Vous cherchez un avis sérieux sur Fundora, pas une page promotionnelle réécrite à la va-vite. Vous avez raison, parce qu’ici le vrai sujet n’est pas de savoir si la promesse marketing est séduisante, mais si la plateforme mérite réellement une place dans un patrimoine bien construit. Sur ce point, notre réponse est nuancée, plutôt positive sur l’accès, nettement plus réservée sur le recul disponible.
Résumé de l'avis Online Asset sur Fundora
Les notes ci-dessous reposent sur les minimums de souscription annoncés, les fourchettes de frais publiées, l'horizon long rappelé par Fundora, la structure Fundora Conseil / Kyoseil Asset Management, ainsi que les éléments institutionnels publiés par la société depuis son lancement en juin 2025.
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| Critère passé au crible | Note /10 | Notre lecture cash | Ce que Fundora fait bien | Ce qui nous retient encore |
|---|---|---|---|---|
| Accessibilité | 9,0 | Très convaincant | Entrée dès 100 € en Standard, 30 000 € en Plus | Petit ticket ne change ni le risque ni l'illiquidité |
| Expérience investisseur | 8,4 | Sérieuse | Parcours clair, espace personnel, pédagogie visible | L'expérience n'a pas encore été testée sur un cycle long complet |
| Transparence sur les risques | 8,0 | Plutôt saine | Risque de perte, liquidité réduite et horizon long sont clairement rappelés | La lecture est plus fluide sur le parcours que sur le détail économique des véhicules |
| Couple rendement-risque | 7,1 | Intéressant mais exigeant | Objectifs de multiple attractifs selon les stratégies | Cibles non garanties, dispersion potentielle élevée entre dossiers |
| Lisibilité des frais | 6,8 | Correcte sans être parfaite | Logique Standard / Plus et fourchettes de frais expliquées | Il faut encore lire plusieurs documents pour tout reconstituer proprement |
| Preuve historique | 4,8 | Le vrai point faible | Démarrage rapide et traction commerciale visible | Recul encore trop court pour parler d'un historique mature |
| Note globale Online Asset | 7,2 | Bonne porte d'entrée, pas encore une référence installée | Modèle pertinent pour démocratiser le private equity | À réserver à une poche satellite du patrimoine |
Méthodologie Online Asset
Nous regardons d'abord la structure réelle avant de regarder la promesse commerciale. Conditions générales, FAQ, opportunités visibles, architecture de gestion, rôle du conseiller, sécurisation des flux, niveau de risque affiché, tout a été passé au crible. Cette due diligence éditoriale nous conduit à une conclusion claire : Fundora est crédible, mais encore trop jeune pour obtenir une note d'excellence.
Côté fondateurs, Fundora met en avant Bradley Lafond et Alan Huet, avec un récit cohérent : partir d'un problème très concret, l'impossibilité pour un particulier d'accéder à des fonds reconnus sans gros ticket ni statut sophistiqué, puis bâtir un véhicule intermédiaire appuyé sur la gestion sous mandat. Pour nous, cela renforce la crédibilité de la fintech française, mais ne remplace évidemment jamais un historique de performance distribué sur plusieurs années.
Ce qu'il faut retenir sur Fundora
Cadre réglementé : CIF ORIAS + Kyoseil AM (AMF GP-99040) + Memo Bank (BCE/ACPR)
Deux formules de frais : Classique (gestion annuelle) ou Horizon (droits d'entrée), plus frais des fonds sous-jacents
LBO, Growth, Venture : multiples cibles de x2,4 à x7, horizon 6-10 ans
Risques : perte en capital, illiquidité longue, aucun historique de sorties achevées
Profil : poche satellite pour épargnant déjà diversifié, dès 100 € (Standard) ou 30 000 € (Plus)
💡 Notre recommandation : diversification patrimoniale uniquement. Non éligible PEA, assurance-vie ni PER.
Notre avis sur Fundora et le couple rendement-risque
Passons au crible ce qui compte vraiment : est-ce que Fundora rémunère correctement le niveau de contrainte imposé à l’investisseur ? Sur ce couple rendement-risque, notre avis est plus exigeant que la moyenne des commentaires enthousiastes qu’on peut lire en ligne. Non, cela ne suffit pas à conclure que le rapport rendement attendu / risque subi est déjà excellent. Tant qu’une plateforme n’a pas traversé plusieurs années avec des distributions observables, il faut rester discipliné dans le jugement.
