Mis à jour le 1 février 2026
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28 min de lecture

Calcul TMI 2026 : Barème et simulateur d’impôt

TMI 2026 : calculez votre tranche en 2 minutes, comprenez l’effet du quotient familial et trouvez les leviers légaux pour payer moins, exemples.
calculateur taux marginal imposition france

Le taux marginal d’imposition ne sert pas qu’à satisfaire une curiosité fiscale : il décide, euro après euro, de l’effort réel quand un revenu augmente, quand un placement distribue, ou quand un projet d’investissement est financé. Dans la pratique, connaître ce taux évite deux erreurs coûteuses : surestimer ce que l’impôt prendra, ou sous-estimer l’impact d’une hausse de revenus sur la trésorerie d’un foyer.

TMI 2026 : Synthèse Express

Barème, calcul et leviers d'optimisation fiscale

Barème progressif 2026 (revenus 2025)

0%

Jusqu'à 11 497 €

11%

11 498 € à 29 315 €

30%

29 316 € à 83 823 €

41%

83 824 € à 180 294 €

45%

Au-delà de 180 294 €

1

Quotient familial : le TMI se calcule sur le revenu net imposable divisé par le nombre de parts du foyer fiscal

2

Imposition par tranches : seule la fraction dépassant un seuil est taxée au taux supérieur, pas l'ensemble du revenu

3

Leviers d'optimisation : PER (déduction), immobilier (charges réelles), flat tax vs barème selon profil

4

TMI vs taux moyen : le TMI mesure le coût du prochain euro gagné, le taux moyen reflète la charge fiscale globale

💡

Point clé : Une augmentation de salaire ne fait jamais "perdre de l'argent". Même en changeant de tranche, le gain net reste positif - seuls les euros au-dessus du seuil subissent le taux supérieur.

Qu’est-ce que le TMI et pourquoi est-il crucial ?

Dans une situation fiscale donnée, le TMI est l’indicateur le plus utile pour comprendre combien « coûte » le prochain euro gagné. Il sert à projeter l’effet d’une prime, d’un loyer encaissé ou d’une variation d’activité, sans confondre la réalité progressive du barème avec un taux unique appliqué à tout le revenu. Il aide aussi à comprendre pourquoi le prélèvement à la source peut évoluer différemment.

Calculateur TMI 2026

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Définition du Taux Marginal d’Imposition

Le TMI est le pourcentage d’impôt appliqué à la dernière tranche de revenus imposables, après division du revenu par le nombre de parts du foyer fiscal : c’est la tranche marginale d’imposition. Concrètement, si le revenu par part franchit un seuil, seule la portion qui dépasse ce seuil bascule au taux supérieur ; les fractions situées dans les tranches inférieures gardent leur propre taux.

Exemple : un célibataire avec 50 000 € de revenu imposable (1 part) se situe dans la tranche à 30% (entre 29 580 € et 84 577 €). Son TMI est donc 30%, mais l’impôt est calculé par paliers : 0% jusqu’à 11 600 €, 11% jusqu’à 29 579 €, puis 30% uniquement sur la fraction au-dessus de 29 580 €.

Cette mécanique explique pourquoi une hausse de revenus n’entraîne jamais une taxation intégrale au taux supérieur, même quand le quotient familial varie.

TMI vs Taux Moyen : ne confondez plus les deux

Le TMI se lit au sommet du barème progressif : il indique le taux appliqué à la dernière couche du revenu par part. Le taux moyen, lui, décrit le poids global de l’impôt, une fois toutes les tranches additionnées et rapportées au revenu imposable. Le premier éclaire la décision à venir ; le second aide surtout à lire une charge totale.

  • Le TMI sert à mesurer la taxation du « prochain euro » et à anticiper l’effet d’une hausse de revenus sur l’impôt brut.
  • Le taux moyen sert à comparer une charge fiscale totale d’une année à l’autre, ou entre deux foyers, à revenu égal.

Une confusion revient souvent : croire qu’un TMI de 30% signifie « payer 30% sur tout ». En réalité, l’impôt est calculé tranche par tranche, puis additionné ; ce total, rapporté au revenu, donne le taux moyen.

