Parmi les ETF d’énergie renouvelable accessibles depuis la France, trois fonds dominent par la taille et l’historique : iShares Global Clean Energy Transition, Amundi MSCI New Energy (ex-Lyxor New Energy) et L&G Clean Energy. Aucun n’est éligible au PEA. Dans tout ce périmètre vert, le seul fonds thématique proche documenté comme éligible est un ETF eau. Voici les fonds à comparer selon l’enveloppe, la liquidité, la concentration et le risque accepté.
| Fonds | Ticker | ISIN | Indice | TER | Encours | Réplication | Revenus | PEA | Devise |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| iShares Global Clean Energy Transition | IQQH / INRG | IE00B1XNHC34 | S&P Global Clean Energy Transition | 0,65 % | 3 231 M€ | Physique | Distribuant | Non | USD |
| Amundi MSCI New Energy | NRJ | FR0010524777 | MSCI ACWI IMI New Energy Filtered | 0,60 % | 1 002 M€ | Physique | Distribuant | Non | EUR |
| L&G Clean Energy | RENW | IE00BK5BCH80 | Solactive Clean Energy | 0,49 % | 703 M€ | Physique | Capitalisant | Non | USD |
| Invesco Solar Energy | SOLR / ISUN | IE00BM8QRZ79 | MAC Global Solar Energy | 0,69 % | 217 M€ | Physique | Capitalisant | Non | USD |
| Amundi PEA Eau (MSCI Water) | selon place | FR0011882364 | MSCI ACWI IMI Water ESG Filtered NTR | 0,60 % | 110 M€ | Synthétique | Capitalisant | Oui | EUR |
La colonne PEA cadre déjà le débat : un seul Oui sur cinq, et il porte sur un ETF eau, pas sur un fonds d’énergie renouvelable au sens strict. Pour replacer ces trackers dans un univers plus large, les repères pour bien choisir son ETF restent utiles.
Critères de sélection : encours, éligibilité PEA et concentration avant le TER
Sur ce secteur, les écarts de TER sont moins discriminants que l’encours, la liquidité et la concentration du portefeuille : les fonds sérieux tiennent tous entre 0,49 % et 0,69 %. Quatre critères font le vrai tri, dans cet ordre :
- Encours : seuil de confort autour de 200 M€, sortie de sélection sous 50 M€. Près de la moitié des ETF clean energy recensés au 22 juin 2026 (justETF) restent sous ce plancher, avec le spread et le risque de fermeture que cela implique.
- Éligibilité PEA : critère couperet, qui élimine d’office presque tout l’univers (règle des 75 % détaillée plus bas) et se vérifie fonds par fonds dans le KID.
- Concentration : certains fonds logent plus de la moitié de leur encours dans dix lignes, ce qui change le profil de risque.
- Devise et liquidité : la plupart cotent en dollar sans couverture de change, et le spread pèse autant que les frais affichés.
La tracking difference, utile sur un indice large, reste ici secondaire : la volatilité du secteur domine les écarts. Surtout, ces fonds restent des satellites thématiques, pas un socle de portefeuille diversifié.
Cet écart s'élargit sur les fonds à faible encours et sur les trackers cotés en dollar, surtout aux heures où la place du sous-jacent est fermée : acheter un ETF clean energy à dominante américaine en début de matinée européenne, marché de New York clos, revient souvent à payer une fourchette plus large. Vérifier cette fourchette avant de passer un ordre à cours limité reste le réflexe le plus simple pour la contenir.
Énergie renouvelable en 2026 : croissance record et risques réels
La thèse de fond est solide. Selon l’IEA (Global Energy Review 2026), les capacités renouvelables installées dans le monde ont atteint un record d’environ 800 GW en 2025, et l’agence (Renewables 2025) anticipe près de 4 600 GW supplémentaires d’ici 2030, dont près de 80 % de solaire, soit environ le double des cinq années précédentes.
La traduction boursière, elle, est plus heurtée. Les risques datés à garder en tête :
- Prévisions revues à la baisse : l’IEA a abaissé son scénario mondial 2025-2030 d’environ 5 %, et d’environ 50 % pour les seuls États-Unis, sous l’effet de changements de politiques publiques aux États-Unis et en Chine.