Le tableau suivant synthétise notre lecture éditoriale à partir des multiples cibles publiés sur les opportunités visibles, de l’horizon de 6 à 10 ans rappelé par Fundora et des risques explicitement mentionnés dans la FAQ et les conditions générales.
| Axe d'analyse | Note /10 | Ce que cela signifie | Notre avis Online Asset |
|---|---|---|---|
| Potentiel de performance | 8,1 | Les stratégies visibles promettent des multiples élevés | Prometteur sur le papier, pas encore prouvé en caisse |
| Niveau de risque économique | 5,9 | Exposition au non coté, valorisations retardées, dispersion forte | Réservé à un capital que vous pouvez vraiment immobiliser |
| Visibilité sur les flux | 6,2 | Suivi annoncé et projections accessibles | Bon effort de pédagogie, mais rien de comparable à un actif liquide |
| Tolérance à l'illiquidité | 4,5 | Sortie difficile avant le terme | Point faible majeur pour les profils qui surestiment leur horizon |
| Intérêt dans un portefeuille | 8,0 | Peut compléter actions cotées, cash et immobilier | Oui, mais seulement comme brique de diversification |
En pratique, notre conseil est de traiter Fundora comme une poche satellite de diversification patrimoniale, pas comme un cœur de portefeuille. Un investisseur qui a déjà son épargne de précaution, ses placements liquides et une allocation cotée cohérente peut y trouver du sens. En revanche, quelqu’un qui a besoin de visibilité, de liquidité ou d’un historique robuste doit rester plus prudent. C’est précisément la différence entre une plateforme intéressante et une solution que nous qualifierions de mature.
Rendements cibles et horizon d’immobilisation
Prenons les chiffres visibles sur les opportunités publiques. Belmont LBO affiche un objectif de multiple de x2,4, Deep Scale Growth x3,5 et YC Venture x5 à x7. Vu comme un conseiller patrimonial, cela oblige surtout à hiérarchiser les risques. Plus le multiple cible grimpe, plus la dispersion finale peut être forte, notamment sur des stratégies venture. Le bon réflexe n’est donc pas de choisir l’opportunité la plus spectaculaire, mais celle dont la logique économique correspond à votre horizon.
Chez Fundora, l’horizon indiqué pour le private equity tourne généralement autour de 6 à 10 ans. Un TRI cible n’a de valeur que si vous acceptez réellement cette immobilisation longue et l’incertitude qui l’accompagne.
Source : France Invest - Performance nette du capital-investissement à fin 2024
Comment Fundora rend le private equity accessible dès 100 € ?
Le principal atout de Fundora reste sa capacité à faire tomber le mur d’entrée. En pratique, cela suppose une architecture juridique, opérationnelle et réglementaire bien plus lourde qu’un simple achat sur une application d’épargne. C’est là que le ticket minimum à 100 € devient intéressant : il n’efface pas le risque, mais il ouvre enfin une porte longtemps réservée aux gros patrimoines.
Mutualisation des souscriptions et ticket d’entrée
Concrètement, Fundora ne négocie pas pour vous un accès individuel à un grand fonds avec 100 €. La plateforme agrège plusieurs investisseurs au sein d’une structure intermédiaire afin d’atteindre les seuils exigés par les fonds sous-jacents. C’est la clé de voûte de la mutualisation des souscriptions. Pour le lecteur, le point essentiel est le suivant : l’innovation n’est pas dans la disparition des minimums institutionnels, mais dans la manière de les franchir collectivement. Ce mécanisme d’agrégation est reconnu dans le cadre réglementaire de la gestion sous mandat collective, mais il ne supprime pas les risques inhérents aux fonds sous-jacents, notamment la perte partielle ou totale du capital investi.
Véhicules juridiques et gestion sous mandat
Là encore, il faut être précis. L’investisseur ne sélectionne pas directement une ligne de fonds comme il le ferait avec un ETF. Il entre dans une chaîne structurée où Fundora Conseil accompagne la relation et où Kyoseil Asset Management assure la gestion discrétionnaire sous mandat.
Les conditions générales précisent aussi que chaque fiche opportunité doit présenter la durée indicative, le multiple cible, le TRI net annuel cible, le montant minimum et les principaux risques. Cette architecture est plutôt rassurante, à condition de savoir comparer ces plateformes entre elles : notre comparatif des meilleures plateformes de crowdfunding peut servir de point de repère. Notre réserve porte ailleurs : pour un particulier, la gestion sous mandat améliore l’accès, mais elle ajoute aussi une couche de complexité qu’il faut comprendre avant de signer, surtout quand les véhicules investis restent peu liquides et difficiles à valoriser.
