Plafond PEL 2026 : montant exact et que faire
Versements maximum, capitalisation des intérêts et stratégies optimales au plafond
Plafond légal des versements 2026
61 200€
Hors intérêts capitalisés • Taux 2026 : 1,75 %
Versement initial
225 €
Obligatoire à l'ouverture
Obligation annuelle
540 €
Minimum par an
Durée versements
10 ans
Maximum pour déposer
Capitalisation
Jusqu'à 15 ans
Intérêts après dépôts
Que faire lorsque le plafond est atteint ?
Laisser capitaliser
Les intérêts continuent sans limite jusqu'à 15 ans
Ouvrir un CEL
Cumuler les droits à prêt (max 92 000 €)
Réorienter l'épargne
Livrets ou fonds euros pour la liquidité
À savoir : Les intérêts capitalisés peuvent faire dépasser 61 200 € sans problème. En revanche, tout retrait avant échéance clôture automatiquement le PEL.
Plafond PEL 2026 : fiscalité après 10 ans et prime d’épargne
Le plafond légal des dépôts sur un PEL est fixé à 61 200 euros. Ce plafond concerne uniquement vos versements. Les intérêts, eux, s’ajoutent automatiquement chaque année et peuvent faire dépasser le seuil sans manquement aux règles. Le taux est verrouillé à l’ouverture du plan, ce qui sécurise le rendement dans le temps, même si le taux des nouveaux PEL évolue. Les intérêts sont calculés par quinzaine puis capitalisés au 31 décembre, ce qui accélère la progression du capital lorsqu’on se rapproche du plafond.
- Plafond de dépôt : 61 200 € hors intérêts capitalisés.
- Capitalisation : intérêts ajoutés chaque fin d’année, comptés par quinzaine. Fonctionnement du plan à la lettre.
- Taux selon millésime : 1,75 % pour ouvertures 2026, 2,25 % pour 2024, 2 % pour 2023. Taux en vigueur garantis par contrat.
Concrètement, un PEL plein continue de produire des intérêts au-delà du plafond, qui se cumulent d’année en année. Ce mécanisme n’autorise pas de nouveaux versements une fois le seuil atteint, mais il valorise l’épargne existante sans effort supplémentaire, tout en préservant vos droits à prêt.
Que faire si le PEL est au plafond ?
Quand le plafond est atteint, le réflexe consiste souvent à laisser faire. C’est parfois la bonne décision, mais pas toujours. Le choix dépend de votre horizon, de votre projet et de votre fiscalité. L’idée est d’arbitrer entre rendement net, disponibilité des fonds et maintien des droits à prêt pour un futur crédit. Si l’arbitrage concerne l’épargne longue, comparez que choisir entre PEA et PEL pour caler le bon cadre.
Laisser capitaliser jusqu’à l’échéance
Option simple et robuste si l’horizon est lointain et que vous appréciez la stabilité. Les intérêts continuent de s’ajouter sans nouvel apport, au taux d’intérêt figé le jour de l’ouverture. Vous conservez vos droits à prêt et l’historique du plan. Cette stratégie convient notamment quand votre millésime est supérieur au marché du moment et que vous avez déjà d’autres poches de liquidité disponibles.
Ouvrir un CEL pour cumuler des droits
Si vous visez un achat à court ou moyen terme, compléter le PEL par un CEL peut être pertinent. Le CEL reste liquide, offre un prêt épargne logement complémentaire, et ses droits se combinent avec ceux du PEL dans la limite globale de 92 000 € de financement réglementé. Vous ne pourrez pas retirer du PEL sans le clôturer, mais vous pourrez mobiliser l’épargne du CEL si besoin, tout en consolidant vos droits.
Réorienter l’épargne vers livrets sécurisés ou fonds euros
Si votre priorité est la flexibilité, alimentez un Livret A, LDDS ou un fonds en euros d’assurance vie. En cas de plafond atteint, notre guide sur le LDD plein vous aide à rediriger l’excédent sans perdre la liquidité. EN faisant cela, vous préservez la trésorerie, vous limitez la fiscalité sur le court terme selon les supports, et vous gardez le PEL intact. Cette voie est utile lorsque votre PEL récent affiche un taux modeste et que votre besoin principal est la liquidité, par exemple avant un compromis de vente. Et, pour articuler clairement vos poches de liquidité et d’investissement, suivez le guide Online Asset pour votre épargne.
