Rendement du private equity : ce qu'il faut retenir
Indicateurs de performance, comparaisons et points de vigilance pour investir en non-coté
TRI net 10 ans
12,4 %
France, fin 2024
TRI depuis 1987
11,3 %
net de frais
Multiple fonds liquidés
1,78x
depuis 2008
Investissements 2024
26 Md€
hors infrastructure
Points clés pour l'investisseur
- TRI, MOIC, DPI, TVPI : quatre indicateurs complémentaires à lire ensemble pour évaluer un fonds de capital-investissement.
- Dispersion importante : sur un même millésime, l'écart entre le premier et le dernier quartile peut dépasser 20 points de TRI.
- Illiquidité et horizon long : le capital est bloqué plusieurs années. La courbe en J implique des rendements négatifs en début de vie du fonds.
- Comparer en net de frais : les performances affichées doivent intégrer les frais de gestion et le carried interest pour être exploitables.
- Diversification et sélection : la construction de portefeuille et la discipline sur le prix d'entrée réduisent le risque mieux que toute promesse de rendement.
Performance nette annualisée sur 10 ans (fin 2024)
Source : France Invest / EY, étude performance nette à fin 2024 (méthode PME)
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le capital investi en private equity n'est pas garanti. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Combien rapporte le private equity ?
Entre les frais, la durée de blocage et la façon de mesurer la performance, on peut passer d’un joli récit marketing à une réalité beaucoup plus nuancée. Faisons le point, concrètement.
Historique des performances en France
En France, les baromètres de place publiés par les associations professionnelles suggèrent, sur longue période, une prime d’illiquidité : accepter de bloquer son argent vise une espérance de rendement supérieure aux marchés cotés. La contrepartie, c’est une dispersion importante d’un fonds à l’autre, et des résultats très dépendants du « millésime » (année de lancement).
Nous le voyons souvent chez des investisseurs qui comparent leur portefeuille actions à un FCPR : la première année paraît décevante, puis la courbe se redresse quand les cessions arrivent et que les sociétés maturent.
Cette « courbe en J » est fréquente : les coûts et l’effort de transformation précèdent les retours. D’où un réflexe utile : regarder les quartiles (top 25 %, médian, bottom 25 %), pas seulement un chiffre moyen, et vérifier si les rendements sont annoncés nets de frais et de carried interest.
- TRI net depuis l'origine (1987) : 11,3 % par an, calculé sur 1 262 véhicules matures
- TRI net sur 10 ans : 12,4 % par an, contre 8,9 % pour le CAC 40 dividendes réinvestis (méthode PME)
- Fonds liquidés depuis 2008 : TRI net de 14,1 % et multiple de 1,78x reversé aux investisseurs
Mesurer la performance : TRI, MOIC, DPI et TVPI
Pour éviter les comparaisons biaisées, il faut parler le même langage. Le rendement d’un fonds ne se résume pas à une moyenne annuelle, car les flux (appels de fonds, distributions, revente) tombent à des dates différentes.
Le taux de rendement interne (TRI) mesure la rentabilité annualisée en tenant compte du calendrier précis des cash-flows. Le MOIC, lui, répond à une autre question : combien de fois votre mise a été multipliée, sans intégrer la durée. Les deux sont complémentaires, surtout entre fonds à des stades différents.
- DPI : part déjà récupérée en cash, utile pour juger la vitesse des retours pour les particuliers.
- TVPI : valeur totale (cash reçu + valeur résiduelle) rapportée au capital versé.
- MOIC : multiple global, simple à lire, mais aveugle au temps.
- TRI : indicateur souvent le plus parlant, à condition de regarder s’il est brut ou net de frais.
En pratique, gardez un réflexe : comparez des métriques « nettes », sur le même millésime, et ramenez-les au capital réellement versé. Sinon, vous comparez des chiffres flatteurs à des réalités de trésorerie différentes, surtout en phase d’appel de fonds.
D’où vient la création de valeur dans le non-coté ?
Dans le non-coté, la création de valeur vient rarement d’un coup de chance. Elle repose sur trois leviers : faire croître les revenus (nouveaux marchés, produit, pricing), améliorer les marges (process, coûts, technologie) et optimiser la structure financière quand il y a de la dette.