Les frais Fundora rognent-ils vraiment la performance nette ?
À ce stade de l’analyse, il faut quitter le discours marketing pour revenir à la seule question utile : combien reste-t-il réellement à l’investisseur une fois la couche Fundora prélevée ? Sur ce point, la plateforme publie une grille tarifaire détaillée par tranche et par horizon, ce que peu de plateformes de private equity accessible font à ce niveau de granularité, mais elle ne rend pas les frais anodins.
Notre lecture est simple : la structure peut être compétitive, surtout sur les tickets élevés et les horizons longs, mais elle reste suffisamment chargée pour peser sur la performance nette si vous choisissez la mauvaise formule.
Frais d’entrée, frais de gestion et frais sous-jacents
Concrètement, Fundora propose deux logiques. La formule Classique limite les frais initiaux, mais facture davantage chaque année. La formule Horizon fait l’inverse, avec des droits d’entrée plus élevés mais une ponction annuelle plus légère. Pour un investisseur qui entre avec un petit ticket et qui n’est pas certain d’aller au bout d’un horizon de 6 à 10 ans, la lecture doit être prudente : payer 7 %, 8 % ou 10 % dès le départ n’a rien d’anodin, même si la formule devient plus efficace sur la durée.
Tableau récapitulatif des frais Fundora à partir des conditions générales publiques du 24 février 2026.
| Tranche investie | Stratégie | Option | Droits d'entrée | Frais / an | Coût total estimé |
|---|---|---|---|---|---|
| < 30 000 € | Private equity 5 ans | Classique | 3,0 % | 1,5 % | 10,5 % |
| Horizon | 7,0 % | 0,5 % | 9,5 % | ||
| Private equity 6 ans | Classique | 3,0 % | 1,5 % | 12,0 % | |
| Horizon | 8,0 % | 0,5 % | 11,0 % | ||
| Private equity 10 ans | Classique | 3,0 % | 1,5 % | 18,0 % | |
| Horizon | 10,0 % | 0,5 % | 15,0 % | ||
| 30 000 € à 100 000 € | Private equity 5 ans | Classique | 2,5 % | 1,2 % | 8,5 % |
| Horizon | 5,0 % | 0,4 % | 7,0 % | ||
| Private equity 6 ans | Classique | 2,5 % | 1,2 % | 9,7 % | |
| Horizon | 6,0 % | 0,4 % | 8,4 % | ||
| Private equity 10 ans | Classique | 2,5 % | 1,2 % | 14,5 % | |
| Horizon | 8,0 % | 0,4 % | 12,0 % | ||
| > 100 000 € | Private equity 5 ans | Classique | 2,0 % | 1,0 % | 7,0 % |
| Horizon | 4,0 % | 0,3 % | 5,5 % | ||
| Private equity 6 ans | Classique | 2,0 % | 1,0 % | 8,0 % | |
| Horizon | 5,0 % | 0,3 % | 6,8 % | ||
| Private equity 10 ans | Classique | 2,0 % | 1,0 % | 12,0 % | |
| Horizon | 7,0 % | 0,3 % | 10,0 % | ||
| < 30 000 € | Fonds de dette 3 ans | Classique | 3,0 % | 1,5 % | non communiqué |
| 30 000 € à 100 000 € | Fonds de dette 3 ans | Classique | 2,5 % | 1,2 % | non communiqué |
| > 100 000 € | Fonds de dette 3 ans | Classique | 2,0 % | 1,0 % | non communiqué |
Notre vrai point de vigilance n’est donc pas seulement le pourcentage affiché. Il tient au fait que les frais de Fundora sont prélevés en amont, avec les droits d’entrée et l’équivalent d’une année de gestion dès la souscription, puis complétés par les coûts des fonds cibles, intégrés dans la valorisation et communiqués ex post dans le rapport de gestion.
Autrement dit, les frais sous-jacents ne sortent pas directement de votre compte, mais ils réduisent bien la performance finale. C’est précisément pour cela qu’un multiple cible élevé ne suffit jamais à juger une opportunité.
Fundora est-elle fiable sur le plan réglementaire ?
