut aussi pour l’entrepreneur individuel qui a opté pour l’impôt sur les sociétés, avec un montant de référence calculé différemment. Le président de SAS ou de SASU, assimilé salarié, n’est pas concerné.
Comment déclarer vos dividendes à l’administration fiscale ?
Si vos titres sont déposés en France, votre banque transmet les montants à l’administration et vous adresse l’imprimé fiscal unique (IFU) : les cases sont préremplies. À vous de vérifier les montants et de choisir le régime.
Quelles cases de la déclaration de revenus faut-il remplir ?
Les dividendes se déclarent sur la déclaration de revenus 2042, l’année qui suit leur versement. Le tableau ci-dessous reprend les cases utiles :
| Type de dividendes | Régime PFU | Régime barème progressif | Case à remplir |
|---|---|---|---|
| Dividendes (France, UE ou pays avec convention) | Imposés à 12,8 % | 60 % au barème | 2DC |
| Option pour le barème | Case non cochée | Case cochée | 2OP |
| Acompte de 12,8 % déjà prélevé | Imputé sur l'impôt | Imputé sur l'impôt | 2CK (préremplie) |
| CSG déductible | Non applicable | 6,8 points déductibles | 2BH |
| Crédit d'impôt sur dividendes étrangers | Imputé | Imputé | 2AB |
Comment notifier votre option pour le barème progressif ?
L’option se coche en case 2OP de la déclaration 2042, au plus tard à la date limite de déclaration. Elle est globale : elle soumet au barème tous vos revenus de capitaux mobiliers et vos plus-values de valeurs mobilières de l’année. Si vous l’aviez choisie l’année précédente, la case est déjà cochée : décochez-la pour revenir au PFU. Pour vos revenus de 2026 et des années suivantes, vous pourrez renoncer à l’option dans le délai de réclamation ou en cours de contrôle, si elle se révèle défavorable.
Les étapes :
- vérifier en case 2DC le montant brut de vos dividendes, repris de l’IFU
- cocher la case 2OP si le barème vous est favorable
- contrôler la case 2BH, qui sert au calcul de la CSG déductible
- vérifier que l’acompte de 12,8 % figure en case 2CK
Dividendes étrangers : retenue à la source et crédit d’impôt
Un dividende versé par une société étrangère subit souvent une retenue à la source dans son pays, puis l’impôt français. La convention fiscale entre les deux pays évite la double imposition : la France accorde un crédit d’impôt égal à la retenue, dans la limite du taux prévu par la convention et de l’impôt français dû sur ce dividende. Pour les actions américaines, par exemple, le crédit est plafonné à 15 % du dividende brut.
Le dividende se déclare pour son montant brut, retenue comprise. Il bénéficie de l’abattement de 40 % en cas d’option si la société a son siège dans l’Union européenne ou dans un pays lié à la France par une convention comportant une clause d’assistance administrative. Si la retenue dépasse le taux conventionnel, l’excédent n’est pas imputable en France : son remboursement se demande à l’administration du pays concerné, selon sa procédure.
Avec un courtier établi en France, l’IFU reporte le dividende et le crédit d’impôt (case 2AB). Avec un compte à l’étranger, vous remplissez la déclaration n° 2047 et vous versez vous-même l’acompte de 12,8 % (formulaire 2778-DIV) si le revenu fiscal de référence de votre foyer atteint 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple).
Hauts revenus : CEHR et contribution différentielle
Les dividendes entrent dans le revenu fiscal de référence, qu’ils soient imposés au PFU ou au barème. Au-delà de 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple), ils peuvent déclencher la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus : 3 %, puis 4 % au-delà de 500 000 € (personne seule) ou 1 000 000 € (couple). Depuis les revenus de 2025, et jusqu’à ce que le déficit du budget de l’État repasse sous 3 % du PIB, les mêmes foyers doivent aussi la contribution différentielle sur les hauts revenus si leur taux moyen d’imposition est inférieur à 20 % : un revenu composé surtout de dividendes au PFU peut y être soumis.
FAQ sur la fiscalité des dividendes : nos réponses d’expert
Les questions ci-dessous reviennent souvent chez les épargnants qui touchent des dividendes et veulent en alléger l’imposition dans les règles. Les réponses tiennent compte de la réglementation applicable en 2026.
Comment ne pas payer d'impôt sur les dividendes légalement ?
Aucun montage ne supprime les prélèvements sociaux de 18,6 % sur un dividende encaissé hors enveloppe. Pour réduire la note : laisser les dividendes dans un PEA de plus de 5 ans (exonération d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux au seul retrait) ou dans une assurance vie ; opter pour le barème si votre foyer n’est pas imposable ou imposé à 11 % ; utiliser des dispositifs de défiscalisation comme les FCPI dans le cadre du Code général des impôts, qui réduisent l’impôt global sans viser les dividendes. La dispense de l’acompte de 12,8 % évite seulement d’avancer l’impôt.
Peut-on éviter la double imposition des dividendes ?
Oui, dans une large mesure. Entre deux pays, la convention fiscale accorde un crédit d’impôt égal à la retenue à la source étrangère, dans la limite du taux conventionnel ; l’excédent se réclame au pays qui l’a prélevé. Entre sociétés, le régime mère-fille exonère les dividendes reçus, sauf une quote-part de 5 %. Pour un particulier, l’abattement de 40 % du barème atténue l’impôt déjà payé par la société ; le PFU, lui, s’applique sans correction.
La fiscalité des dividendes en SASU est-elle différente de la SAS ?
Non. Que la société soit une SAS ou une SASU, les dividendes de l’associé personne physique relèvent du PFU ou, sur option, du barème, avec 18,6 % de prélèvements sociaux. Le président de SAS ou de SASU est assimilé salarié : ses dividendes ne supportent pas de cotisations sociales, contrairement à ceux du gérant majoritaire de SARL au-delà du seuil de 10 %. Un associé qui est une société est imposé à l’impôt sur les sociétés, avec le régime mère-fille s’il en remplit les conditions.
Dans quels cas les dividendes peuvent-ils générer des cotisations sociales supplémentaires ?
Lorsqu’ils sont versés à un travailleur indépendant dont l’activité est soumise à l’impôt sur les sociétés : gérant majoritaire de SARL, entrepreneur individuel ayant opté pour l’IS. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des comptes courants d’associés supporte les cotisations sociales des indépendants au lieu des 18,6 % de prélèvements sociaux. Les titres et dividendes du conjoint, du partenaire de Pacs et des enfants mineurs sont pris en compte. Le seuil ne dépend pas des revenus du gérant.