Mais il y a un quatrième ingrédient : la gouvernance, c’est-à-dire décider vite et exécuter. C’est aussi pour cela que deux sociétés peuvent avoir le même chiffre d’affaires, mais une valeur très différente : ce qui compte, c’est la capacité à transformer une entreprise moyenne en une structure fortement génératrice de flux de trésorerie libres (Free Cash Flows), puis à exécuter une stratégie de sortie (exit) optimale auprès d’un acheteur stratégique.
Stratégies et profils de rendement/risque
Parler de rendement « du private equity » au singulier est trompeur. Le potentiel et le risque changent selon la stratégie, le stade de maturité de la société, et la part de dette utilisée. Pour choisir intelligemment, partez de votre horizon, de votre tolérance à la volatilité, et de votre besoin de diversification.
Venture Capital, Growth Equity et LBO
Le Venture Capital finance des sociétés très jeunes : le taux d’échec est élevé, mais un ou deux succès peuvent compenser, d’où un profil « tout ou rien ». Le Growth Equity vise des entreprises déjà rentables ou proches de l’être, avec un objectif clair : accélérer la croissance sans forcément recourir massivement à la dette.
Le LBO, lui, rachète une société mature avec de la dette, ce qui amplifie le gain potentiel, mais rend la trajectoire plus sensible aux taux, aux covenants et à la génération de cash. Cette sensibilité au coût du crédit (effet de levier) implique un risque de défaut direct si l’EBITDA de la cible ne permet plus d’honorer le service de la dette senior ou de la dette mezzanine. Autrement dit, le même TRI cible ne raconte pas la même histoire.
- Venture Capital : dispersion extrême, horizon long, logique de portefeuille.
- Growth : risque plus contenu, création de valeur souvent opérationnelle.
- LBO : levier financier, discipline de cash-flow, mais risque accru si le scénario se dégrade.
Le point clé : ces stratégies ne se comparent pas uniquement sur un TRI « cible ». Elles se comparent sur la probabilité d’atteindre ce rendement, sur la profondeur de la perte possible, et sur la cohérence avec votre stratégie patrimoniale.
Le Digital Private Equity par Online Asset
Le Digital Private Equity applique ces logiques à des entreprises en ligne non cotées, ce qui constitue une alternative sophistiquée pour ceux cherchant à acheter un site internet déjà rentable. Online Asset présente son approche comme un club deal privé, organisé opération par opération, avec une détention visant des distributions puis une plus-value à la revente. Le vrai sujet, c’est la qualité du portefeuille numérique et la discipline d’exécution.
- Process annoncé : appel découverte, temps de réflexion, signature électronique, versement sur compte séquestre, puis distributions mensuelles avec reporting.
- Cadre : société immatriculée aux États-Unis, opérations sous juridiction américaine, non régulée AMF ou ACPR.
- Rémunération : pas de frais annuels annoncés, rémunération via une commission de surperformance (success fee) de 20 % au-delà d’objectifs définis. Ce mécanisme, assimilable au ‘carried interest’ traditionnel des fonds d’investissement, ne se déclenche généralement qu’après le franchissement d’un taux de rendement prioritaire (hurdle rate) en faveur des investisseurs.
Si vous explorez ce segment, posez-vous une question simple : d’où vient le cash-flow, et comment sécuriser la gestion si le trafic se tend ?
Track record Online Asset depuis 2022
Depuis 2022, Online Asset publie un aperçu de ses opérations de Digital Private Equity, avec des indicateurs comme le TRI et le MOIC quand ils sont communicables. L’intérêt, c’est de partir d’un bilan concret, puis de comprendre ce qui est réalisé, ce qui reste en portefeuille, et ce qui ne peut pas être détaillé pour des raisons de confidentialité.
Chiffres clés de nos club deals
Commençons par le plus important : la lecture des chiffres. Sur un club deal, vous avez des flux qui bougent (entrée, distributions, valeur résiduelle) et des indicateurs qui ne racontent pas tous la même histoire. Un ROI vous donne une photo simple.
Un TRI vous raconte la vitesse. Un MOIC vous dit combien de fois la mise a été multipliée. Le bon réflexe, c’est de regarder ces métriques ensemble, et de les relier à la part réellement engagée sur chaque opération, car c’est là que se joue la comparaison entre investissements.