Ce repère permet d’estimer correctement le montant de votre impôt sans dramatiser une montée de tranche. Autre point utile pour relativiser la pression fiscale : connaître les placements non imposables permet de distinguer rendement brut, rendement net et revenus réellement intégrés au barème.

Le saviez-vous ?
Une idée reçue persiste : "passer dans la tranche à 30% signifie payer 30% sur tout son revenu". C'est faux. L'impôt français fonctionne par paliers successifs. Seuls les euros situés au-dessus du seuil de chaque tranche subissent le taux correspondant. Résultat : une augmentation de salaire ne fait jamais "perdre de l'argent", même en changeant de tranche.

L’utilité du TMI pour vos investissements (PER, Immobilier, Bourse)

Le TMI devient concret dès qu’un choix de placement modifie le revenu imposable, notamment via l’épargne retraite (déduction), les revenus fonciers (imposition au barème) ou certains revenus de capitaux (option possible pour le barème). L’idée n’est pas de « jouer » avec un taux, mais de comparer des scénarios à règles identiques et d’identifier l’effort fiscal du prochain euro.

  • Verser sur un PER peut réduire le revenu imposable : l’économie d’impôt correspond au versement multiplié par votre TMI, soit un avantage fiscal immédiat.
  • En immobilier, un loyer net s’ajoute au revenu imposable et est taxé au taux marginal, avec les prélèvements sociaux.
  • En bourse, l’option pour le barème peut être pertinente en tranche faible, si les abattements s’appliquent.

Dans tous les cas, l’objectif est de décider avec des chiffres nets : ce qui reste après impôt et prélèvements, puis la capacité de financement réelle. C’est aussi là que l’assurance vie devient un outil d’arbitrage utile, surtout lorsqu’une stratégie vise à lisser les revenus dans le temps. Pour cadrer ces arbitrages en pratique, ce repère sur le rendement pour un placement de 200 000 euros permet de raisonner en net, selon la tranche et le type de revenu encaissé.

Le barème de l’impôt sur le revenu 2026

Le barème de l’impôt sur le revenu fonctionne comme un escalier : à chaque marche, un taux différent. En pratique, le TMI se lit toujours à partir du revenu par part, puis se rattache à la tranche la plus haute atteinte. Ce barème est encadré par la loi de finances, ce qui explique que ses seuils puissent bouger d’une année à l’autre. Pour les épargnants qui arbitrent entre revenu imposable et rendement sécurisé, un comparatif des meilleurs comptes à terme aide à relier taux affiché et impact fiscal réel selon la tranche.

Les 5 tranches d’imposition et leurs seuils actualisés

Les seuils ci-dessous s’entendent pour une part de quotient familial : un couple ou une famille commence donc par diviser son revenu imposable par le nombre de parts, avant de regarder où ce montant se place. Une fois la dernière tranche de revenu identifiée, le taux associé correspond au TMI, même si tout le revenu n’est pas taxé à ce niveau.

Barème 2026
Impôt sur le revenu : tranches et taux marginaux (revenus 2025)
Glissez pour voir le tableau complet
Tranche de revenu (1 part) Taux marginal Impôt sur la tranche Impôt cumulé en fin de tranche
Jusqu'à 11 600 € 0 % 0 € 0 €
De 11 601 € à 29 579 € 11 % 1 978 € 1 978 €
De 29 580 € à 84 577 € 30 % 16 499 € 18 477 €
De 84 578 € à 181 917 € 41 % 39 909 € 58 386 €
Au-delà de 181 917 € 45 % Variable 58 386 € + 45 % du surplus
Revenu de 30 000 €
2 104 €
taux moyen : 7,0 %
Revenu de 50 000 €
8 104 €
taux moyen : 16,2 %
Revenu de 80 000 €
17 104 €
taux moyen : 21,4 %
Notre analyse

L'impôt est progressif par tranches : seule la fraction de revenu dépassant un seuil est taxée au taux supérieur. Un célibataire gagnant 50 000 € ne paie pas 30 % sur la totalité, mais un taux moyen effectif de 16,2 %. Le quotient familial (nombre de parts) divise le revenu avant application du barème, puis multiplie l'impôt obtenu : un couple avec 2 enfants (3 parts) divise son revenu par 3, réduisant mécaniquement le taux marginal applicable.