- Sensibilité aux taux : des projets très capitalistiques, dépendants du coût du financement.
- Risque de change : la devise de cotation, euro pour certains fonds, ne couvre pas l’exposition aux titres internationaux sous-jacents ; la plupart des fonds restent exposés au dollar.
- Concentration thématique : clean energy (ou green energy), solaire et hydrogène sont des segments cycliques, sensibles aux retournements.
Surtout, les performances récentes traduisent un rebond après une longue traversée du désert, pas une prédiction. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le risque de perte en capital est réel et entier.
Quand les volumes augmentent vite, les prix des panneaux et des composants peuvent baisser et comprimer les marges des fabricants. S'y ajoutent la sensibilité au coût du financement, marquée sur des projets capitalistiques, et le poids des valeurs américaines dans les indices mondiaux, exposées aux changements de politique publique. Un secteur qui bat des records physiques peut ainsi afficher des cours hésitants : volume installé et valorisation ne suivent pas la même courbe.
ETF énergie renouvelable retenus : analyse fonds par fonds
Quatre fonds tiennent le cœur de la sélection énergie. Pour chacun, le verdict d’abord, les points clés ensuite. Les performances proviennent de justETF, en euros, dividendes réinvestis, au 31 mai 2026, pour rester comparables d’un fonds à l’autre.
iShares Global Clean Energy Transition UCITS ETF
C’est l’un des plus gros ETF UCITS du thème en actifs sous gestion. Avec 3 231 M€ sur la part distribuante au 22 juin 2026 (justETF), c’est de loin le plus liquide de l’univers, ce qui sécurise le spread et limite le risque de fermeture. La contrepartie tient en un chiffre : 51,52 % de l’encours logé dans dix lignes. L’écart entre +83,15 % sur un an et +3,23 % sur cinq ans illustre le caractère cyclique du thème.
- Identification : ISIN IE00B1XNHC34 (distribuant), IE000U58J0M1 (capitalisant), indice S&P Global Clean Energy Transition (Net Return).
- Frais et réplication : TER 0,65 %, réplication physique, cotation en dollar.
- Premières lignes (30 avril 2026) : Bloom Energy 13,74 %, NextPower 7,28 %, First Solar 7,16 %, China Yangtze Power 5,89 %.
- Performance (justETF, 31 mai 2026) : +83,15 % sur 1 an, +22,27 % sur 3 ans, +3,23 % sur 5 ans, volatilité sur 1 an 23,96 %.
- Profil : exposition la plus large et la plus liquide, à loger en compte-titres faute de PEA.
Amundi MSCI New Energy UCITS ETF
Ex-Lyxor New Energy, intégré chez Amundi, c’est l’alternative que beaucoup cherchent sans la nommer. Sa cotation en euro simplifie l’exécution pour un investisseur français, mais ne supprime pas le risque de change lié aux titres internationaux sous-jacents. Sur les données justETF retenues, sa performance longue ressort plus régulière, +22,24 % sur cinq ans contre +3,23 % pour le iShares, avec la volatilité la plus basse du groupe. Sa concentration reste élevée.
- Identification : ISIN FR0010524777 (distribuant), FR0014002CG3 (capitalisant), indice MSCI ACWI IMI New Energy Filtered, devise EUR.
- Frais et réplication : TER 0,60 %, réplication physique.
- Premières lignes (24 avril 2026) : GE Vernova 11,28 %, Siemens Energy 9,96 %, Schneider Electric 6,58 %, Iberdrola 6,43 %, NextEra Energy 6,27 %.
- Performance (justETF, 31 mai 2026) : +78,82 % sur 1 an, +34,03 % sur 3 ans, +22,24 % sur 5 ans, volatilité sur 1 an 17,98 %.
- PEA : non éligible, à l’image de tous les indices mondiaux du secteur.
L&G Clean Energy UCITS ETF
C’est l’option la plus diluée du trio. Là où les deux leaders empilent des lignes à 10 % ou plus, ses premières positions plafonnent autour de 2,5 à 3 %. La pondération plus faible des premières lignes réduit le poids d’un titre isolé dans la performance. Il affiche en prime le TER le plus bas, 0,49 %.
- Identification : ISIN IE00BK5BCH80, indice Solactive Clean Energy (NTR), devise USD, capitalisant.
