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Mis à jour le 9 août 2026
·
25 min de lecture

Meilleur ETF Nasdaq 100 : le choix se joue sur l’enveloppe

Quel ETF Nasdaq 100 choisir en 2026 ? Éligibilité PEA, TER de 0,13 à 0,30 %, encours et réplication comparés. Comprenez les arbitrages par enveloppe.
etf nasdaq 100

Vingt parts d’ETF répliquent le Nasdaq-100 pour un investisseur français au 31 juillet 2026. Deux sont éligibles au PEA. Les frais courants s’échelonnent de 0,13 % à 0,30 %, et la taille des parts va de 22,3 milliards d’euros à 3 millions.

Ces écarts sont considérables alors que l’indice répliqué est rigoureusement le même. Sur les données comparables relevées au 30 juin 2026, la meilleure et la moins bonne part du panel séparent leur performance cumulée à trois ans de 2,4 points. La question n’est donc pas de trouver le tracker qui suit le mieux l’indice, elle est de savoir lequel votre enveloppe accepte, ce qu’il coûte réellement une fois le spread d’exécution payé, et quelle taille de part vous acceptez de négocier.

Ce comparatif recense l’univers complet accessible depuis la France et le classe par enveloppe.

ETF Nasdaq-100 · Univers accessible depuis la France au 31 juillet 2026
Vingt parts recensées, deux éligibles au PEA

L'indice répliqué est rigoureusement le même d'une part à l'autre. C'est l'enveloppe détenue qui tranche, avant tout critère de coût.

2 parts éligibles au PEA18 parts en compte-titres
Plan d'épargne en actions
2parts sur 20
  • Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF AccFR0011871110
  • Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S AccFR001400ZGR7

Même émetteur, 0,30 % de frais courants, exposition obtenue par swap contre un panier européen. Contrainte d'origine : article L. 221-31 du code monétaire et financier.

Compte-titres
18parts sur 20
  • Frais courants de 0,13 % à 0,30 %
  • Encours de part de 3 M€ à 22 294 M€
  • Réplication physique ou par swap, capitalisation ou distribution

Aucune contrainte de composition. L'arbitrage porte sur le coût réellement supporté, la taille de la part négociée et la politique de revenus.

Online Asset — Analyse

Sources : recensement JustETF France consulté le 31 juillet 2026 · documents d'informations clés Amundi des 12 et 2 juin 2026 · article L. 221-31 du code monétaire et financier, version en vigueur au 15 mars 2026.

Le tableau qui suit répond directement à la question, enveloppe par enveloppe.

Sélection par usage
Meilleur ETF Nasdaq 100 selon l'enveloppe retenue
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Objectif Part retenue ISIN TER Ce qui la départage
Investir en PEA Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF AccPUST FR0011871110 0,30 % La plus ancienne des deux parts PEA, et celle dont l'encours publié est le plus élevé
Investir en PEA par versements programmés Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S AccPNAS FR001400ZGR7 0,30 % Prix de part réduit, moins de liquidités non investies à chaque ordre
Compte-titres, priorité au coût BNP Paribas Easy II NASDAQ 100 UCITS ETF USD AccANAU IE000QDFFK00 0,14 % Le seul sous 0,20 % avec un encours de part supérieur à 2 Md€
Compte-titres, priorité à la taille du fonds iShares Nasdaq 100 UCITS ETF AccSXRV IE00B53SZB19 0,30 % 22 294 M€, l'encours le plus élevé parmi les parts comparées
Percevoir des revenus Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF DistEQQQ IE0032077012 0,30 % Distribution trimestrielle, cotée depuis décembre 2002

Quatre parts sur cinq affichent le même TER de 0,30 %, la décision ne se joue donc pas sur les frais courants mais sur l'enveloppe : le 0,14 % de BNP Paribas reste hors de portée en PEA, et les 0,16 point d'écart annuel pèsent peu face au régime d'imposition applicable après cinq ans de détention. Rappelons que l'accès au Nasdaq 100 dans un PEA passe par une réplication synthétique, dont le coût de swap ne figure pas dans le TER affiché.

Les 20 ETF Nasdaq 100 accessibles depuis la France en 2026

Le décompte dépend du portail consulté, ce qui explique une partie des divergences entre comparatifs. Côté France, vingt parts répliquant le Nasdaq-100 standard sont recensées au 31 juillet 2026. Côté portail britannique, onze au même moment. Ce total de vingt comprend plusieurs parts de capitalisation et de distribution issues d’un même compartiment, il ne désigne donc pas vingt fonds maîtres distincts.