| Situation | Objectif prioritaire | Option recommandée | Liquidité | Impact fiscal | Points de vigilance |
|---|---|---|---|---|---|
| PEL ancien au bon taux | Maximiser le rendement | Laisser capitaliser | Faible | Intérêts soumis aux prélèvements sociaux | Versements bloqués au plafond |
| Achat dans 12 à 24 mois | Sécuriser le projet | Ouvrir un CEL | Élevée | CEL fiscalisé selon millésime | Droits combinés plafonnés à 92 000 € |
| Besoin de flexibilité | Accès rapide aux fonds | Livrets ou fonds euros | Élevée | PFU ou régime propre au support | Arbitrer le barème progressif si avantageux |
À retenir · un PEL ancien reste performant si vous n'avez pas besoin de liquidité immédiate. Pour les projets immobiliers à court terme, le CEL offre flexibilité et droits à prêt. Au-delà de ces cas, privilégiez les livrets défiscalisés (Livret A, LDDS) jusqu'à épuisement des plafonds, puis basculez sur un fonds euros d'assurance vie en ligne pour combiner rendement et disponibilité.
Versement minimum et limites de dépôt du PEL
Un PEL vit avec un rythme précis : dépôt initial, versements réguliers, et interdiction de dépasser le plafond. Respecter ces règles évite toute clôture anticipée.
Versement initial 225 €
À l’ouverture, un versement initial de 225 € est obligatoire. Il pose la base de votre plan et fige le millésime, donc le taux de rémunération et le futur taux de prêt. Selon les banques, l’alimentation se fait par virement, chèque ou espèces. L’important est de verrouiller une date d’ouverture cohérente avec votre calendrier immobilier, puis d’installer des versements programmés.
Obligation annuelle 540 €
Chaque année, vous devez verser au minimum 540 euros. La plupart des contrats prévoient 45 € mensuels, 135 € trimestriels ou 270 € semestriels. En cas de non-respect, la banque peut clôturer le plan. Cette discipline vous aide aussi à démontrer une capacité d’épargne régulière lorsque viendra le moment de déposer un dossier de crédit.
Versements ponctuels et respect du plafond
Les versements exceptionnels sont libres tant que vous ne dépassez pas le plafond de 61 200 €. À l’approche du seuil, vérifiez le cumul réel dans votre espace client, car la capitalisation des intérêts peut faire franchir 61 200 € sans apport. En cas d’erreur, la banque refusera l’excédent ou vous proposera un support alternatif pour ne pas provoquer une clôture pour non-conformité.
Peut-on retirer de son PEL au plafond ?
Le PEL est un produit d’épargne contraint. Avant l’échéance, tout retrait entraîne la clôture avec des conséquences variables selon l’ancienneté. Après l’échéance, un retrait est possible, mais il met fin au plan et fige vos droits. La bonne pratique consiste à anticiper vos besoins de trésorerie sur des supports liquides pour préserver l’historique du PEL. Si vous voulez diversifier vos réserves en dehors du circuit bancaire, lisez nos conseils pour placer votre argent hors des banques.
Retrait et clôture automatique du plan
Un retrait avant l’échéance entraîne la clôture. Les effets diffèrent selon l’âge du plan : avant 2 ans, intérêts recalculés au taux du CEL et perte des droits à prêt ; entre 2 et 3 ans, droits réduits ; entre 3 et 4 ans, droits partiels ; à partir de 4 ans, vous conservez les droits. Retirer après l’échéance clôture aussi le plan, mais sans recalcul pénalisant. Sans projet immédiat, suivez le guide sur le cloture d’un PEL sans projet immobilier pour décider sereinement.
Conséquences avant quatre ans
La période des quatre premières années est la plus sensible. Pour protéger vos droits à prêt, évitez toute sortie avant le 4e anniversaire.
- Avant 2 ans : perte totale des droits et intérêts recalculés au taux du CEL.
- Entre 2 et 3 ans : droits diminués et rémunération moins favorable. Fonctionnement épargne à respecter.
- Entre 3 et 4 ans : droits partiels, plan fragilisé pour un futur prêt.
Si vous anticipez une dépense, privilégiez une poche liquide ou un compte à vue plutôt que d’ouvrir la porte à une clôture punitive. Cette approche préserve la trajectoire du PEL vers son plein potentiel au-delà de durée minimale.
- Avant 2 ans : intérêts recalculés au taux du CEL et perte totale des droits à prêt
- Entre 2 et 3 ans : taux de rémunération du PEL conservé mais perte des droits à prêt
- Entre 3 et 4 ans : taux du PEL conservé mais droits à prêt et prime d'État réduits
- Après 4 ans : retrait sans pénalité, taux du PEL maintenu jusqu'à la clôture et droits à prêt conservés pendant une durée limitée
Peut-on continuer à verser après 10 ans ?