- Premières lignes (L&G, 31 mai 2026) : SolarEdge 3,0 %, SMA Solar 2,9 %, ON Semiconductor 2,7 %, Infineon 2,7 %, Alfen 2,5 %.
- Performance (justETF, 31 mai 2026) : +86,55 % sur 1 an, +61,30 % sur 3 ans, +49,72 % sur 5 ans, volatilité sur 1 an 21,29 %.
- Limite : encours plus modeste, 703 M€ au 22 juin 2026 (justETF), et cotation en dollar.
- Profil : exposition clean energy diversifiée et peu coûteuse, hors PEA.
Invesco Solar Energy UCITS ETF
Ce n’est pas un clean energy généraliste, c’est un pari resserré sur le seul solaire. Le profil ressort surtout de l’écart entre la performance sur un an et celle sur trois ans : +121,04 % sur un an, mais moins 2,90 % sur trois ans. Un investisseur entré il y a trois ans est encore en territoire négatif malgré l’envolée récente. À réserver à une surpondération assumée, jamais comme unique brique d’exposition.
- Identification : ISIN IE00BM8QRZ79, indice MAC Global Solar Energy, devise USD, capitalisant.
- Frais et taille : TER 0,69 % (le plus élevé de la sélection), encours environ 217 M€ au 22 juin 2026 (justETF).
- Performance (justETF, 31 mai 2026) : +121,04 % sur 1 an, -2,90 % sur 3 ans.
Fonds écartés de la sélection, et pourquoi
L’exclusion est aussi instructive que la sélection. Plusieurs trackers reviennent en ligne mais ne passent pas le filtre d’encours, selon justETF au 22 juin 2026 :
- First Trust Nasdaq Clean Edge Green Energy : environ 49 M€, sous le seuil de viabilité.
- WisdomTree Renewable Energy : environ 42 M€.
- Xtrackers MSCI Global SDG 7 Affordable and Clean Energy : environ 30 M€.
- Invesco Wind Energy : environ 19 M€, gamme Global X dédiée entre 7 et 12 M€.
À ces niveaux, le spread et le risque de fermeture l’emportent sur l’intérêt de l’exposition. Le iShares Essential Metals Producers (environ 880 M€) relève, lui, des métaux de la transition plus que de l’énergie renouvelable, et se rattache mieux à le panorama Online Asset des ETF en matières premières.
ETF énergie renouvelable et PEA : ce qui passe vraiment le filtre des 75 %
La règle est claire : un ETF n’est éligible au PEA que s’il est investi à au moins 75 % en actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’EEE (AMF). Les grands indices clean energy, riches en valeurs américaines et asiatiques, ne tiennent pas ce quota, et aucun des fonds énergie ci-dessus n’est documenté comme éligible. Point important : l’éligibilité ne se déduit jamais du thème ni du nom commercial du fonds, elle se vérifie dans le KID, fonds par fonds.
Une seule issue existe, via la réplication synthétique : un ETF qui reproduit un indice par un swap, sans détenir les titres, peut loger en PEA un panier par ailleurs non éligible, tant que sa poche réelle respecte le quota européen. C’est ce qui ouvre la porte du seul fonds vert éligible documenté du périmètre.
En pratique, l'éligibilité se vérifie fonds par fonds : la mention éligible PEA doit apparaître dans le document d'information clé (DIC) de l'émetteur. Un libellé thématique vert ne suffit jamais à présumer cette éligibilité.
Amundi PEA Eau (MSCI Water) UCITS ETF
Ce n’est pas un ETF d’énergie renouvelable, c’est un ETF eau, et c’est précisément ce qui le rend éligible. Le thème de l’eau, défensif et d’infrastructure, n’a rien de la volatilité du clean energy : environ +0,2 % sur un an et +22,18 % sur trois ans selon la factsheet Amundi au 31 mai 2026. Pour un investisseur dont la contrainte première est l’enveloppe, c’est aujourd’hui la seule réponse documentée et éligible au PEA du périmètre vert, à condition d’accepter une exposition à l’eau plutôt qu’aux renouvelables.
- Identification : ISIN FR0011882364, indice MSCI ACWI IMI Water ESG Filtered Net Total Return, devise EUR, capitalisant.