Comment l’inflation impacte le calcul de votre tranche

Quand les prix montent, les salaires et les revenus peuvent augmenter sans véritable gain de pouvoir d’achat. Si les seuils du barème ne suivent pas, une partie du revenu glisse mécaniquement vers une tranche plus taxée : c’est le phénomène de « progressivité froide ».

Pour une situation fiscale donnée, l’effet se voit surtout sur la fraction située au-dessus des anciens seuils : le TMI peut rester identique, mais l’impôt dû progresse car davantage d’euros se retrouvent taxés à 11 %, 30 % ou 41 %. C’est pour cela que les revalorisations de tranches, lorsqu’elles existent, protègent les contribuables d’un surcroît d’impôt uniquement lié à l’inflation.

Le bon réflexe consiste à comparer le revenu par part d’une année sur l’autre, puis à vérifier le barème applicable, plutôt que de conclure trop vite à un changement de tranche.

Méthode de calcul du TMI étape par étape

Pour calculer son TMI proprement, il faut suivre une logique simple : partir du revenu net imposable, appliquer les règles du quotient familial, puis lire la tranche correspondante. Cette méthode évite les erreurs fréquentes, notamment quand la situation familiale change en cours d’année ou quand certains revenus sont imposés différemment au sein du foyer.

Étape 1 : Déterminer le Revenu Net Imposable (RNI)

Le point de départ est le revenu net imposable, celui qui sert de base au barème progressif. Il correspond, en simplifiant, aux revenus déclarés après les abattements et déductions admises : par exemple l’abattement de 10 % sur les salaires (ou les frais réels), certains abattements sur pensions, et les charges déductibles comme une pension alimentaire lorsqu’elle est justifiée.

Il inclut aussi, selon les cas, des revenus fonciers, des bénéfices professionnels ou des revenus de capitaux mobiliers lorsqu’ils sont soumis au barème. Sur l’avis d’imposition, ce montant apparaît dans les rubriques de revenus, distinct du revenu fiscal de référence qui agrège d’autres éléments.

Pour éviter de partir sur une mauvaise base, le bon réflexe est de reprendre le revenu net imposable du dernier avis, puis d’ajuster seulement ce qui a réellement changé : une prime, un changement d’employeur, un nouveau loyer, ou une déduction de PER.

Étape 2 : L’impact du quotient familial sur votre calcul

Une fois le revenu net imposable obtenu, il est divisé par le nombre de parts du quotient familial. C’est ce revenu par part qui détermine la tranche, donc le TMI. La mécanique est parfois contre intuitive : un couple marié ou pacsé est en imposition commune avec 2 parts, puis chaque enfant augmente les parts selon les règles en vigueur, ce qui peut faire redescendre d’une tranche à revenu égal.

À l’inverse, une séparation, la fin de rattachement d’un enfant, ou un changement de garde peuvent faire remonter le revenu par part. Le calcul commence donc par vérifier le nombre de parts fiscales exact, car une demi part de plus ou de moins change la lecture du barème.

Impact du quotient familial
  • Célibataire : 1 part fiscale, revenu divisé par 1
  • Couple marié/pacsé : 2 parts, le revenu est divisé par 2 avant application du barème
  • Enfant à charge : +0,5 part (ou 1 part à partir du 3e enfant)
  • Parent isolé : +0,5 part supplémentaire pour le premier enfant
Plafond de l'avantage fiscal par demi-part : 1 807 € en 2026.

Formule mathématique du calcul d’impôt progressif

Le barème progressif se calcule tranche par tranche, exactement comme un empilement de petites additions. On part du quotient, c’est à dire le revenu imposable par part, puis on découpe ce montant selon les bornes du barème.

Pour chaque tranche atteinte, seule la portion située dans cette tranche est taxée à son taux : la tranche à 30 % ne s’applique pas à tout le revenu, uniquement à la partie au-dessus de la borne précédente.