Les produits à levier, inverses, covered call, equal weight et ESG sont exclus de ce recensement : ils ne répliquent pas l’indice standard. Pour situer cette exposition parmi les autres indices disponibles, la sélection ETF 2026 couvre les indices larges, sectoriels et obligataires.

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Fonds ISIN Réplication Revenus TER Encours relevé le 31/07/2026 PEA
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF Acc IE00B53SZB19 Physique Capitalisant 0,30 % 22 294 M€ Non
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF Dist IE0032077012 Physique Distribuant trimestriel 0,30 % 10 801 M€ Non
Amundi Core Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Acc LU1829221024 Swap Capitalisant 0,22 % 5 655 M€ Non
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF (DE) DE000A0F5UF5 Physique Distribuant 0,30 % 5 178 M€ Non
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF Acc IE00BFZXGZ54 Physique Capitalisant 0,30 % 3 614 M€ Non
BNP Paribas Easy II NASDAQ 100 UCITS ETF USD Acc IE000QDFFK00 Physique Capitalisant 0,14 % 2 480 M€ Non
Invesco Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Acc IE00BNRQM384 Swap Capitalisant 0,20 % 1 999 M€ Non
Xtrackers Nasdaq 100 UCITS ETF 1C IE00BMFKG444 Physique Capitalisant 0,20 % 1 993 M€ Non
Amundi Nasdaq-100 Swap UCITS ETF EUR Acc LU1681038243 Swap Capitalisant 0,23 % 1 508 M€ Non
Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc FR0011871110 Swap Capitalisant 0,30 % 1 048 M€ Oui
Amundi Core Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Dist LU2197908721 Swap Distribuant annuel 0,22 % 1 045 M€ Non
iShares NASDAQ 100 Swap UCITS ETF USD Acc IE0001ZFMLN7 Swap Capitalisant 0,20 % 451 M€ Non
Amundi Nasdaq-100 Swap UCITS ETF USD Acc LU1681038326 Swap Capitalisant 0,23 % 431 M€ Non
Invesco Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Dist IE000RUF4QN8 Swap Distribuant trimestriel 0,20 % 379 M€ Non
UBS Nasdaq-100 UCITS ETF USD acc IE000SB4G4I4 Physique Capitalisant 0,13 % 329 M€ Non
UBS Nasdaq-100 UCITS ETF USD dis IE0003RQ9F90 Physique Distribuant semestriel 0,13 % 28 M€ Non
Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S Acc FR001400ZGR7 Swap Capitalisant 0,30 % 17 M€pour la part Oui
Amundi Core Nasdaq-100 UCITS ETF Acc IE000A2YGZU5 Physique Capitalisant 0,20 % 4 M€ Non
Xtrackers Nasdaq 100 Swap UCITS ETF 1C IE000472H9T4 Swap Capitalisant 0,18 % 3 M€ Non
Xtrackers Nasdaq 100 Swap UCITS ETF 1D IE000EXUE0G2 Swap Distribuant 0,18 % 3 M€ Non

Sur vingt parts recensées, deux seulement passent en PEA, toutes deux à réplication swap et facturées 0,30 %, soit le TER le plus élevé du tableau quand le moins cher descend à 0,13 % : loger le Nasdaq 100 dans un PEA coûte plus du double d'un compte-titres, écart annuel à mettre en regard du régime d'imposition propre à chaque enveloppe. Symétriquement, quatre des parts facturées 0,20 % ou moins pèsent sous 30 M€, encours où le risque de fermeture et l'écartement des fourchettes de cotation redeviennent des coûts bien réels.

Ces encours proviennent du recensement JustETF France consulté le 31 juillet 2026. Les émetteurs publient leurs actifs à d’autres dates d’arrêté, parfois en dollar et parfois au niveau du compartiment plutôt que de la part : un écart entre deux chiffres ne signifie donc pas qu’un des deux est faux. Aucun avis de fusion, de liquidation ou de fermeture n’a été identifié sur ces vingt références lors du contrôle du 7 août 2026.

Le saviez-vous ?
Un même ETF peut afficher deux encours très différents selon la source consultée, sans qu'aucune des deux ne soit erronée. Le mot recouvre en réalité deux périmètres distincts : l'actif du compartiment, qui agrège toutes les parts issues d'un même fonds, et l'encours d'une seule part isolée. S'y ajoutent des dates d'arrêté différentes et, parfois, une devise de publication différente.