- Mécanique : réplication synthétique (swap OTC), TER 0,60 %, encours environ 110 M€ au 31 mai 2026 (factsheet Amundi).
- Éligibilité PEA : oui, confirmée par le KID Amundi du 12 juin 2026 (quota de 75 % d’actions de l’Union européenne).
Les deux poids lourds de l’eau, le iShares Global Water (1 823 M€) et l’Amundi MSCI Water (1 502 M€) au 22 juin 2026 (justETF), ne sont d’ailleurs pas éligibles au PEA, contrairement à cette version construite pour. Pour les autres secteurs logeables dans l’enveloppe, voir la liste des ETF éligibles au PEA.
ETF vert au-delà de l’énergie : écologie, environnement et économie circulaire
La recherche d’un ETF vert ou d’un ETF écologie dépasse les seuls renouvelables, vers des fonds souvent moins concentrés et moins chers :
- Économie circulaire : BNP Paribas Easy ECPI Circular Economy Leaders (ISIN LU1953136527), environ 346 M€, TER 0,30 %.
- Impact environnemental large : Rize Environmental Impact 100 (ISIN IE00BLRPRR04), environ 102 M€, réparti entre eau, mobilité électrique, renouvelables et déchets.
- Hydrogène : L&G Hydrogen Economy (ISIN IE00BMYDM794), environ 481 M€, performances fortes mais volatilité extrême, à traiter en satellite.
Sur ces fonds, les filtres ESG et thématiques reposent sur des données fournisseurs perfectibles, à garder à l’esprit avant de comparer deux indices au libellé proche.
Un nom de fonds évocateur ne garantit donc pas un classement article 9. La catégorie réelle se lit dans la documentation réglementaire (DIC, prospectus), pas dans le seul intitulé commercial. Croiser ce classement avec la composition effective de l'indice évite de comparer deux fonds au libellé proche mais au contenu très différent.
Où acheter un ETF énergie renouvelable : enveloppe et courtier
Le choix de l’enveloppe découle de tout ce qui précède. Le PEA n’étant ouvert qu’à l’Amundi PEA Eau, le clean energy se loge en compte-titres ordinaire, qui donne accès à toutes les places européennes. L’assurance-vie reste une option pour le cadre successoral, avec une liste d’unités de compte plus restreinte, à vérifier contrat par contrat.
En pratique, le poste qui pèse ensuite est le courtier. Sur des fonds en dollar ou cotés à l’étranger, les frais de courtage et le spread effacent souvent l’écart de TER entre deux concurrents. Comparer le coût par ordre et l’accès aux places précède le choix du fonds.
- Quel est le coût par ordre sur les places où cotent les fonds visés, Euronext comme marchés américains ?
- Quels frais ou quel taux de change s'appliquent sur un ETF coté en dollar ?
- Le courtier donne-t-il accès aux Bourses étrangères nécessaires, et propose-t-il l'achat fractionné ?
- Le compte-titres s'impose-t-il, faute de fonds éligible au PEA dans le périmètre énergie ?
Fiscalité d’un ETF énergie renouvelable : PEA, flat tax et prélèvements sociaux
En compte-titres, les gains et dividendes sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, après le relèvement de la CSG voté dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403). C’est le régime de la quasi-totalité des ETF du secteur, non éligibles au PEA. L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste possible : elle est globale pour les revenus concernés, dépend de votre situation, et ouvre droit à l’abattement de 40 % réservé aux dividendes. Détail dans le fonctionnement de la flat tax.
Le PEA inverse l’équation pour les seuls fonds éligibles, ici l’Amundi PEA Eau : après cinq ans, gains exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restant dus. L’assurance-vie conserve, elle, des prélèvements sociaux à 17,2 %. Les règles complètes figurent dans la fiscalité du PEA en détail. Ces éléments ne valent pas conseil personnalisé : la fiscalité dépend de votre résidence, de l’enveloppe et de votre situation, à vérifier le cas échéant avec un professionnel.
Un ETF distribuant verse les dividendes sur votre compte : ils sont imposables l'année de leur perception, au prélèvement forfaitaire unique, même sans revente. Pour les fonds proposant les deux parts (deux ISIN distincts), ce choix relève autant de la stratégie fiscale que de la préférence entre un revenu régulier et une croissance composée.