Après les frais, la vraie question est celle de la solidité du cadre. Sur ce terrain, Fundora présente davantage d’arguments que beaucoup de jeunes plateformes, ce qui est un bon point. Pour autant, un encadrement sérieux n’efface ni le risque d’investissement ni le manque de recul commercial. Notre avis sur la fiabilité réglementaire est donc favorable, avec une nuance importante : le dispositif paraît bien structuré, mais il reste adossé à une organisation encore en phase d’institutionnalisation.
Statut CIF et immatriculation ORIAS de Fundora Conseil
Sur ce point, Fundora ne se présente pas comme une société de gestion autonome opérant seule. Les mentions légales indiquent que Fundora Conseil agit comme conseiller en investissements financiers, immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 25001125. C’est essentiel, car ce statut CIF définit la nature exacte de son rôle : entrée en relation, conseil, formalisation du parcours investisseur et encadrement de la recommandation, mais pas gestion discrétionnaire directe des actifs.
En pratique, c’est plutôt rassurant, car la plateforme ne surjoue pas ses prérogatives. Le bon réflexe du lecteur exigeant consiste à vérifier ce cadre sur les mentions légales Fundora et, quand le registre est accessible, sur l’ORIAS lui-même. Le registre ORIAS est consultable librement à l’adresse orias.fr, où toute immatriculation CIF, courtier ou mandataire peut être vérifiée en quelques secondes par numéro ou raison sociale.
Source : AMF - Conseillers en investissements financiers
Rôle de Kyoseil AM dans la gestion sous mandat
C’est ici que l’architecture Fundora devient plus sérieuse. Les conditions générales précisent que la gestion sous mandat est fournie par Kyoseil Asset Management, agréée par l’AMF sous le numéro GP-99040 et enregistrée à l’ORIAS sous le numéro 10055067. Les décisions d’investissement sont dites indépendantes et discrétionnaires, dans l’intérêt des mandants.
Pour le lecteur, cela change tout : la sélection économique et l’exécution ne reposent pas uniquement sur une interface digitale, mais sur une société de gestion agréée qui porte la responsabilité du mandat.
En revanche, il faut rester lucide sur un point : Fundora a annoncé en février 2026 l’acquisition de Kyoseil, opération présentée comme soumise aux autorisations réglementaires préalables. Cela renforce la cohérence industrielle, mais appelle encore un peu de recul.
Sécurisation des flux via Memo Bank
Le dernier maillon important concerne les paiements. Fundora indique s’appuyer sur Memo Bank pour fournir des IBAN individualisés destinés au traitement et à la traçabilité des versements.
De son côté, Memo Bank se présente comme un établissement de crédit agréé par la BCE et contrôlé par l’ACPR. En clair, la sécurisation des flux n’est pas laissée à une solution artisanale ou à un prestataire obscur : elle repose sur une brique bancaire identifiée, ce qui améliore nettement la crédibilité opérationnelle de l’ensemble. Ce n’est pas un argument suffisant pour investir, mais c’est un vrai point de réassurance dans l’analyse du risque plateforme.
Les risques à comprendre avant d’investir sur Fundora
Avant d’investir, il faut remettre les choses dans l’ordre. Fundora rend l’accès plus simple, mais elle ne rend pas le non coté plus confortable. Le lecteur doit donc se poser trois questions : qu’est-ce que je peux perdre, combien de temps puis-je bloquer mon argent, et à quel rythme vais-je réellement récupérer des flux ? C’est là que la prise de risque patrimoniale se juge.
Risque de perte en capital et incertitude de valorisation
Le premier risque est la perte partielle ou totale du capital. Fundora l’écrit noir sur blanc, et l’AMF rappelle la même logique pour les fonds de capital-investissement : il faut accepter une forte incertitude sur la performance et une valorisation observée avec retard. En pratique, la valeur affichée dans l’espace investisseur ne doit jamais être lue comme un prix de marché instantané. Cette perte en capital n’est pas une clause décorative, c’est le risque central. À titre indicatif, l’AMF rappelle dans son guide sur le capital-investissement que le taux d’échec des entreprises non cotées est structurellement plus élevé que celui des sociétés cotées, et que la diversification au sein d’un même fonds ne protège pas contre une perte totale sur une ligne individuelle.
Illiquidité et durée de blocage
Le deuxième risque est l’immobilisation de l’épargne. Fundora précise qu’en principe le capital reste bloqué pendant la durée de vie du fonds, généralement entre 6 et 10 ans, avec possibles extensions, et sans mécanisme de rachat garanti avant l’échéance.