AOG : ROI de 49,19 %, TRI de 28,37 % et MOIC 1,49x
Prenons AOG, parce que les chiffres parlent. Online Asset indique un ROI de 49,19 %, un TRI de 28,37 % et un MOIC de 1,49x. Dit autrement, sur cette opération spécifique et clôturée, 1 € engagé a généré un retour total de 1,49 € sur la durée considérée. Conformément aux exigences de l’AMF, il est impératif de rappeler que les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. Ce qui compte ici, c’est la cohérence entre les indicateurs : un MOIC de 1,49x sans horizon n’a pas de sens, mais associé à un TRI, il donne une lecture plus robuste du potentiel.
BOG : un exit réalisé sous accord de confidentialité
BOG illustre un point que beaucoup d’épargnants découvrent tard : dans le non coté, tout n’est pas toujours publiable. Online Asset mentionne un exit réalisé, mais sous accord de confidentialité. C’est fréquent lorsqu’il y a un acheteur stratégique, une clause de non divulgation, ou une volonté de ne pas exposer des informations commerciales sensibles.
L’essentiel, en tant qu’investisseur, est de savoir ce qui est acté (une sortie) et ce qui reste volontairement non détaillé, sans confondre confidentialité et absence de suivi.
Portefeuille en cours : ACCORP, DUM et BOS
ACCORP, DUM et BOS sont présentés comme des positions encore en portefeuille. C’est précisément là que les erreurs d’interprétation apparaissent : tant qu’il n’y a pas de sortie, vous êtes sur des valeurs « à date », qui peuvent évoluer avec le trafic, les marges, les multiples de revente et le marché publicitaire. Un portefeuille en cours se juge donc sur la qualité des actifs sous-jacents, la capacité à maintenir la performance opérationnelle, et la discipline de gestion du risque sur ces actifs digitaux.
Méthode d’annualisation et rendement moyen pondéré
Dernier point, souvent mal compris : l’annualisation. Transformer un multiple en rendement annualisé, concept étroitement lié au CAGR, suppose de connaître la durée exacte et les flux intermédiaires. Une méthode prudente consiste à annualiser uniquement quand le calendrier est clair, et à comparer les opérations avec une moyenne pondérée par les montants effectivement engagés, pas par un simple « moyenne des TRI ».
Cette pondération évite qu’une petite opération très rentable écrase la lecture globale, ou qu’un deal plus gros mais plus lent soit sous-estimé.
| Opération | Statut | ROI | TRI | MOIC | Remarque |
|---|---|---|---|---|---|
| AOG | Exit réalisé | 49,19 % | 28,37 % | 1,49× | Premier exit — avril 2025, bouclé en 22 mois. Acquisition 6,47 M€, revente 8,24 M€. Dividendes versés : 1,42 M€ — plus-value réalisée : 1,76 M€. Gains totaux investisseurs : 3,18 M€. |
| BOG | Exit — NDA | Non communiqué | Non communiqué | Non communiqué | Deuxième exit réalisé avec succès. Les détails financiers restent confidentiels conformément aux accords signés lors de la transaction. |
| ACCORP | En portefeuille | Non réalisé | Non réalisé | Non réalisé | Acquis en 2023 — prix d'acquisition : 4,85 M€. Dividendes versés : 998 K€. Rendement annualisé 2024 : 13,42 %. Flux de revenus stables et croissants. |
| DUM | En portefeuille | Non réalisé | Non réalisé | Non réalisé | Acquis en 2024 — prix d'acquisition : 5,31 M€. Dividendes versés : 944 K€. Rendement annualisé : 21,34 %. Distribution mensuelle régulière. |
| BOS | En portefeuille | Non réalisé | Non réalisé | Non réalisé | En exploitation depuis 2025 — prix d'acquisition : 4,52 M€. Dividendes jan-mai 2025 : 292 K€ (291 755 €) sur 5 mois, soit un rendement de période de 6,45 %. |
Note : Le ROI, le TRI et le MOIC ne sont calculables qu'à la sortie effective d'une opération (exit). Pour les opérations en portefeuille, les profits sont distribués mensuellement tout au long de la période de détention. Les performances passées, dont celles de l'opération AOG, ne préjugent pas des performances futures. Capital non garanti.
Processus et protections pour l’investisseur
Avant de comparer les TRI pour investir en private equity, nous conseillons de regarder attentivement le « comment » et la structuration juridique. Un bon process protège surtout contre les mauvaises surprises : fonds envoyés au mauvais endroit, documents flous, reporting absent. Online Asset met en avant un parcours structuré, avec un compte dédié, des contrats encadrés et des rapports réguliers. C’est la base d’un séquestre utile et d’une relation saine.