Non, les versements cessent à 10 ans. Votre plan continue en revanche à capitaliser ses intérêts jusqu’au 15e anniversaire. Passé 15 ans pour les PEL ouverts depuis 2011, il est automatiquement transformé en livret bancaire à taux libre. La stratégie consiste donc à planifier l’après-10 ans et à surveiller l’échéance des 15 ans. Pour situer l’intérêt réel de la conservation au-delà de 10 ans, voyez combien rapporte un pel de plus de 10 ans.
Arrêt des versements à 10 ans
À partir du 10e anniversaire, vous ne pouvez plus alimenter votre plan. La réglementation épargne logement le prévoit, tout en maintenant la capitalisation. Pour un plan très bien rémunéré, l’intérêt de conserver cette enveloppe demeure, même sans nouveaux versements. Pour un plan récent faiblement rémunéré, orientez vos apports futurs vers d’autres poches tout en conservant vos droits et l’historique du PEL.
Capitalisation possible jusqu’à 15 ans
La rémunération se poursuit jusqu’à 15 ans selon le taux du PEL d’origine. Arrivé à 15 ans pour les plans post-2011, le PEL devient un livret fiscalisé au taux fixé par la banque, sans les avantages attachés au PEL. Programmez des points de contrôle à 9 ans et 14 ans pour arbitrer entre conservation, mobilisation des droits à prêt ou transfert bancaire.
| Âge du plan | Versements autorisés | Intérêts au-delà du plafond | Droits à prêt | Statut du plan |
|---|---|---|---|---|
| 0 à 4 ans | Oui selon calendrier | Capitalisation annuelle | En constitution | Plan épargne logement en phase d'épargne |
| 4 à 10 ans | Oui dans la limite du plafond | Capitalisation maintenue | Utilisables sous conditions | Contrat prolongeable d'année en année |
| 10 à 15 ans | Non | Capitalisation selon taux initial | Utilisables jusqu'à 1 an après clôture, 5 ans après échéance | PEL actif sans versement |
| Après 15 ans (post-2011) | Non | Taux libre de la banque | Plus de droits attachés | Transformé en livret d'épargne |
Point clé · un PEL ancien (ouvert avant le 1er mars 2011) peut être conservé sans limitation de durée et continue à être rémunéré au taux d'origine tant que le plan reste ouvert. Il n'est pas concerné par la clôture automatique à 15 ans. En revanche, les PEL récents (ouverts depuis 2016) affichent des taux bien plus faibles et perdent souvent leur intérêt au-delà de 10 ans. Arbitrez alors vers une assurance vie en ligne ou un PER pour rechercher un meilleur rendement net, en tenant compte de votre profil de risque.
Calcul pour atteindre 61 200 €
Pour atteindre le plafond, combinez versements programmés et apports ponctuels. L’essentiel est de tenir la durée d’épargne et l’obligation annuelle. Plus vous démarrez tôt, plus la capitalisation joue en votre faveur. Avant chaque versement, vérifiez le reste à verser pour éviter de dépasser le plafond par inadvertance avec les intérêts de fin d’année.
| Millésime | Taux nominal | Rendement net indicatif | Fiscalité applicable | Hypothèses |
|---|---|---|---|---|
| 2025 | 1,75 % | Environ 1,22 % net PFU | PFU 12,8 % + 17,2 % sociaux | PFU sans abattement, intérêts capitalisés. |
| 2024 | 2,25 % | Environ 1,57 % net | PFU ou barème | Même hypothèses. |
| 2023 | 2,00 % | Environ 1,40 % net | PFU ou barème | Idem. |
Comparaison utile · avec un taux nominal de 1,75 % en 2026, le PEL peine à rivaliser avec un fonds euros d'assurance vie en ligne (en moyenne autour de 2,5 à 2,6 % nets, jusqu’à environ 3,5 % pour les meilleurs contrats). Seuls les PEL vraiment anciens, ouverts avant le 1er mars 2011 avec un taux contractuel souvent supérieur à 2,5 %, conservent un intérêt fort pour l'épargne de précaution. Si vous ouvrez un PEL en 2026, privilégiez-le surtout comme outil de projet immobilier et de droits à prêt, plutôt que pour le rendement pur.