En notation simple, avec q le revenu par part, l’impôt par part s’écrit : Σ (min(q, borne_haute) – borne_basse) × taux, en s’arrêtant à la dernière tranche atteinte. Une fois l’impôt par part obtenu, il est ensuite rééchelonné au foyer : l’impôt doit être multiplié par le nombre de parts, puis les réductions, crédits et ajustements éventuels s’appliquent ensuite.

Étude de cas : calcul pour un célibataire vs un couple marié avec 2 enfants

Un même revenu peut mener à deux TMI très différents selon le foyer fiscal. Prenons un revenu net imposable de 60 000 € : dans un cas, il s’agit d’une personne seule (1 part) ; dans l’autre, d’un couple marié avec deux enfants (3 parts au total). Le revenu par part n’a plus rien à voir, et c’est lui qui pilote la tranche.

  • Pour le célibataire, le revenu par part est 60 000 € : il se place dans la tranche à 30 %, donc TMI de 30 % (situe dans cette tranche).
  • Pour le couple, le revenu par part est 20 000 € : il reste dans la tranche à 11 %, donc TMI de 11 % (imposition commune).
  • Dans les deux cas, l’impôt se calcule en additionnant les tranches, puis le résultat est ensuite rééchelonné au foyer (multiplié par le nombre).

Ce décalage explique pourquoi deux ménages avec un revenu comparable peuvent constater un montant de votre impôt très différent, même avant de parler de réductions, de crédits ou de choix d’investissement.

PER : économie selon votre TMI
Versement de 5 000 € sur un Plan Épargne Retraite :

  • TMI 11% : économie immédiate de 550 € (intérêt limité)
  • TMI 30% : économie immédiate de 1 500 € (seuil d'efficacité)
  • TMI 41% : économie immédiate de 2 050 € (levier puissant)
  • TMI 45% : économie immédiate de 2 250 € (optimisation maximale)
Le PER devient rentable à partir de la tranche 30%, sous réserve d'accepter le blocage jusqu'à la retraite.

Connaître son TMI pour optimiser sa fiscalité

Une fois la tranche identifiée, la fiscalité n’est plus un chiffre abstrait. Elle devient une grille d’arbitrage : PFU ou barème sur les dividendes, versement sur PER, choix du régime foncier. Bien utilisé, l’impôt 2026 se pilote sur le coût du dernier euro, pas sur une moyenne. Pour structurer une démarche cohérente (déductions, arbitrages, calendrier), ce guide de l’optimisation fiscale permet de choisir des leviers adaptés au foyer, plutôt que de réagir au dernier moment.

Arbitrage Flat Tax vs Barème : quel choix pour vos dividendes ?

Le PFU (flat tax) s’applique par défaut aux dividendes à un taux global de 31,4% : 12,8% d’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux (hausse PS au 1er février 2026 via PLFSS).

L’arbitrage commence quand ce taux de prélèvement est comparé au barème : l’option est possible, mais elle est globale et change la fiscalité de l’année entière.

  • PFU : simple, aucun abattement de 40 %, et pas de frais spécifiques à déduire.
  • Barème : abattement de 40 % sur dividendes éligibles, frais possibles, CSG partiellement déductible.
  • Option barème : elle s’applique aux revenus de capitaux mobiliers, pas à un seul coupon.

Exemple concret : Camille perçoit 2 500 € de dividendes en plus de son salaire. Si elle reste dans une tranche basse, l’abattement peut faire pencher vers le barème. À l’inverse, quand une partie du revenu bascule dans la tranche la plus élevée, le PFU est souvent plus compétitif, surtout si la comparaison est faite sur l’année entière.

Expert Online Asset
Conseil de l'équipe
Flat tax ou barème ? Notre règle simplifiée : si votre TMI est inférieur ou égal à 11%, l'option barème avec abattement de 40% sur dividendes est souvent avantageuse. À partir de 30%, le PFU (flat tax à 31,4%) devient généralement plus compétitif. La CSG déductible (6,8%) peut faire basculer le calcul en tranche intermédiaire : simulez avant de choisir, car l'option est globale et irrévocable pour l'année.