Compte séquestre et contrats validés par avocats
Le compte séquestre sert à sécuriser les flux au moment où vous investissez, en évitant un virement direct vers une partie qui pourrait disposer librement des fonds. En pratique, il s’accompagne d’une documentation claire : conditions d’entrée, droits et obligations, mécanisme de distributions, et scénario de sortie.
Quand le cadre est relu par des avocats, l’intérêt n’est pas de « tout bétonner », mais de réduire les zones grises, notamment sur la gouvernance et le traitement des événements exceptionnels. Ce sont ces contrats qui font la différence quand le réel s’écarte du plan.
Rapports mensuels et distributions des gains
Le reporting mensuel n’est pas un gadget. Dans le digital, les indicateurs opérationnels évoluent vite : trafic, taux de conversion, revenus, coûts, dépendance à une plateforme, qualité des liens, stabilité du SEO. Recevoir un rapport régulier permet de suivre la trajectoire, d’anticiper une baisse avant qu’elle ne se transforme en décrochage durable, et de comprendre la logique des arbitrages.
Côté gains, l’enjeu est la clarté : distinguer ce qui relève des distributions en cours de vie et ce qui relève du produit de cession au moment de la sortie. Ce suivi rend les distributions plus lisibles, surtout quand on sait si elles sont versées en cash, réinvesties, et documentées ligne par ligne.
Les risques liés au private equity
Si le private equity peut délivrer de belles trajectoires, il se paye en contreparties très concrètes. Ce n’est pas seulement une question de volatilité, mais de scénarios moins confortables : argent immobilisé, valorisations incertaines, et parfois une sortie plus tardive que prévu. Comprendre ces risques vous évite surtout de vous raconter une histoire trop parfaite.
Risque de perte en capital et illiquidité
Le premier risque, c’est la perte en capital, simple et brutale : une société peut sous-performer, être diluée, ou ne jamais trouver d’acquéreur au bon prix. Le deuxième, c’est l’illiquidité : vous ne pouvez pas toujours revendre quand vous voulez, ni au prix que vous espériez. C’est un point clé sur la liquidité : même si la valeur “sur le papier” tient, la réalité du marché peut imposer un rabais, ou un délai. Dans les périodes de stress, ce sont souvent les sorties qui se décalent, et c’est là que le rendement théorique et le rendement réellement encaissé divergent.
Les risques spécifiques aux actifs digitaux
Les actifs digitaux ajoutent une couche de fragilité opérationnelle. D’abord, la dépendance : une part du chiffre d’affaires peut reposer sur un canal (SEO, affiliation, publicité) dont les règles changent sans prévenir. Une mise à jour d’algorithme, une plateforme qui coupe un programme, ou un partenaire qui renégocie, et la courbe se casse. C’est le cœur du trafic.
Ensuite, il y a le risque “invisible” : qualité des contenus, historique des liens, conformité, propriété intellectuelle, dépendance à un prestataire clé. Sur un site, un problème technique ou légal peut coûter plus cher qu’une simple baisse de marge, parce qu’il affecte la revente elle-même. C’est là que la due diligence et la gouvernance font la différence sur le digital.
Comment réduire le risque : diversification et sélection
On réduit le risque en acceptant une idée simple : on ne maîtrise pas l’avenir, on maîtrise la construction du portefeuille. Diversifier, ce n’est pas cocher une case, c’est éviter qu’un seul scénario vous fasse dérailler : plusieurs opérations, plusieurs thèses, plusieurs moteurs de revenus. La diversification est ce qui transforme un pari en stratégie.
Ensuite, la sélection. Elle repose sur des points très concrets : solidité des cash-flows, qualité de l’équipe, transparence des reportings, alignement des intérêts, et discipline sur le prix d’entrée. Si vous n’avez pas une grille de lecture claire, vous achetez une promesse, pas un actif. La bonne sélection n’élimine pas le risque, elle évite surtout les risques idiots.
Source : Service-public.fr - Évolution du taux du PFU au 1er janvier 2026
FAQ : L’essentiel sur le rendement du private equity
Le rendement du private equity soulève souvent les mêmes questions, et c’est normal. Entre les indicateurs, les délais, les frais et la fiscalité, on peut vite mélanger des concepts qui n’ont pas la même portée.
Quel est le rendement moyen du private equity en France ?