Calcul pour atteindre 61 200 €
Pour atteindre le plafond, combinez versements programmés et apports ponctuels. L’essentiel est de tenir la durée d’épargne et l’obligation annuelle. Plus vous démarrez tôt, plus la capitalisation joue en votre faveur. Avant chaque versement, vérifiez le reste à verser pour éviter de dépasser le plafond par inadvertance avec les intérêts de fin d’année.
| Versement mensuel | Durée estimée | Intérêts cumulés indicatifs | Consigne de versement annuel |
|---|---|---|---|
| 45 € | Environ 25 à 27 ans | Modérés | Respecter le montant minimum annuel de 540 € |
| 150 € | Environ 12 à 13 ans | Sensibles | Ajuster en fin d'année pour ne pas dépasser 61 200 € |
| 300 € | Environ 7 à 8 ans | Plus élevés | Ajouter des versements ponctuels si la phase le permet |
Conseil tactique · si votre projet immobilier est prévu dans moins de 4 ans, privilégiez des versements mensuels modérés (45 € à 90 €) pour valider vos droits à prêt sans bloquer trop de capital. Au-delà de 10 ans, un PEL récent (post-2016) perd souvent son intérêt par rapport à une bonne assurance vie en ligne ou un PER : il peut être pertinent d’arbitrer progressivement votre épargne. Réservez les versements élevés uniquement aux PEL anciens avec taux avantageux.
Comment transférer un PEL vers une autre banque
Transférer son PEL est possible, à condition que les deux banques l’acceptent. Vous conservez l’historique, les intérêts, la date d’ouverture et les droits à prêt. Anticipez toutefois les délais administratifs et les frais potentiels facturés par la banque d’origine.
Étapes et délais
Le transfert se déroule en plusieurs temps. Commencez par solliciter la banque d’arrivée, qui ouvrira le dossier et coordonnera avec la banque d’origine. Les caractéristiques du PEL sont reprises à l’identique après validation.
- Demande écrite à la banque d’arrivée avec dossier complet.
- Accord des deux établissements, récupération des droits à prêt et de l’historique.
- Transfert technique et mise à jour des référentiels PEL côté banque d’arrivée.
Comptez classiquement 4 à 6 semaines selon les établissements. La mobilité bancaire prévoit 22 jours ouvrés pour les opérations courantes, mais un PEL réclame souvent un circuit plus long et spécifique. Gardez une marge si vous ciblez une date d’obtention du prêt.
Frais de transfert à prévoir
La banque d’origine peut facturer des frais de transfert, variables selon la grille tarifaire. Certaines banques les prennent en charge partiellement pour attirer de nouveaux clients. Vérifiez aussi les frais annexes éventuels côté banque d’arrivée.
- Frais de transfert sortant indiqués dans la plaquette tarifaire.
- Prise en charge commerciale possible par la nouvelle banque.
- Aucun impact sur le taux du prêt associé au millésime.
Vérifiez la disponibilité de vos relevés et le suivi des intérêts pour éviter toute divergence lors de la bascule. Conservez des copies de vos avis d’intérêt et du dernier relevé de droits.
Erreurs fréquentes près du plafond
À l’approche du seuil, trois erreurs reviennent souvent : ignorer la capitalisation des intérêts, forcer un versement qui dépasse 61 200 €, et retirer avant l’échéance.
- Oublier que les intérêts font dépasser le plafond sans versement.
- Clôturer par mégarde en effectuant un retrait anticipé.
- Omettre l’obligation annuelle de 540 euros, cause possible de clôture.
La parade : suivre le cumul sur l’espace client, programmer les versements, et garder une réserve de liquidité hors PEL. Pour cette réserve, comparez le rendement et la souplesse via notre comparatif des meilleurs comptes à terme. Et, en cas de besoin proche, combinez PEL et CEL plutôt que d’ouvrir la porte à une clôture non voulue.
Cas pratiques chiffrés PEL au plafond
Un PEL plein n’a pas tous les mêmes enjeux. Selon que vous préparez une résidence principale ou un investissement, l’arbitrage diffère. Le tableau ci-dessous résume des scénarios typiques pour décider vite, sans perdre les avantages du plan.