L’effet de levier du PER : calculez votre économie d’impôt

Le PER est un levier direct : les versements déductibles réduisent le revenu imposable, et l’économie d’impôt se lit d’abord comme « versement x TMI ». Un versement de 5 000 € peut ainsi générer une économie proche de 1 500 € à 30 %, ou d’environ 2 050 € à 41 %, tant que le plafond disponible le permet.

La bonne méthode consiste à vérifier le plafond de déduction indiqué sur l’avis d’impôt précédent, à intégrer les autres versements déjà réalisés, puis à simuler l’impact sur l’impôt final.

Ensuite, il faut raisonner en trésorerie : l’économie d’impôt n’est pas un rendement, c’est un décalage de paiement qui doit rester cohérent avec la durée de placement. Pour éviter les erreurs de plafond, de sortie et de traitement fiscal, cette synthèse sur la fiscalité du PER aide à relier avantage immédiat et imposition future au moment du déblocage.

Et, enfin, la déclaration doit ventiler correctement les versements en épargne retraite pour éviter une optimisation théorique mais inefficace.

Revenus fonciers et TMI : le piège de la tranche à 30% ou 41%

Les loyers nets imposables sont taxés au barème progressif au titre des revenus fonciers, puis supportent des prélèvements sociaux au taux global de 18,6 %.

Le piège est simple : une tranche à 30 % ne « coûte » pas 30 % sur l’euro marginal de loyer net, mais 30 % + 18,6 %, soit un effort proche de 48,6 % avant même d’intégrer la trésorerie (travaux, vacance, taxe foncière). Selon le régime micro-foncier ou réel, la base taxable change, mais le raisonnement marginal reste identique.

Dans la réalité, la décision se prend sur le cash-flow après impôts : un bien à rendement correct peut devenir décevant si la fiscalité est sous-estimée, et l’écart est encore plus marqué à 41 %. Le bon réflexe consiste à isoler le revenu foncier net, à appliquer la tranche, puis à ajouter les prélèvements sociaux dans la simulation. Cette logique “cash-flow après impôt” devient encore plus parlante à grande échelle, comme l’illustre le rendement mensuel pour 1 million placés lorsqu’il est comparé aux revenus fonciers taxés au barème.

Pour plus d'informations, entrer en contact avec un membre de notre équipe.

Les mécanismes qui peuvent fausser votre TMI

Deux contribuables affichant le même TMI peuvent pourtant payer des montants très différents. La raison tient aux correctifs appliqués après le calcul au barème : plafonnement des parts, décote, traitement spécifique de certains revenus. Pour interpréter une simulation, il faut repartir du foyer fiscal et repérer ces mécanismes, sinon la tranche devient un repère trompeur au moment de décider.

Le plafonnement du quotient familial : quand les enfants « coûtent » plus cher

Le quotient familial réduit l’impôt en répartissant le revenu sur plusieurs parts, mais l’avantage est plafonné. Pour l’imposition 2026, la baisse d’impôt procurée par une demi-part supplémentaire est limitée à 1 791 € (et à la moitié de cette somme par quart de part).

Concrètement, au-delà d’un certain niveau de revenu, les parts continuent de déplacer le revenu par part sur le barème, mais l’économie d’impôt réelle cesse d’augmenter : c’est précisément l’effet du plafonnement du quotient familial. Dans un couple avec deux enfants, la simulation « sans plafond » peut donc surestimer le gain et donner l’impression que la tranche baisse, alors que l’impôt final reste proche du plafond autorisé.

Le système de la décote pour les foyers modestes

La décote évite qu’un foyer devienne imposable pour un montant faible et difficile à interpréter. Pour l’imposition 2026 (revenus 2025), elle se calcule comme un forfait diminué de 45,25 % de l’impôt brut : 889 € pour une personne seule et 1 470 € pour un couple soumis à imposition commune, y compris pacsé sans enfant. Elle ne s’applique que si le résultat est positif et si l’impôt brut reste sous les seuils d’éligibilité.

  • Personne seule : décote = 889 € – 45,25 % de l’impôt brut.
  • Couple : décote = 1 470 € – 45,25 % de l’impôt brut.
  • Si le calcul donne 0 ou moins, la décote est nulle.