ETF énergie renouvelable et verte : questions fréquentes
Les interrogations qui reviennent le plus souvent sur le sujet, et les réponses datées qui vont avec.
ETF vert, ETF écologie, ETF énergie renouvelable : est-ce la même chose ?
Non, et la confusion coûte cher au moment de choisir. Un ETF énergie renouvelable, souvent cherché sous les termes clean energy ou green energy, cible les producteurs et équipementiers de l’énergie propre : solaire, éolien, réseaux. Un ETF vert ou écologie recouvre un champ plus large, qui inclut aussi l’économie circulaire, l’eau, la gestion des déchets ou la biodiversité. Le premier est plus volatil et plus cyclique, le second souvent plus diversifié.
Existe-t-il un ETF énergie renouvelable éligible au PEA ?
Dans cette sélection centrée sur les renouvelables, non. Les grands indices clean energy sont trop riches en valeurs hors Union européenne pour respecter le quota de 75 % d’actions UE ou EEE exigé par le PEA, et aucun des trois grands fonds accessibles en France n’est documenté comme éligible. Le seul fonds thématique proche documenté comme éligible au PEA est l’Amundi PEA Eau (MSCI Water), un ETF eau à réplication synthétique.
Lyxor New Energy : est-il encore disponible et éligible au PEA ?
Oui pour la disponibilité, non pour le PEA. Le Lyxor New Energy a été intégré dans la gamme Amundi et correspond aujourd’hui à l’Amundi MSCI New Energy, coté en euro ; il n’est plus commercialisé sous la marque Lyxor. Son indice mondial le place hors des critères d’éligibilité PEA. Il reste accessible en compte-titres et, selon les contrats, en assurance-vie.
Vaut-il mieux un ETF ou des actions d'entreprises d'énergie renouvelable ?
Pour la plupart des investisseurs particuliers, l’ETF reste l’outil le plus simple à gérer. Acheter en direct quelques valeurs comme Vestas, First Solar ou Iberdrola concentre le risque sur des titres très volatils. L’ETF répartit ce risque sur des dizaines de lignes. La sélection de titres individuels peut compléter une exposition, rarement la remplacer, sauf pour un investisseur prêt à assumer le travail d’analyse et la volatilité associés.
La voie la plus simple passe par un ETF logé dans un compte-titres ordinaire, puisque le PEA n’est ouvert qu’à l’Amundi PEA Eau dans ce périmètre. Il faut ouvrir un compte chez un courtier donnant accès aux places européennes, puis acheter l’un des fonds retenus selon le profil recherché. L’arbitrage de l’enveloppe et du courtier précède le choix du fonds, car il conditionne les frais réels.
ETF énergie renouvelable, bon investissement en 2026 ?
Les données sectorielles et boursières n’envoient pas le même signal. La croissance physique du secteur est réelle et documentée, avec un record d’additions en 2025 selon l’IEA. Mais sa traduction boursière est cyclique, comme le montre l’écart entre des performances à un an spectaculaires et des performances à cinq ans parfois très modestes. Ces ETF s’adressent à un investisseur long terme, conscient de la volatilité et du risque de perte en capital, et qui ne fait pas du secteur sa seule exposition.
Faut-il un ETF énergie renouvelable ou un ETF énergie plus large ?
Tout dépend de la conviction recherchée. Un ETF énergie renouvelable est un pari thématique sur la transition, volatil et concentré. Un ETF énergie plus large inclut aussi les producteurs classiques, pétrole, gaz et utilities, ce qui amortit les cycles mais dilue l’exposition au vert. Les deux approches répondent à des objectifs différents et sont traitées sur des pages distinctes du cluster.
- justETF, profils et comparatif Clean Energy
- BlackRock, iShares Global Clean Energy Transition UCITS ETF
- Amundi, KID Amundi MSCI New Energy
- Amundi, KID Amundi PEA Eau (MSCI Water)
- Legal & General, L&G Clean Energy UCITS ETF
- AMF, plan d'épargne en actions (PEA)
- BOFiP, régime fiscal du PEA (BOI-RPPM-RCM-40-50-20-20)
- Service-Public, prélèvement forfaitaire unique 2026
- IEA, Global Energy Review 2026
Comment investir dans les énergies renouvelables en bourse ?