Amundi affiche ainsi 1 123,76 M€ d'actif géré pour la référence PNAS au 29 mai 2026, quand le recensement JustETF retient 17 M€ pour cette même référence au 31 juillet. Aucune des deux interfaces ne documente son périmètre avec assez de précision pour trancher, et ces deux montants ne se comparent donc pas directement sans confirmation de l'émetteur. Avant un ordre d'un montant significatif, la fourchette achat-vente observée à l'écran reste l'indicateur le plus utile.

Ce que recouvre exactement l’indice Nasdaq-100

Le Nasdaq-100 regroupe les cent plus grandes sociétés non financières cotées sur le Nasdaq. La factsheet de l’indice en recensait 102 au 30 juin 2026, plusieurs sociétés y figurant avec deux classes d’actions, Alphabet en étant l’exemple le plus visible avec GOOGL et GOOG. La méthodologie prévoit par ailleurs des entrées qui peuvent porter temporairement le nombre de constituants au-delà de cent.

Le critère non financier n’est pas anecdotique : il écarte mécaniquement les banques et les assureurs, ce qui accentue le poids de la technologie sans qu’aucun filtre sectoriel explicite ne figure dans la méthodologie. La pondération repose sur une capitalisation modifiée, avec reconstitution annuelle et rééquilibrages en mars, juin et septembre.

Nasdaq-100, Nasdaq Composite et S&P 500

Trois indices distincts, régulièrement confondus. Le Nasdaq Composite rassemble la quasi-totalité des sociétés cotées sur le Nasdaq, soit plusieurs milliers de lignes. Le Nasdaq-100 en retient cent, non financières. Le S&P 500 couvre cinq cents sociétés américaines toutes places confondues, secteur financier inclus.

Un ETF Nasdaq 100 n’est donc ni un tracker du Nasdaq Composite, ni une version concentrée du S&P 500. Les règles d’éligibilité, de plafonnement et de reconstitution figurent dans la méthodologie officielle publiée par Nasdaq.

La méthode de sélection Online Asset

Les vingt parts suivent le même indice et leurs performances restent proches sur la période étudiée. Sur trois ans au 30 juin 2026, l’écart entre la meilleure et la moins bonne atteint 2,4 points cumulés, soit moins de 0,8 point par an. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer, notamment les frais courants, la fiscalité supportée au niveau du fonds, le coût du swap et les écarts de suivi.

La sélection retenue ici repose sur cinq critères structurels, appliqués dans cet ordre :

  • Éligibilité d’enveloppe : la part est-elle acceptée en PEA, en compte-titres, en unité de compte ?
  • Encours de la part : seuil éditorial de 300 M€ retenu pour les fiches détaillées
  • Frais courants : de 0,13 % à 0,30 % sur ce panel, un écart de 0,17 point qui se cumule année après année
  • Mode de réplication : physique complète ou swap non financé
  • Ancienneté : douze mois d’historique minimum

Ce seuil de 300 M€ est une convention de rédaction, pas une frontière de liquidité. Aucun texte réglementaire, aucune documentation d’émetteur et aucun comparateur ne fixe un tel niveau. Un encours faible constitue un point de vigilance sur la pérennité commerciale d’une part. Il ne permet pas de prévoir sa fourchette achat-vente, qui dépend aussi de la liquidité du panier sous-jacent, des teneurs de marché, de la place de cotation et de l’heure de passage de l’ordre.

Quatre parts sont écartées des fiches détaillées sur le critère d’encours, la part Amundi Core physique cumulant en plus une ancienneté insuffisante puisqu’elle a été lancée en mars 2026. La part Amundi PNAS fait exception : son encours de part est faible, mais elle est l’une des deux seules éligibles au PEA, ce qui justifie sa présence ici.

Où vérifier ces critères dans les documents officiels
  • Document d'informations clés : frais courants, indicateur de risque construit sur une échelle de 1 à 7, quatre scénarios de performance et durée de détention recommandée. Sa remise avant toute souscription est imposée par le règlement européen PRIIPs, entré en application en janvier 2018, sur un format normé de trois pages A4.
  • Prospectus du fonds : mode de réplication effectivement retenu, politique de revenus, devise de comptabilisation, place de cotation de référence.
  • Page produit de l'émetteur : encours publié, date de lancement, codes de négociation selon les places.
Ces trois documents ne portent pas nécessairement la même date d'arrêté : ce point se contrôle sur chacun avant toute comparaison entre deux parts. Sources : AMF, règlement PRIIPs.