Une cession reste théoriquement possible si un acheteur se présente, mais sans garantie de délai ni de prix. L’AMF tient un discours similaire sur le capital-investissement : on ne doit y placer que des sommes que l’on est certain de pouvoir laisser immobilisées longtemps. Cette illiquidité du private equity est souvent plus difficile à supporter que la volatilité d’un actif coté.
Appels de fonds et calendrier des distributions
Il faut aussi comprendre le rythme des décaissements et des retours. Sur Fundora Plus, la plateforme met en avant des appels de fonds progressifs, et les conditions générales précisent que leur calendrier dépend de Kyoseil Asset Management et des besoins des actifs sous-jacents.
Sur Fundora Standard, les frais d’entrée et une année de gestion sont prélevés dès la souscription, tandis que les sommes non encore déployées peuvent être placées temporairement sur des supports monétaires ou obligataires. Les appels de fonds et les distributions restent donc irréguliers. Il faut également envisager le risque de défaillance de la plateforme elle-même. En l’absence d’un agrément AIFM propre à Fundora Conseil, et en dehors de la garantie des dépôts bancaires portée par Memo Bank, les sommes en transit ou non encore déployées ne bénéficient d’aucune protection équivalente au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR). Ce risque plateforme est distinct du risque de performance et doit être évalué séparément.
Fiscalité des gains et distributions sur Fundora
Sur le plan fiscal, Fundora indique que, pour une personne physique résidente fiscale française, les distributions, qu’il s’agisse de plus-values ou de revenus, sont en principe soumises à la flat tax PFU de 31,4%, composée de 12,8 d’impôt sur le revenu et de 18,6 de prélèvements sociaux.
- 12,8 % - Impôt sur le revenu au titre du PFU
- 17,2 % - Prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité)
- 30 % - Taux global du prélèvement forfaitaire unique (PFU)
Source : Impots.gouv.fr - Imposition des placements financiers
À ce stade, Fundora indique aussi que ses opportunités ne sont pas éligibles au PEA, à l’assurance-vie ou au PER. C’est un point important, car beaucoup d’investisseurs surestiment l’intérêt fiscal du montage avant même d’avoir regardé le risque économique.
Prenons un cas simple. Si vous percevez 10 000 € de distributions brutes hors enveloppe fiscale, le montant net ne se calcule pas comme celui d’un ETF logé en PEA. Il dépend du régime applicable au flux, de votre support de détention et, le cas échéant, de votre option globale pour le barème. C’est là que la structuration patrimoniale fait la différence.
| Situation | Traitement indiqué | Ce qu'il faut comprendre |
|---|---|---|
| Personne physique résidente fiscale française | Distributions en principe taxées 31,4 % conformément à la réglementation 2026 | Le taux annoncé par la plateforme doit être rapproché de la nature exacte du flux reçu |
| Option au barème progressif | Possible selon la situation personnelle | À arbitrer au niveau du foyer, jamais au hasard |
| Holding soumise à l'IS | Revenus intégrés au résultat imposable, 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions puis 25 % au-delà. Avant de choisir ce montage, notre guide sur investir en bourse via une holding détaille les conditions d'application et les pièges à éviter | La pertinence dépend du véhicule, des charges et de la stratégie de remontée des flux |
| PEA, assurance-vie, PER | Non éligibles à ce stade sur Fundora | Il faut investir hors enveloppes fiscales classiques |
| Logique FPCI | Fonds professionnels en principe réservés aux professionnels ou aux tickets initiaux élevés | Fundora contourne la barrière par une exposition indirecte, pas par une suppression du risque ou de la complexité |
| Calendrier des distributions | Aucune cadence fixe garantie | Les retours dépendent des cessions, remboursements et rythmes des fonds sous-jacents |
Avis clients Fundora : que disent les investisseurs sur Trustpilot ?
Quand une plateforme est récente, les avis clients parlent d’abord de la qualité de l’expérience, pas encore d’un cycle complet de performance. Pour les plateformes comparables ayant davantage de recul, notre avis sur Blast Club illustre ce que représente un historique de maturité plus avancé dans le même segment.
Mais il faut garder la tête froide : ces retours disent surtout comment Fundora accueille, informe et rassure ses investisseurs, beaucoup plus qu’ils ne valident déjà la qualité finale des distributions sur 6 à 10 ans.