En pratique, la décote peut réduire fortement l’impôt final sans changer la tranche affichée. C’est pourquoi l’administration fiscale applique ces correctifs avant les réductions et crédits d’impôt : pour juger un scénario, la référence reste l’impôt net à payer, pas seulement le TMI.

Le dispositif du quotient pour les revenus exceptionnels (Saut de tranche)

Quand un revenu exceptionnel arrive (prime unique, rappel de salaire, indemnité), il peut faire basculer une grande part du revenu dans une tranche supérieure alors que la situation est ponctuelle.

Le système du quotient lisse cet effet : on ajoute un quart du revenu exceptionnel au revenu ordinaire, on calcule l’impôt sur ce total, puis on calcule le supplément d’impôt obtenu et le principe est simple : le supplément d’impôt doit être multiplié par 4.

Le résultat correspond à une taxation plus progressive du revenu exceptionnel. Pour que le mécanisme s’applique, le revenu doit être éligible et la demande doit être formulée dans la déclaration, avec les justificatifs nécessaires en cas de contrôle.

Revalorisation du barème 2026
Les seuils du barème 2026 ont été revalorisés de +0,9% par rapport à 2025 pour compenser partiellement l'inflation. Sans cette revalorisation, un contribuable aurait pu basculer dans une tranche supérieure sans véritable hausse de pouvoir d'achat. Ce phénomène de "progressivité froide" est surveillé chaque année lors du vote de la loi de finances.

Stratégies pour réduire son Taux Marginal d’Imposition

Réduire son TMI ne consiste pas à chercher une “astuce”, mais à piloter ce qui alimente la tranche : revenu imposable, parts, déductions, puis réductions et crédits. Une stratégie sérieuse évite surtout les décisions prises dans l’urgence, juste avant la déclaration. Le bon réflexe : traiter le montant de votre impôt comme un indicateur de pilotage, au même titre que l’épargne disponible. Pour certains profils mobiles, la réflexion peut aussi passer par la résidence fiscale et la structuration internationale, avec ce panorama des pays avantageux fiscalement à analyser prudemment avant toute décision.

Défiscalisation : les solutions pour « redescendre » d’une tranche

Quand le revenu dépasse légèrement un seuil, seule la fraction au-dessus bascule dans la tranche supérieure. Une action pertinente peut réduire cette base et limiter la part taxée au taux le plus élevé, à condition de rester cohérent avec ses objectifs. L’idée est de déclencher un avantage fiscal prévu par les textes, pas de “fabriquer” une dépense.

  1. PER : verser si l’épargne peut être immobilisée, la déduction agit sur le revenu imposable.
  2. Réductions et crédits : privilégier les dépenses utiles (don, emploi à domicile, garde d’enfant) plutôt que l’optimisation pure.
  3. Immobilier : comparer micro-foncier et réel, les charges au réel peuvent réduire le revenu foncier taxable.
  4. Revenu exceptionnel : vérifier l’éligibilité au système du quotient pour lisser l’impact d’un revenu exceptionnel sur une seule année.

Pour rester robuste, le raisonnement doit suivre un calendrier et une logique patrimoniale : c’est l’esprit de la loi de finances, pas une course au taux le plus bas. Dans cette logique patrimoniale, l’objectif n’est pas seulement de réduire l’impôt, mais aussi d’obtenir des rendements mensuels cohérents avec la trésorerie du foyer, une fois les prélèvements intégrés.

L’impact des charges déductibles et de la CSG sur le calcul final

Les charges déductibles du revenu global réduisent mécaniquement la base soumise au barème : c’est souvent moins “spectaculaire” qu’un dispositif, mais très efficace quand la tranche est proche d’un seuil. Selon la nature des dépenses, cela peut passer par l’épargne retraite (dans les limites prévues), certaines pensions alimentaires ou des déficits reportables.

Autre point à connaître : sur des revenus du patrimoine imposés au barème, une fraction de CSG est déductible à hauteur de 6,8 % et vient réduire le revenu imposable de l’année suivante. Ce mécanisme ne produit pas le même effet si les revenus sont soumis au prélèvement forfaitaire. L’objectif est donc de sécuriser le calcul de son impôt avant d’actionner des leviers plus engageants.