Meilleur ETF Nasdaq 100 pour un PEA

Dans le panel recensé, deux parts seulement sont explicitement éligibles au plan d’épargne en actions, toutes deux proposées par Amundi.

Cette rareté ne tient pas au hasard. Elle découle du quota de titres européens imposé au PEA, qu’un indice composé exclusivement de sociétés américaines ne peut satisfaire en détention directe. Pour un panorama des autres indices accessibles dans cette enveloppe, les trackers éligibles au plan d’épargne en actions couvrent les alternatives Monde, Europe et S&P 500.

Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST, FR0011871110)

Lancée le 20 mai 2014, capitalisante, libellée en euro, frais courants de 0,30 %, réplication indirecte par swap. L’éligibilité au PEA est confirmée par le document d’informations clés Amundi daté du 12 juin 2026.

Deux chiffres d’encours circulent : 1 048 M€ dans le recensement JustETF au 31 juillet 2026, 1 155,65 M€ dans la documentation Amundi au 30 juin. La différence de date d’arrêté suffit à expliquer l’écart.

La performance cumulée ressort à 91,46 % sur trois ans au 30 juin 2026, contre 93,90 % pour la meilleure part du panel. Cet écart peut notamment provenir des frais, de la fiscalité supportée au niveau du fonds, du coût du swap et des écarts de suivi. C’est la plus ancienne des deux parts PEA recensées, et celle dont l’encours publié est le plus élevé.

Pour plus d'informations, prenez contact avec un membre de notre équipe.

Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S Acc (PNAS, FR001400ZGR7)

Lancée le 3 juin 2025, capitalisante, en euro, 0,30 % de frais courants, swap également. Éligibilité PEA confirmée par le document d’informations clés du 2 juin 2026.

La différence avec PUST tient au prix de la part, nettement plus bas. L’avantage est pratique : un prix unitaire réduit laisse moins de liquidités non investies lors de petits versements. Les deux parts suivent le même indice avec le même instrument.

L’encours appelle de la prudence. Le recensement JustETF affiche 17 M€ pour cette référence, Amundi publie 1 123,76 M€ d’actif géré au 29 mai. Ces montants semblent porter sur des périmètres différents et ne se comparent pas directement. Sur un an, la part affiche 37,20 % au 30 juin 2026 selon les données comparables relevées, un chiffre que les factsheets émetteurs peuvent restituer à une date d’arrêté légèrement différente.

Pourquoi un indice américain peut entrer dans un PEA

L’éligibilité au PEA dépend des actifs détenus juridiquement par le fonds, et non de la seule exposition économique de l’indice.

Les deux parts Amundi respectent cette contrainte en détenant un panier d’actions européennes, puis en échangeant sa performance contre celle du Nasdaq-100 par un contrat de swap. L’exposition économique est américaine, la détention juridique reste européenne. Ce montage introduit un risque de contrepartie, encadré par le cadre UCITS. Un ETF qui détiendrait directement les actions de l’indice ne satisferait pas le quota et se trouverait exclu du plan.

Meilleur ETF Nasdaq 100 en compte-titres : les six fiches retenues

Hors PEA, la contrainte de composition disparaît et l’univers s’ouvre aux dix-huit autres parts. Réplication physique ou swap, capitalisation ou distribution, libellé en dollar ou en euro : tout devient accessible. Cette largeur se paie en fiscalité, point traité sur la page consacrée au fonctionnement d’un compte-titres ordinaire.

Six parts sont détaillées ci-dessous, classées par encours décroissant. Une septième satisfait les mêmes critères et mérite d’être signalée : l’Invesco Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Acc (IE00BNRQM384), à 0,20 % de frais pour 1 999 M€ d’encours. Elle est écartée des fiches pour un motif éditorial et non technique, Invesco étant déjà représenté dans cette sélection par sa part EQQQ.

iShares Nasdaq 100 UCITS ETF Acc (SXRV, IE00B53SZB19)

Cotée depuis le 26 janvier 2010, réplication physique complète, capitalisante, frais courants de 0,30 %. Son encours de 22 294 M€ au 31 juillet 2026 est le plus élevé parmi les parts comparées.

Cette taille constitue un indicateur de maturité du fonds. Elle ne dispense pas d’observer la fourchette achat-vente directement sur la place et au moment de l’ordre. La contrepartie est un TER qui représente plus du double de la part la moins chère du panel, pour une performance cumulée de 92,12 % sur trois ans au 30 juin 2026, dans la moyenne basse.

Le ticker varie selon la place, entre SXRV, CNDX et CSNDX. Seul l’ISIN identifie la part sans ambiguïté.

Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF Dist (EQQQ, IE0032077012)

Cotée depuis le 2 décembre 2002, c’est la doyenne européenne sur le Nasdaq-100. Réplication physique complète, distribution trimestrielle, 0,30 % de frais courants, 10 801 M€ d’encours.

Son intérêt tient à la politique de revenus : c’est la seule part distribuante du panel à combiner une fréquence trimestrielle et un encours supérieur à 10 Md€. Elle suit le Nasdaq-100 Notional Net Total Return, variante nette de retenue à la source sur les dividendes américains, et affiche 92,19 % sur trois ans, distributions comprises.

Une version capitalisante existe, EQQB, même TER, 3 614 M€ d’encours.

Amundi Core Nasdaq-100 Swap UCITS ETF Acc (UST, LU1829221024)

Cotée depuis le 7 septembre 2001, réplication synthétique par swap non financé, capitalisante, 0,22 % de frais courants, 5 655 M€ d’encours.

C’est la meilleure performance cumulée du panel sur trois ans au 30 juin 2026, à 93,90 %, soit 1,78 point de plus que la part iShares physique sur la même période.

En contrepartie, la réplication repose sur un swap plutôt que sur la détention directe des titres : le fonds détient un panier de substitution, dont la performance est échangée contre celle de l’indice. Le risque de contrepartie est plafonné par le cadre UCITS, il n’est pas nul pour autant. Une part distribuante annuelle existe sur la même mécanique, NADQ.

Et vous ?
Deux éléments dépendent de votre situation, et d'elle seule. D'abord le montant engagé à chaque ordre : plus il est faible, plus le coût d'exécution pèse lourd face à un écart de frais courants de quelques centièmes de point. Ensuite votre besoin de revenus, qui départage une part de capitalisation d'une part de distribution avant même toute comparaison de coût. Un investisseur qui verse quelques centaines d'euros chaque mois et un investisseur qui place un capital en une seule fois ne retiendront pas nécessairement la même ligne de cette sélection.

BNP Paribas Easy II NASDAQ 100 UCITS ETF USD Acc (ANAU, IE000QDFFK00)

Cotée depuis le 16 novembre 2022, réplication physique complète, capitalisante, 0,14 % de frais courants, 2 480 M€ d’encours.

C’est le seul fonds du panel à réunir des frais sous 0,20 %, une détention directe des titres et un encours de part supérieur à 2 Md€. Sur trois ans, la performance cumulée atteint 93,07 %, au-dessus de plusieurs parts swap malgré la réplication physique.

La limite tient à l’ancienneté : moins de quatre ans d’historique, donc aucune lecture possible sur cinq ans. Sur ce panel et pour une exposition Nasdaq 100 logée en compte-titres, cette part associe le TER le plus bas parmi celles dont l’encours dépasse 2 Md€.

Xtrackers Nasdaq 100 UCITS ETF 1C (XNAS, IE00BMFKG444)

Cotée depuis le 21 janvier 2021, réplication physique complète, capitalisante, 0,20 % de frais courants, 1 993 M€ d’encours. Avec ce niveau de frais, le fonds se situe entre les offres à 0,13 et 0,14 % et celles facturées 0,30 %, pour 92,74 % sur trois ans.

Xtrackers a lancé en juillet 2025 deux parts swap sur le même indice, XNDQ et XNDX, à 0,18 %. Leur encours reste sous 5 M€, ce qui les place hors du seuil éditorial retenu ici. Elles n’entrent pas dans cette sélection.

UBS Nasdaq-100 UCITS ETF USD acc (BCFP, IE000SB4G4I4)

Cotée depuis le 11 mars 2025, réplication physique complète, capitalisante, 0,13 % de frais courants. C’est le TER le plus bas relevé sur le marché européen pour cet indice. L’écart avec les parts à 0,30 % représente 170 € par an sur 100 000 € investis, hors effet de capitalisation.

L’encours de part reste à 329 M€, contre 22 294 M€ pour la part iShares. Sur un ordre modeste, cette différence de taille pèse peu. Sur un ordre d’un montant significatif ou en période de tension, elle mérite un contrôle de la fourchette avant exécution. La part distribuante jumelle, BCFN, affiche 28 M€ : ce faible encours constitue un point à surveiller, aucun projet de fermeture n’ayant été identifié.