Il existe des chiffres agrégés publiés par des acteurs de place pour évaluer ce placement financier, mais ils doivent être lus avec la plus grande prudence. Le rendement varie selon le millésime, la stratégie (venture, growth, LBO), et surtout la qualité des fonds sélectionnés. Le point le plus important, c’est la dispersion : deux fonds sur la même période peuvent afficher des résultats très différents. Pour une lecture utile, regardez des données sur longue durée et comparez les quartiles, pas uniquement une moyenne. C’est ce qui donne une moyenne exploitable.
TRI ou multiple MOIC : quelle est la différence ?
Le TRI et le MOIC ne racontent pas la même histoire. Le MOIC vous dit combien de fois votre mise est multipliée, sans tenir compte du temps. Le TRI, lui, intègre le calendrier exact des entrées et sorties, donc la vitesse à laquelle l’argent travaille. Deux investissements peuvent avoir le même MOIC, mais des TRI très différents si l’un rend en 3 ans et l’autre en 7 ans. En pratique, utilisez le TRI pour comparer des durées, et le MOIC pour visualiser l’ampleur.
Quand récupère-t-on son argent (appels de fonds et blocage) ?
Dans beaucoup de fonds, l’argent n’est pas investi en une fois : il est appelé progressivement, au fil des opportunités. Ensuite, la récupération se fait surtout lors des cessions, parfois via des distributions intermédiaires, mais souvent de manière irrégulière. C’est pour cela qu’on parle d’horizon long : vous devez accepter une période où vous avez versé du capital, sans retour immédiat. Une règle simple : investissez uniquement la part de votre épargne que vous pouvez immobiliser, sans tension sur votre trésorerie.
Quels sont les frais et leur impact sur le rendement net ?
Les frais peuvent peser lourd, surtout si la performance est moyenne. Dans le schéma classique, vous avez des frais de gestion, puis une commission de surperformance si des objectifs sont atteints. L’impact dépend de deux choses : le niveau des frais et la capacité du fonds à créer de la valeur après frais. C’est pour cela qu’il faut comparer des rendements “nets”, et demander ce qui est inclus dans les chiffres affichés. Le bon réflexe est de raisonner en rendement net réellement encaissable, pas en promesse brute. C’est le sujet des frais.
Private equity ou bourse : quel est le placement le plus rentable ?
Sur longue durée, le private equity vise souvent une prime d’illiquidité, mais il n’est pas automatiquement “plus rentable” que la bourse. La bourse offre liquidité et transparence, et peut être très performante avec une approche disciplinée. Le private equity peut surperformer, mais la sélection est déterminante, et l’argent est bloqué. Le vrai arbitrage est votre objectif : croissance long terme avec liquidité, ou recherche d’une prime potentielle avec contraintes. Beaucoup d’investisseurs choisissent les deux, pour un équilibre robuste.
Les gains peuvent arriver de deux façons. D’abord par des distributions pendant la vie de l’investissement, quand l’actif génère du cash et qu’une partie est reversée. Ensuite, par la sortie, quand l’actif est vendu, ce qui cristallise la plus-value. Le point important, c’est que la performance “sur le papier” ne se transforme en argent réel qu’au moment où il y a distribution ou cession. Pour suivre correctement, distinguez toujours ce qui est valorisé et ce qui est encaissé. C’est la différence entre distributions et valeur résiduelle.
Quelle est la fiscalité appliquée sur les plus-values ?
La fiscalité dépend du véhicule, de votre situation, et de la nature des revenus. Sur un compte-titres, les gains peuvent relever de la flat tax (ou du barème sur option), avec des prélèvements sociaux. Dans des enveloppes de capitalisation comme la meilleure assurance-vie ou le PER, la fiscalité obéit à des règles spécifiques, parfois plus favorables à certaines conditions de détention. Le point clé : ne calculez jamais un rendement net sans clarifier le cadre fiscal de l’investissement et le moment de taxation. C’est là que la fiscalité change tout.
- FGDR – Garantie des dépôts et périmètre de protection
- Ministère de l’Économie – Garantie des dépôts, conditions et plafonds
- ACPR – REGAFI, registre des établissements autorisés
- AMF – Investir via un fonds de capital-investissement (FCPR, FCPI, FIP)
- AMF – Guide épargnants, s’informer sur les fonds de capital-investissement
- France Invest – Étude performance nette du capital-investissement français à fin 2024
- EUR-Lex – Règlement (UE) 2023/606 (ELTIF 2) modifiant le règlement (UE) 2015/760
- ECB – Key ECB interest rates
Comment sont versés les gains (distributions vs sortie) ?