- Le 21 février 2026, un avis 5 étoiles sur Trustpilot résume un point fort qui revient souvent : “SAV incroyablement réactif”.
- Le 25 février 2026, un avis 2 étoiles exprime une réserve sur la structure et les fonds propres, ce qui montre que la confiance corporate reste un vrai sujet pour certains lecteurs exigeants.
- Le 28 décembre 2025, un avis 4 étoiles nuance le discours commercial en expliquant qu’un particulier ne peut pas toujours vérifier facilement certaines affirmations sur la qualité ou le classement des fonds.
- Sur les forums d’investisseurs, le ton est assez similaire : intérêt réel pour l’accès dès 100 €, satisfaction sur l’accompagnement, mais vigilance persistante sur les frais et le manque de recul.
Notre lecture est donc assez nette. Les avis sont globalement bons, mais ils mesurent pour l’instant surtout une qualité d’onboarding, pas encore un historique complet de retour d’expérience sur des sorties réellement encaissées. C’est précisément pour cela que Fundora peut inspirer confiance sans mériter, à ce stade, une note maximale sur la maturité d’exécution.
Réponses à vos questions sur Fundora
Avant d’investir, les mêmes interrogations reviennent toujours : peut-on sortir avant la fin, faut-il 100 € ou 30 000 €, et peut-on loger cela dans une enveloppe fiscale avantageuse ? Voici les réponses les plus utiles, relues avec un angle épargnant particulier plutôt qu’avec une logique purement commerciale.
Peut-on récupérer son argent avant la fin du fonds ?
En pratique, non, pas dans des conditions normales de liquidité. Fundora indique que le capital est en principe immobilisé pendant toute la durée de vie du fonds, généralement entre 6 et 10 ans, avec possibles extensions. Il n’existe pas de mécanisme de rachat garanti avant l’échéance. Une cession reste théoriquement possible si un acheteur se présente, mais sans garantie de délai ni de prix. Il faut donc considérer Fundora comme un placement de capital bloqué, pas comme une poche de trésorerie mobilisable rapidement.
Quelle différence entre Fundora Standard et Fundora Plus ?
La différence principale tient au niveau d’accès et au mode d’investissement. L’offre standard, appelée simplement Fundora dans la FAQ officielle, commence à 100 € via un dispositif mutualisé, avec une souscription simplifiée. Fundora Plus démarre à 30 000 € par opportunité et se rapproche d’une logique plus institutionnelle, avec appels de fonds progressifs, frais plus avantageux, accompagnement renforcé et accès à certaines allocations plus importantes ou réservées. La vraie frontière n’est donc pas le standing, mais la structuration institutionnelle du parcours.
À partir de quel montant peut-on investir sur Fundora ?
Le seuil d’entrée dépend de l’offre choisie. Sur l’offre standard, Fundora annonce un ticket minimum à partir de 100 €. Sur Fundora Plus, il faut compter à partir de 30 000 € par opportunité. Cette différence n’est pas seulement tarifaire : elle change aussi le rythme de déploiement du capital, le niveau de frais et le degré d’accompagnement. Pour un nouvel investisseur, le bon point de départ reste donc un ticket d’investissement cohérent avec son horizon, sa liquidité disponible et sa capacité à accepter une immobilisation longue.
Fundora est-elle éligible au PEA-PME ?
À ce stade, non dans le parcours proposé par la plateforme. La FAQ Fundora précise que les opportunités disponibles ne sont pas éligibles au PEA, à l’assurance-vie ni au PER. Par cohérence, cela écarte aussi le PEA-PME pour les investissements actuellement accessibles sur Fundora. Il faut donc raisonner en détention hors enveloppe fiscale classique, avec une fiscalité qui dépendra ensuite de votre situation personnelle ou de votre société de détention. C’est un point clé de logement fiscal à vérifier avant de souscrire, pas après.
- Fundora - FAQ officielle, ticket minimum, enveloppes fiscales et principes de fonctionnement
- Fundora - Conditions générales, frais, mandat et cadre contractuel
- Fundora - Fundora Plus, appels de fonds et parcours d’investissement
- Fundora - À propos, fondateurs et positionnement de la plateforme
- AMF - Placements, que savoir sur la liquidité ?
- AMF - Investir via un fonds de capital-investissement FCPR FCPI FIP
- Impots.gouv.fr - Valeurs mobilières, PFU et option pour le barème progressif
- Memo Bank - Sécurité des dépôts et cadre d’établissement de crédit régulé