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ETF YTD 1 an 3 ans cumulés 5 ans Volatilité 1 an
iShares Nasdaq 100 Acc 22,63 % 37,68 % 92,12 % 98,14 % 18,33 %
Invesco EQQQ Dist 23,79 % 37,66 % 92,19 % 98,38 % 18,50 %
Amundi Core Swap Acc 22,72 % 38,07 % 93,90 % 99,42 % 18,92 %
BNP Paribas Easy II ANAU 22,71 % 37,92 % 93,07 % non disponible 18,63 %
Xtrackers 1C XNAS 22,68 % 37,79 % 92,74 % 99,19 % 18,60 %
UBS USD acc 22,64 % 37,90 % non disponible non disponible 18,38 %
Ce qui sépare réellement les cinq parts sur trois ans

Échelle volontairement resserrée sur deux points de performance, de 92 % à 94 %, pour rendre l'écart visible : il ne représente que 1,78 point cumulé. La part UBS, cotée depuis mars 2025, ne dispose pas d'un historique de trois ans.

  • Amundi Core Swap Acc 93,90 %
  • BNP Paribas Easy II 93,07 %
  • Xtrackers 1C XNAS 92,74 %
  • Invesco EQQQ Dist 92,19 %
  • iShares Nasdaq 100 Acc 92,12 %
92 %93 %94 %

Un peu plus d'un point cumulé sépare la meilleure part de la moins bonne sur cinq ans, soit un quart de point par an : ces ETF suivent le même indice et leurs performances ne les départagent pas. Le léger avantage des parts à swap relève d'un facteur structurel, le traitement de la retenue à la source sur les dividendes américains, et non d'une gestion supérieure, ce qui déplace le choix vers les frais, la taille du fonds et l'enveloppe de détention.

Données comparables relevées sur le recensement JustETF France. YTD, un an et trois ans arrêtés au 30 juin 2026, en euros, distributions comprises. Performance à cinq ans et volatilité relevées sur les profils individuels consultés le 2 août 2026. Les factsheets émetteurs publient leurs performances à d’autres dates d’arrêté et peuvent afficher des valeurs légèrement différentes. Les périodes n’étant pas alignées, elles ne permettent pas de reconstituer un écart de suivi unique. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L’ordre du classement ne suit pas celui des frais.

Le TER le plus bas ne donne pas l’ETF Nasdaq 100 le moins cher

La part la moins chère du panel affiche 0,13 %, la plus chère 0,30 %. Le classement à trois ans place pourtant en tête une part à 0,22 % et une part à 0,14 %, celle dont l’encours est le plus élevé arrivant en milieu de tableau.

Le TER ne couvre pas tous les coûts économiques d’un ETF. La fourchette achat-vente se paie à chaque ordre et se constate à l’écran, pas dans une grille tarifaire. La fiscalité des dividendes au niveau du fonds influe sur la performance nette, tout comme, selon la structure retenue, le coût du swap ou les revenus tirés du prêt de titres. Ces éléments s’ajoutent aux frais de courtage, dont l’ampleur varie fortement d’un intermédiaire à l’autre : le comparatif des courtiers en bourse détaille les grilles applicables aux ordres sur ETF.

Le choix entre capitalisation et distribution répond à une autre logique. Dans un compte-titres, une part capitalisante ne verse pas de dividende au porteur : les revenus sont réinvestis dans le fonds et ne génèrent donc pas, à ce stade, de distribution imposable chez l’investisseur. La fiscalité supportée au niveau du fonds reste intégrée à sa performance. Une part distribuante génère un revenu imposé à mesure de son versement. Quinze parts sur vingt capitalisent.

À performance identique, la différence peut devenir significative au fil des années. Un écart de 0,17 point sur vingt ans ne se lit pas dans une grille tarifaire, il se lit dans le capital final.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Notre lecture sur l'arbitrage coût et taille de part : sur un indice répliqué à l'identique par vingt parts, l'arbitrage utile porte moins sur le TER affiché que sur la combinaison entre ce TER et la taille de la part. Un encours faible ne permet pas de prédire un écartement des cotations, mais il réduit la marge de manœuvre en cas de tension et pose la question de la pérennité commerciale de la part.

Notre pratique consiste à comparer d'abord les frais courants, puis à vérifier la fourchette achat-vente affichée au moment de l'ordre plutôt qu'à se fier à un seuil d'encours théorique. Cette grille est informative et ne constitue pas une allocation recommandée. Le document d'informations clés de chaque part reste la source de référence avant tout achat.