| Situation de départ | Objectif | Action recommandée | Liquidité | Impact fiscal | Risque |
|---|---|---|---|---|---|
| PEL 2024 au plafond | Achat dans 18 mois | Conserver le PEL, placer l’épargne complémentaire sur Livret A et LDDS | Moyenne | PFU sur les intérêts du PEL, exonération sur Livret A et LDDS | Taux de prêt autour de 3,45 % selon le millésime |
| PEL 2016 performant | Épargner long terme | Laisser capitaliser, orienter les nouveaux apports vers l’assurance vie | Élevée hors PEL | PFU ou barème selon votre situation | Taux historique attractif à conserver |
| PEL récent 2026 | Besoin de cash rapide | Alimenter en priorité Livret A et LDDS, ne toucher au PEL qu’en dernier recours | Élevée | Exonération sur Livret A et LDDS, PFU ou barème sur les intérêts du PEL | PEL peu liquide et perte des droits à prêt en cas de clôture |
Synthèse décisionnelle · un PEL ancien, surtout lorsqu’il affiche un taux d’au moins 2 %, mérite souvent d'être conservé pour son taux attractif, même sans projet immobilier immédiat. Un PEL récent ouvert depuis 2023 se justifie surtout comme outil de projet immobilier à horizon court ou moyen terme. Si vous avez besoin de liquidité immédiate, privilégiez Livret A et LDDS avant de toucher à votre PEL, qui perd ses droits à prêt en cas de clôture anticipée.
FAQ plafond PEL
Cette FAQ vous aide à trancher sans jargon. Les règles sont claires une fois remises dans votre contexte : montant au plafond, droits à prêt, durée du plan et impact fiscal. L’objectif est de décider en confiance, au bon moment.
Le plafond des versements est fixé à 61 200 euros. Il s’applique à vos dépôts, pas aux intérêts. Ces derniers se capitalisent chaque année et peuvent faire dépasser le seuil sans infraction. Ce cadre facilite la lisibilité : vous savez exactement ce que vous pouvez verser, et vous laissez ensuite les intérêts faire leur travail, en particulier si votre millésime affiche un taux brut correct.
Non. Le plafond ne concerne que les dépôts. Les intérêts s’ajoutent automatiquement au capital chaque année et peuvent dépasser le plafond. C’est même l’un des atouts du PEL quand il est bien doté. En pratique, suivez vos versements restants dans l’application de votre banque et projetez la capitalisation de fin d’année pour éviter un versement superflu.
Avant l’échéance, tout retrait entraîne la clôture du PEL. Vous perdez alors tout ou partie de vos droits selon l’ancienneté du plan. Après l’échéance, le retrait reste possible mais met également fin au plan. Pour sécuriser votre stratégie, gardez une poche liquide séparée et évitez de toucher au PEL tant que vous n’avez pas arbitré le projet immobilier.
Non. Les versements cessent au 10e anniversaire. Le plan continue toutefois de capitaliser jusqu’à 15 ans. Au-delà, pour les PEL ouverts depuis 2011, il est transformé en livret à taux libre fixé par la banque. Programmez un point de situation à 9 ans pour préparer l’arrêt des versements.
Tout dépend de votre millésime. Un PEL 2026 porte 1,75 % brut, 2024 2,25 %. Le net dépend de votre fiscalité : PFU 30 % ou option barème. Comparez avec vos livrets et votre horizon d’achat. Si votre PEL est ancien et bien rémunéré, la capitalisation au-delà du plafond reste souvent intéressante.
C’est possible avec l’accord des deux banques. Vous conservez la date d’ouverture, le taux, les droits et le solde. Anticipez les délais techniques, souvent 4 à 6 semaines, et d’éventuels frais sortants. Lancez la démarche depuis la banque d’arrivée qui coordonne avec la banque d’origine.
Oui, sous conditions. Les droits à prêt peuvent être cédés à un proche listé par la réglementation, à l’issue du plan. La banque calcule le montant du prêt à partir des intérêts accumulés et d’un coefficient réglementaire, avec un plafond global de 92 000 €. Vérifiez l’éligibilité des bénéficiaires et les délais d’utilisation des droits.
Additionnez votre encours et vos versements réguliers puis projetez la capitalisation annuelle au taux de votre millésime. Pour un ordre de grandeur rapide sur une petite poche, découvrir le rendement d’un placement de 10 000 euros. Vous obtenez une trajectoire réaliste, que vous pouvez accélérer avec des apports ponctuels tant que le plafond n’est pas atteint. Pensez aux contraintes de cash et à l’obligation de 540 € par an. Un simple tableur suffit pour une estimation fiable.
- Service-Public – Plan épargne logement PEL, vérifié le 1 janvier 2026
- Service-Public – PEL, le taux de rémunération passe à 1,75 % au 1 janvier 2026
- Ministère de l’Économie – Plan épargne logement, comment ça marche
- Service-Public – Prêt épargne logement à partir d’un PEL
- Banque de France – Épargne logement, règles et transfert
- Impots.gouv – Intérêts de PEL et imposition depuis 2018
- Service-Public – Différences entre un PEL et un CEL
- CFONB – Fiches de transfert de PEL et prélèvements sociaux
- Crédit Agricole – Plan Épargne Logement, transfert et règles