FAQ Calcul TMI : Tout ce qu’il faut savoir en 2026

Cette FAQ répond aux questions qui reviennent quand le TMI “surprend” : où le lire, comment l’anticiper et pourquoi il ne correspond pas toujours au taux prélevé chaque mois. L’objectif est de relier le chiffre à une situation fiscale réelle, puis de retrouver des repères simples.

Où trouver son TMI sur son avis d'imposition 2026 ?

Sur l’avis d’imposition, le TMI apparaît dans les encadrés récapitulatifs, sous l’intitulé “taux marginal d’imposition”. Il se trouve généralement près du revenu net imposable, car il dépend de la tranche atteinte. Si la mention n’est pas visible, repartir du revenu net imposable et du nombre de parts, puis retrouver la tranche via le barème progressif, permet de le reconstituer et de vérifier la cohérence avec l’avis. Ces repères sont expliqués sur le service public.

Est-ce qu'une augmentation de salaire peut faire perdre de l'argent ?

Non : avec un barème progressif, seuls les euros au-dessus du seuil sont taxés plus fortement. Le reste continue d’être imposé aux taux des tranches inférieures. Ainsi, même en changeant de tranche, le gain net reste positif : il peut simplement être moins élevé que le brut supplémentaire. Dans l’exemple, un revenu imposable de 60 000 € ne met que 7 501 € dans la tranche à 41 %, tout le reste restant en dessous. Cette logique de tranche de revenu évite l’effet “piège” souvent redouté.

Comment calculer le TMI avec des revenus fonciers ?

Le revenu foncier net s’ajoute aux autres revenus pour former le revenu net imposable, puis ce total est réparti par parts pour identifier la tranche. Il faut d’abord choisir le bon régime : micro-foncier (abattement) ou réel (charges), car ce choix peut suffire à faire basculer de tranche quand le foyer est proche d’un seuil. Enfin, si les revenus du patrimoine sont imposés au barème, une fraction de CSG (6,8 %) est déductible l’année suivante, ce qui peut réduire le revenu imposable. Cela s’apprécie au niveau de la part de quotient familial.

Pourquoi le taux de prélèvement à la source est-il différent du TMI ?

Le prélèvement à la source applique un taux “moyen” pour payer l’impôt au fil de l’année, calculé à partir de la dernière déclaration connue et ajustable si revenus ou situation changent. Le TMI, lui, est un taux de barème appliqué uniquement à la dernière tranche. Le taux de prélèvement peut donc être plus bas ou plus haut que le TMI, notamment si des revenus exceptionnels existaient l’année précédente ou si la situation a changé en cours d’année. C’est normal que le prélèvement à la source et le TMI divergent.

Quel est le TMI maximum en France ?

Le taux marginal maximal du barème de l’impôt sur le revenu est de 45 %. Il s’applique lorsque le revenu par part dépasse le seuil de la tranche supérieure. Cela ne signifie pas que tout le revenu est imposé à 45 % : seule la fraction située dans la tranche concernée l’est, le reste étant taxé aux taux inférieurs. Autrement dit, la dernière tranche porte sur une partie du revenu, pas sur l’ensemble.

Comment estimer son TMI en cas de changement de situation (Mariage, PACS) ?

Après mariage ou PACS, le foyer est en principe imposé en commun, ce qui modifie le quotient familial et donc la tranche “par part”. Pour estimer le TMI, additionner les revenus des deux conjoints, appliquer les parts du foyer, puis lire la tranche correspondante. Lorsque les revenus sont déséquilibrés, la répartition par parts peut réduire le taux marginal du ménage, mais ce n’est pas automatique : il faut comparer le résultat global. Le point clé est l’effet de l’imposition commune sur la tranche atteinte.

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Auteur
Kévin Gouraud
Rédacteur Financer
Kévin Gouraud est rédacteur financier chez Online Asset, spécialisé en investissement, optimisation fiscale et gestion de patrimoine. Diplômé en économie (Toulouse Capitole) et en droit des affaires (Montréal), il publie des analyses sourcées et actionnables pour aider les épargnants à décider en confiance.
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20/09/2025
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Rédigé par
Kévin Gouraud