Le Nasdaq-100 est moins diversifié qu’il n’y paraît

Le Nasdaq-100 compte une centaine de sociétés, mais sa diversification reste limitée par la concentration de ses principales positions. Selon la factsheet de l’indice au 30 juin 2026, les dix premières lignes pèsent 45,04 %, la technologie 68,51 % et la consommation discrétionnaire 16,43 %. NVIDIA, Micron, AMD et Intel cumulent à eux seuls 20,39 %, ce qui fait du cycle des semi-conducteurs un facteur de performance à part entière. Cette concentration recoupe largement l’exposition aux géants technologiques américains, que certains investisseurs détiennent déjà par ailleurs.

Deux dossiers réglementaires ouverts pèsent sur les plus grosses lignes. La Commission européenne a publié le 21 mai 2026 son rapport sur le Digital Markets Act, qui concerne notamment Apple, Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft, avec des obligations d’interopérabilité, des restrictions sur l’auto-préférence et un risque d’amendes. Le Bureau of Industry and Security américain a de son côté révisé le 13 janvier 2026 sa politique de licences pour certains semi-conducteurs avancés exportés vers la Chine.

Sur la valorisation, Nasdaq indiquait un ratio cours sur bénéfices prévisionnel d’environ 26,2 fois au 31 décembre 2025. Ce chiffre n’a pas été réactualisé au 31 juillet 2026 dans les publications consultées : il se lit comme un ordre de grandeur daté, pas comme un niveau courant.

Le change constitue un dernier point de vigilance. L’exposition économique de l’indice est libellée en dollar. Une part libellée en euro, comme l’Amundi Nasdaq-100 Swap EUR Acc, ne constitue pas une couverture : elle change la devise d’affichage, pas celle du sous-jacent.

L’AMF rappelle qu’un ETF baisse quand son indice baisse et que le capital n’est pas garanti.

Pour un investisseur qui souhaite équilibrer cette exposition hors technologie, les secteurs défensifs offrent des profils de cycle différents, détaillés dans le dossier consacré aux ETF du secteur de la santé. Les thématiques industrielles liées à la transition énergétique répondent à une autre logique encore, plus cyclique, que couvre le panorama des ETF hydrogène.

Ce que la méthodologie de l'indice plafonne réellement
  • Poids individuel : aucune société ne peut dépasser 24 % de l'indice. Un franchissement peut déclencher un rééquilibrage exceptionnel, en dehors du calendrier trimestriel habituel.
  • Poids cumulé des plus grosses lignes : les sociétés pesant chacune plus de 4,5 % ne peuvent pas représenter ensemble plus de 48 % de l'indice. Lorsque ce seuil est atteint lors d'un rééquilibrage, leur poids agrégé est ramené à 40 %.
Ce seuil de 48 % ne porte pas sur les dix premières lignes de l'indice, mais sur le sous-ensemble des sociétés dépassant individuellement 4,5 %. Ces règles bornent la concentration sans l'annuler : un cumul proche de la limite reste parfaitement conforme à la méthodologie. Source : méthodologie officielle de l'indice Nasdaq-100.

QQQ, TQQQ et ETF short : ce qui reste hors de portée depuis la France

Une part importante des recherches sur le sujet porte sur des produits américains. L’Invesco QQQ Trust, connu sous le ticker QQQ, est le plus ancien et le plus gros ETF Nasdaq-100 au monde. Ce n’est pas un fonds UCITS et il ne dispose pas de document d’informations clés conforme au règlement PRIIPs, ce qui explique qu’il ne soit généralement pas proposé à l’achat aux clients de détail de l’Union européenne. Son équivalent européen n’est pas un produit unique, ce sont les vingt parts recensées plus haut.

TQQQ et PSQ posent une question différente : ils utilisent respectivement un levier quotidien de trois fois l’indice et une exposition inverse. Ces instruments sortent du périmètre du Nasdaq-100 standard, ne sont pas éligibles au PEA, et leur mécanique de réinitialisation quotidienne les destine à un horizon court.

Des équivalents européens à levier ou inverses existent sur cet indice. Ils relèvent d’une logique de couverture ou de trading, pas d’exposition indicielle.

Effet d'une réinitialisation quotidienne sur deux séances
Illustration arithmétique, hors frais et hors coût de financement, pour un produit visant trois fois la variation quotidienne de l'indice.
  1. Séance 1 : l'indice recule de 10 % et passe de 100 à 90. Le produit recule de 30 % et passe de 100 à 70.
  2. Séance 2 : l'indice regagne 11,11 % et retrouve exactement son point de départ, soit 100. Le produit regagne 33,33 % et s'établit à 93,33.
L'indice est revenu à son niveau initial, le produit affiche 6,67 % de moins. Le même calcul appliqué à une exposition inverse aboutit à 97,78, soit 2,2 % de moins. Cet écart n'est pas une anomalie de réplication : il découle du fait que le multiple s'applique à chaque séance et non à la période. Plus la période est agitée, plus l'écart se creuse.

Quelle fiscalité pour un ETF Nasdaq 100 en 2026 ?

La fiscalité ne dépend pas de l’ETF mais de l’enveloppe qui l’accueille.

En compte-titres, plus-values de cession et dividendes relèvent du prélèvement forfaitaire unique, à 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option globale du foyer pour le barème progressif.

En PEA, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention, les prélèvements sociaux restant dus. Avant cinq ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan, sous réserve des exceptions prévues par la loi. Le détail des règles de retrait et de sortie figure dans le dossier sur les avantages fiscaux du PEA.

En assurance-vie, les prélèvements sociaux s’établissent à 17,2 % et l’ancienneté du contrat commande le traitement des rachats. Une condition préalable s’impose toutefois : aucun ETF Nasdaq-100 n’est disponible par défaut. Le fonds doit être référencé comme unité de compte dans le contrat concerné, ce qui se contrôle contrat par contrat auprès de l’assureur.

FAQ sur les ETF Nasdaq 100

Les réponses qui suivent s’appuient sur des données relevées au 31 juillet 2026, susceptibles d’évoluer à chaque publication mensuelle.

Quel est le meilleur ETF Nasdaq 100 en 2026 ?

Le choix dépend principalement de l’enveloppe utilisée, les contraintes n’étant pas les mêmes en PEA et en compte-titres. En PEA, l’Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (FR0011871110) est la plus ancienne des deux parts éligibles et celle dont l’encours publié est le plus élevé. En compte-titres, le BNP Paribas Easy II NASDAQ 100 UCITS ETF USD Acc (IE000QDFFK00) affiche 0,14 % de frais courants pour 2 480 M€ d’encours relevé au 31 juillet 2026.

Quel ETF Nasdaq 100 est éligible au PEA ?

Deux parts seulement dans ce panel, toutes deux chez Amundi : PUST (FR0011871110) et PNAS (FR001400ZGR7). Les autres parts recensées relèvent du compte-titres ou de l’assurance-vie. Cette rareté vient de l’article L. 221-31 du code monétaire et financier, qui impose au fonds d’employer plus de 75 % de son actif en titres européens, contrainte que les deux parts satisfont en détenant un panier européen adossé à un swap.

Peut-on acheter le QQQ depuis la France ?

Non, pas en pratique pour un client de détail de l’Union européenne. L’Invesco QQQ Trust est un fonds américain non-UCITS, sans document d’informations clés conforme au règlement PRIIPs, ce qui explique qu’il ne soit généralement pas proposé à l’achat par les intermédiaires européens. Les parts UCITS européennes répliquent le même indice et sont accessibles via un compte-titres.

Quel est l'ETF Nasdaq 100 le moins cher ?

Les deux parts UBS Nasdaq-100 UCITS ETF, à 0,13 % de frais courants. Ce niveau ne détermine pas à lui seul le coût supporté. Ces parts affichent 329 M€ d’encours pour la capitalisante et 28 M€ pour la distribuante, deux niveaux où la fourchette achat-vente constatée à l’écran mérite un contrôle avant un ordre d’un montant significatif.

Peut-on loger un ETF Nasdaq 100 en assurance-vie ?

Oui, mais rien n’est automatique. Aucune disponibilité universelle n’existe : le fonds doit figurer parmi les unités de compte référencées par l’assureur dans le contrat concerné. La liste varie fortement d’un contrat à l’autre et se contrôle avant souscription.

Existe-t-il un ETF Nasdaq 100 short ou à effet de levier éligible au PEA ?

Non. Les produits à effet de levier et les produits inverses sur le Nasdaq-100 ne sont pas éligibles au plan d’épargne en actions, et ils sortent du périmètre de l’indice standard. Leur mécanique de réinitialisation quotidienne les destine par ailleurs à un horizon court, pas à une détention longue.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financier
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset, spécialisé en investissement, optimisation fiscale et gestion de patrimoine. Diplômé en économie (Toulouse Capitole) et en droit des affaires (Montréal), il publie des analyses sourcées et actionnables pour aider les épargnants à décider en confiance.
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Contenu rédigé par l'équipe éditoriale d'Online Asset.
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